GENESE DE LA POETIQUE DE PAUL CLAUDEL. COMME LE GRAIN HORS DU FURIEUX BLUTOIR.
ALEXANDRE DIDIER
CHAMPION
108,00 €
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EAN :9782745304933
A une période de crise personnelle, spirituelle et intellectuelle, de 1900 à 1904, Claudel compose son Art poétique. Cet effort de théorisation est le fruit d'un dialogue philosophique et poétique entrepris par un poète désireux de comprendre où il est, où il en est et qui il est. Claudel confronte en sa théorie de la connaissance / connaissance le thomisme et le matérialisme contemporains, le spiritualisme et le positivisme contemporain pour formuler une poétique "absolument moderne". Elevant toute expérience du monde au rang d'expérience poétique, il fait de l'émotion et du langage du poète la voie de la connaissance suprême. La métaphore et l'analogie relèguent au second plan les instruments logiques des sciences exactes et humaines. C'est ce dialogue incessant avec les philosophes, d'Aristote, Thomas d'Aquin à Taine, Kant et Schopenhauer, et avec les écrivains contemporains, tout particulièrement Mallarmé, qui est exploré au fil de l'oeuvre, le premier théâtre (L'Arbre), Connaissance de l'Est, et l'Art poétique.
Date de parution
01/01/2001
Poids
1 030g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745304933
Titre
GENESE DE LA POETIQUE DE PAUL CLAUDEL. COMME LE GRAIN HORS DU FURIEUX BLUTOIR.
ISBN
2745304933
Auteur
ALEXANDRE DIDIER
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
1030
Date de parution
20010101
Disponibilité
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Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Comment et pourquoi le « fait historique » devient-il « fait fabuleux » ... Les études proposées dans ce recueil esquissent des réponses à ces questions, ou peut-être soulèvent de nouveaux questionnements, sur les deux recueils de René Char, Fureur et mystère et les Matinaux, que leur période de composition ? avant et après 1945 ? devrait séparer, mais que rapprochent l'interrogation du mystère de la poésie et l'exigence éthique, la réflexion sur la place du poète et la prise en compte de l'humain, la fascination pour une expérience singulière suivie pas à pas par l'écriture et le souci de rester proche de l'autre sans se livrer à lui.
Comment savoir ? se demande Georges au terme du parcours labyrinthique qu'il accomplit dans sa mmoire et sur la routes des Flandres ? Comment savoir, se demande aussi le lecteur, sduit et envot, sduit et du par un texte qui laisse sans rponse les enqutes menes par Georges, sur les amours adultres et sur le dsir, sur son parcours dans les Flandres et sur la guerre, sur son vcu et sur l'existence ? Pour apporter des lments de rponse ces questions, quatre chemins sont tracs, qui se recoupent et se superposent parfois. Ces ttonnements ne sont pas une errance : ils examinent tour tour la gense mmorielle, sensorielle et matrielle du roman (Chapitre I), son organisation narrative et son pouvoir dceptif de rsistance au lecteur avide de cohrence et aux instruments narratologiques ordinairement sollicits (Chapitre II), sa potique et son esthtique, leurs relations complexes au Nouveau Roman, le rejet de modles de rcits traditionnellement reconnus qu'elles commandent, leurs liens des esthtiques contemporaines (Chapitre III), enfin la thmatique qui s'y dploie, indissociable d'une ontologie et d'une mditation sur l'criture (Chapitre IV). Ni la lecture phnomnologique, ni la lecture formelle n'est privilgie : dans la sensation et l'motion s'origine la forme de La Route des Flandres.
Dans sa longue diachronie, malgré sa diversité générique, puisqu'elle est faite de drames, d'essais, de poèmes lyrique et/ou épiques, de commentaires dont les sujets sont multiples, oeuvres littéraires, ou picturales, ou sculpturales, ou musicales, objets ou expériences réels (corps humain, voyages, paysages, ...), textes bibliques, l'oeuvre claudélienne, distribuée autour de l'Art poétique (1900-1905) considéré comme le texte séminal, fondateur d'une écriture et d'une pratique de la lecture, possède une profonde unité. Cinq notions dominent la pensée claudélienne, Dieu, la différence, le manque, le dehors, l'invention de soi. Originellement puisées dans la Physique et la Métaphysique d'Aristote, et dans la Somme théologique de Thomas d'Aquin, confrontées aux philosophies matérialistes de la fin du XIXe siècle et aux poétiques qu'elles inspirent, ces cinq notions s'accomplissent dans une pensée de la matière, une physique du mouvement, une poétique (Art poétique), une écriture poétique (Cinq Grandes Odes), tendue entre deux tonalités, l'épique et le lyrique, et une écriture exégétique (Le Poëte et la Bible).