Cet ouvrage collectif de la collection "Chemins Croisés" propose de partir des objets de la migration pour appréhender la condition des sujets en exil. Tour à tour vestiges, déchets ou reliques, rares ou courants, les objets rapportent la pluralité des lieux, des frontières aux campements, des espaces de soin psychique aux scènes littéraires et visuelles, de la maison au musée. A l'inverse, l'expérience de la migration transforme les objets, leurs fonctions et usages techniques et sociaux. Selon les situations, un rasoir ne sert plus à raser, un saz est bien plus qu'un instrument de musique, une peluche est autre chose qu'un jouet. Les objets mettent ainsi au jour les savoir-faire et savoir-être des exilés tout autant qu'ils rapportent les violences politiques et servent d'ancrages mémoriels. Hors de l'expérience des sujets, certains deviennent emblématiques des représentations des phénomènes migratoires, à l'instar du gilet de sauvetage, plus symbole de mort que de vie. C'est précisément l'objet de ces contributions multidisciplinaires que d'interroger l'existence d'une culture matérielle de la migration et dans la durée d'une langue matérielle de l'exil, de montrer en quoi l'objet fait trace et comment il fait place au sujet.
Résumé : Ce livre nous fait voyager vers des textes littéraires, des récits personnels d'exil et des interrogations sur l'exode dans la vague des migrations du monde contemporain à l?échelle du globe. La question qui se pose est celle de la définition de l'écriture migrante, définition nécessairement mouvante selon que l'on s'intéresse aux artistes qui choisissent la problématique de l'exil pour mettre en scène un questionnement identitaire ontologique ou à ceux qui, ayant eux-mêmes subi ou choisi l'exil, transforment leur propre exil en un exercice d'espoir dans un double mouvement mnémonique et didactique. Qu'il s'agisse d'une littérature de migrants ou sur les migrants, d'exils politiques ou d'exils imaginaires, l'esthétique de la migrance se construit dans la fracture et dans la perte pour réaffirmer le droit à la vie à travers une nouvelle éducation du regard : celui du sujet sur lui-même et sur l'autre, celui de l'autre sur l'étranger. Dès lors l'exil ne saurait se concevoir simplement comme une expérience purement physique et accidentelle, mais devient la condition même de notre véritable relation à autrui, bouleversant les frontières commodes entre le dedans et le dehors, faisant de tout un chacun tour à tour " un étant qui chemine dans ce qu'il sait ou perçoit du monde " et dont les histoires se donnent à lire comme une " présence au monde [qui] déclenche une mise en mouvement, un obligé d'itinérance, un potentiel d'errance ".
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Comment aurait-on pu sauver 100 000 nouveau-nés de mort subite du nourrisson ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. La crise du COVID-19 a dévoilé la " cuisine " interne de la science, mais qui a vraiment pris le temps de vous l'expliquer en détail ? Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Résumé : Dans le prolongement des trois précédents ouvrages dédiés au Livre : Le Livre et ses espaces (2007), L'Esthétique du livre (2010), Le Livre au corps (2012), ce quatrième et nouvel opus aborde cette fois le thème des temps du livre. L'ouvrage traite des rapports entre le temps et le livre, le temps et la lecture et s'articule autour de quatre types de temporalités : philosophique, littéraire, numérique et artistique, associées au livre, induites ou générées par ce dernier. Aux temps du livre répond l'espace du livre, un espace irréductible (la forme du livre) enserrant un temps, du temps, mais un espace poreux d'où s?échappent et s?épanouissent des temps multiples (celui de l'histoire, de a mémoire.). Le temps serait l'extériorisation de l'espace intérieur du livre. Si, selon Mallarmé, " le monde existe pour aboutir à un livre ", le livre ne serait-il pas cette forme vivante de concentration et de dilatation ultime du temps ...
Résumé : Ce livre nous fait voyager vers des textes littéraires, des récits personnels d'exil et des interrogations sur l'exode dans la vague des migrations du monde contemporain à l?échelle du globe. La question qui se pose est celle de la définition de l'écriture migrante, définition nécessairement mouvante selon que l'on s'intéresse aux artistes qui choisissent la problématique de l'exil pour mettre en scène un questionnement identitaire ontologique ou à ceux qui, ayant eux-mêmes subi ou choisi l'exil, transforment leur propre exil en un exercice d'espoir dans un double mouvement mnémonique et didactique. Qu'il s'agisse d'une littérature de migrants ou sur les migrants, d'exils politiques ou d'exils imaginaires, l'esthétique de la migrance se construit dans la fracture et dans la perte pour réaffirmer le droit à la vie à travers une nouvelle éducation du regard : celui du sujet sur lui-même et sur l'autre, celui de l'autre sur l'étranger. Dès lors l'exil ne saurait se concevoir simplement comme une expérience purement physique et accidentelle, mais devient la condition même de notre véritable relation à autrui, bouleversant les frontières commodes entre le dedans et le dehors, faisant de tout un chacun tour à tour " un étant qui chemine dans ce qu'il sait ou perçoit du monde " et dont les histoires se donnent à lire comme une " présence au monde [qui] déclenche une mise en mouvement, un obligé d'itinérance, un potentiel d'errance ".