Le magma et l'horizon. Essai sur La Route des Flandres de Claude Simon
Alexandre Didier
KLINCKSIECK
24,90 €
Epuisé
EAN :9782252031742
Comment savoir ? se demande Georges au terme du parcours labyrinthique qu'il accomplit dans sa mmoire et sur la routes des Flandres ? Comment savoir, se demande aussi le lecteur, sduit et envot, sduit et du par un texte qui laisse sans rponse les enqutes menes par Georges, sur les amours adultres et sur le dsir, sur son parcours dans les Flandres et sur la guerre, sur son vcu et sur l'existence ? Pour apporter des lments de rponse ces questions, quatre chemins sont tracs, qui se recoupent et se superposent parfois. Ces ttonnements ne sont pas une errance : ils examinent tour tour la gense mmorielle, sensorielle et matrielle du roman (Chapitre I), son organisation narrative et son pouvoir dceptif de rsistance au lecteur avide de cohrence et aux instruments narratologiques ordinairement sollicits (Chapitre II), sa potique et son esthtique, leurs relations complexes au Nouveau Roman, le rejet de modles de rcits traditionnellement reconnus qu'elles commandent, leurs liens des esthtiques contemporaines (Chapitre III), enfin la thmatique qui s'y dploie, indissociable d'une ontologie et d'une mditation sur l'criture (Chapitre IV). Ni la lecture phnomnologique, ni la lecture formelle n'est privilgie : dans la sensation et l'motion s'origine la forme de La Route des Flandres.
Nombre de pages
256
Date de parution
01/12/1997
Poids
330g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782252031742
Titre
Le magma et l'horizon. Essai sur La Route des Flandres de Claude Simon
Auteur
Alexandre Didier
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
145
Poids
330
Date de parution
19971201
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Comment et pourquoi le « fait historique » devient-il « fait fabuleux » ... Les études proposées dans ce recueil esquissent des réponses à ces questions, ou peut-être soulèvent de nouveaux questionnements, sur les deux recueils de René Char, Fureur et mystère et les Matinaux, que leur période de composition ? avant et après 1945 ? devrait séparer, mais que rapprochent l'interrogation du mystère de la poésie et l'exigence éthique, la réflexion sur la place du poète et la prise en compte de l'humain, la fascination pour une expérience singulière suivie pas à pas par l'écriture et le souci de rester proche de l'autre sans se livrer à lui.
A une période de crise personnelle, spirituelle et intellectuelle, de 1900 à 1904, Claudel compose son Art poétique. Cet effort de théorisation est le fruit d'un dialogue philosophique et poétique entrepris par un poète désireux de comprendre où il est, où il en est et qui il est. Claudel confronte en sa théorie de la connaissance / connaissance le thomisme et le matérialisme contemporains, le spiritualisme et le positivisme contemporain pour formuler une poétique "absolument moderne". Elevant toute expérience du monde au rang d'expérience poétique, il fait de l'émotion et du langage du poète la voie de la connaissance suprême. La métaphore et l'analogie relèguent au second plan les instruments logiques des sciences exactes et humaines. C'est ce dialogue incessant avec les philosophes, d'Aristote, Thomas d'Aquin à Taine, Kant et Schopenhauer, et avec les écrivains contemporains, tout particulièrement Mallarmé, qui est exploré au fil de l'oeuvre, le premier théâtre (L'Arbre), Connaissance de l'Est, et l'Art poétique.
Dans sa longue diachronie, malgré sa diversité générique, puisqu'elle est faite de drames, d'essais, de poèmes lyrique et/ou épiques, de commentaires dont les sujets sont multiples, oeuvres littéraires, ou picturales, ou sculpturales, ou musicales, objets ou expériences réels (corps humain, voyages, paysages, ...), textes bibliques, l'oeuvre claudélienne, distribuée autour de l'Art poétique (1900-1905) considéré comme le texte séminal, fondateur d'une écriture et d'une pratique de la lecture, possède une profonde unité. Cinq notions dominent la pensée claudélienne, Dieu, la différence, le manque, le dehors, l'invention de soi. Originellement puisées dans la Physique et la Métaphysique d'Aristote, et dans la Somme théologique de Thomas d'Aquin, confrontées aux philosophies matérialistes de la fin du XIXe siècle et aux poétiques qu'elles inspirent, ces cinq notions s'accomplissent dans une pensée de la matière, une physique du mouvement, une poétique (Art poétique), une écriture poétique (Cinq Grandes Odes), tendue entre deux tonalités, l'épique et le lyrique, et une écriture exégétique (Le Poëte et la Bible).
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.