Lazlo Viktor ; Fargues Charles-Henri ; Alie-Monthi
MAGELLAN ET CIE
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EAN :9782350748092
Située au centre de l'arc volcanique des Petites Antilles entre la Dominique et Sainte-Lucie, la Martinique a été l'un des creusets les plus féconds du renouvellement, du ressourcement même, de la langue française. Sous l'impulsion d'Aimé Césaire (1913-2008), un des chantres de la négritude, puis d'Edouard Glissant (1928-2011), visionnaire de la créolisation du monde, cette terre d'écrivains et de poètes, de révolutions littéraires et intellectuelles, a connu au siècle dernier un rayonnement mondial. Les nouvelles ici recueillies s'inscrivent dans ce sillage. L'histoire, avec tous ses soubresauts, y est fortement présente, qu'elle soit contemporaine ou plus lointaine. Toujours en filigrane avec parfois les sonorités de la langue créole, on y évoque les relations avec la métropole, l'exil, le métissage, l'esclavage... Si les douleurs du passé se font encore sentir, la vie, la force des liens familiaux, même mis à l'épreuve, reprennent toujours le dessus. Et la géographie, la profusion de la nature qu'il faut défendre face à toutes les agressions qu'elle subit et la richesse des traditions culinaires de cette île au charme fou font partie du quotidien ; elles sont le quotidien même. Edouard Glissant avait écrit : "Si tu n'aimes pas ton pays, personne ne l'aimera pour toi." Ces six nouvelles, chacune à sa manière, sont autant de déclarations d'amour à la Martinique.
Nombre de pages
158
Date de parution
16/06/2025
Poids
300g
Plus d'informations
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EAN
9782350748092
Titre
Nouvelles de martinique
Auteur
Lazlo Viktor ; Fargues Charles-Henri ; Alie-Monthi
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
20250616
Nombre de pages
158,00 €
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Qui était vraiment Alma Sol, cette beauté caraïbe devenue une star de la chanson ? Pourquoi a-t-elle disparu du jour au lendemain ? Sensuelle et mystérieuse, dangereuse et vulnérable, elle exerçait une étrange fascination sur les hommes comme sur les femmes. Aurèle, Diane et Damien, qui prétendent l'avoir aimée, ne peuvent se résoudre à l'oublier.
Ida attend son procès. Dans une sorte d'amnésie cotonneuse, elle s'essaie à dénouer les fils qui l'ont menée jusqu à cette chambre d'hôpital psychiatrique. Elle comprend peu à peu qu'elle a commis l'irréparable.Mais au fond qui est-elle? A qui s'adresse-t-elle continuellement? Qui est Adrien? Est-il son amant, est-elle sa victime, l'a-t-il manipulée et brisée? Quelle relation entretenait-elle avec son fils Alexandre, qu'elle couvait d un amour exclusif...Ida délie pour nous le long ruban des hommes de sa vie. Elle ausculte le mécanisme de la dépendance amoureuse dans laquelle elle a sombré jusqu'à perpétrer le plus terrifiant des actes...
Un visage de femme photographié de trois quart, étiré vers l'avant, le menton légèrement relevé qui cherche la lumière, un beau visage brun, aux yeux indiens, une chevelure défrisée, domptée dans une queue de cheval accrochée au sommet du crâne et un prénom d'homme et un nom qui promet du bon temps. Billie Holiday." Sarah a dix-huit ans lorsque Billie Holiday lui apparaît pour la première fois. Aussi douce et dévastatrice que l'héroïne qu'elle s'injecte dans les veines, aussi déchirante que ce timbre de voix qu'elle lui devine sans l'avoir jamais entendu. Car entre la jeune femme et la chanteuse de légende, il y a l'évidence d'un secret, le triste secret d'une enfance qui n'a pas fini de saigner. S'inspirant librement de la vie fulgurante de Billie Holiday, la chanteuse et écrivain Viktor Lazlo tisse un roman subtil et mélancolique où se mêlent des voix et des vies de femmes, destins marqués par le désamour et la solitude.
Présentation de l'éditeur Alma Sol, star de la chanson originaire des Caraïbes, est portée disparue mais personne ne semble la rechercher. Trois narrateurs, qui tous furent amoureux delle, retracent leur rencontre, leur histoire, leurs amours singulières avec cette femme aussi séduisante quinsaisissable : Aurèle son ami denfance qui laime depuis toujours ; Diane et Damien, riches planteurs aux Caraïbes dont elle fut tour à tour la maîtresse. Trois voix pour tenter dapprocher le mystère dAlma.
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Au XIXee siècle, étudier à l'université revient surtout à "faire son droit", du moins si l'on en croit les romanciers qui montrent des étudiants peu motivés et dont l'existence est cependant lourdement déterminée par ces années de "formation". Hector Malot fut lui-même un de ces étudiants et, s'il abandonna très vite la carrière juridique, il ne délaissa jamais la question du droit, qu'il pose de multiples manières, et sut défendre au mieux ses intérêts, dès lors que son bon droit était assuré. Tout d'abord, ses héros témoignent d'une probité sans faille et d'une honnêteté qui frise quelquefois la déraison : plutôt mourir que dérober une miette de pain, tel est le principe moral de Rémi, dans Sans famille. Ensuite, et surtout, le romancier ne cesse de développer des situations où la justice entre en scène, pour le meilleur comme pour le pire. Ce volume s'attache à décrire la façon dont l'auteur campe le monde de la justice, pose des problèmes de société, mais tente de repérer comment il fait jouer ensemble droit et littérature, comment fiction et procès peuvent parfois se confondre. On y prend donc au sérieux le caractère d'utilité qu'Hector Malot a voulu donner à la littérature, loin d'un art qui ne s'intéresserait qu'à lui-même. C'est ainsi l'occasion de réfléchir à ce modèle de roman, devenu presque impossible, voire exotique. Cette publication est portée par l'Association des Amis d'Hector Malot.
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.