L'Aleph-Ba-Ta se réfère bien entendu aux premières lettres de l'alphabet arabe mais en langue afare l'expression signifie "connaissances élémentaires" ou "b-a-ba". Ce roman initiatique est un récit dans lequel l'auteur raconte son enfance à Tadjoura (Djibouti). Le héros, Orbiss, est aux prises avec les premières règles de la vie, tandis que la ville de Tadjoura, dont la magnificence et le passé ont marqué l'histoire de la région, sert d'arrière-plan. Plus qu'une histoire anecdotique, sont mises ici en exergue les moeurs, les pratiques culturelles et les valeurs sociales d'une société nomade dominée par l'Islam. Au fil du récit, l'enfant fait l'apprentissage de la vie, tout en étant balloté entre la discipline féroce de l'école coranique et celle de la famille. Alors que le père, un homme pieux, s'adonne entièrement â l'exégèse du Coran, la mère veille sur les enfants, notamment sur leur santé grâce à des thérapeutiques originales.
Nombre de pages
198
Date de parution
03/05/2000
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738463968
Titre
L'aleph-Ba-Ta. Récits de Tadjoura
ISBN
2738463967
Auteur
Ali Mohamed
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20000503
Nombre de pages
198,00 €
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Toibibou Ali Mohamed est doctorant en histoire à l'Université Paris Diderot (Paris VII). Il prépare une thèse sur Ahmad Qamardine, intellectuel de la Grande-Comore, savant en sciences religieuses et fonctionnaire colonial à Madagascar entre 1921 et 1960.
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Y avait-il place pour la figure de l'intellectuel dans une société telle que celle des Comores de la période coloniale ? Ce livre analyse le parcours d'intellectuel et de fonctionnaire colonial, aux Comores et à Madagascar, d'Ahmad Qamar al-Dîn. Sa position de lettré, de journaliste et de gouverneur indigène lui a permis de prendre part aux principaux débats politiques, intellectuels qui agiraient la colonie. Il suscita une prise de conscience collective sur l'identité nationale, le patriotisme et l'accès à l'indépendance.
Saïd Ali Mohamed est entré en politique en 1967. À partir de son propre parcours politique, il entraîne le lecteur dans les dédales et chausse-trappes de l'Histoire. Avec clarté et pédagogie, il évoque ce qui a été fait, ce qui n'a pas été fait, ce qui aurait dû être fait, et ce qui reste à faire aux Comores. Invoquant le « bon sens » et la « lucidité », il évoque les nécessités et les urgences. Face aux carences de l'État et de la nation aux Comores, il privilégie le réalisme, la simplicité et l'efficacité par la probité, le civisme, l'intérêt national, la compétence, l'unité nationale, la bonne gouvernance et l'intégrité territoriale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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