De même que le pressoir de vigne transforme la grappe en vin, de même le bois de la Croix a broyé le corps du Christ pour en faire jaillir son sang, vin de la Nouvelle Alliance et breuvage d'éternité. Née de la rencontre entre la figuration de la Fontaine de vie et certains versets d'Isaïe annonçant l'Homme de douleurs, l'image du Pressoir mystique fait voir le Christ pressé tel une grappe. Apparue au XIIe siècle, cette image connut une faveur exceptionnelle à la fin du Moyen Âge, dans l'ensemble du continent européen, et plus tard au-delà : miniatures, fresques, tableaux, gravures, vitraux, sculptures, céramiques, on la découvre présente dans toutes les formes d'art, même en littérature. D'abord image de dévotion, expression privilégiée de la vénération pour le Christ souffrant et le Saint Sang, sa carrière évolue aux XVIe et XVIIe siècles : aux temps des guerres de religion, l'usage catholique en fait une arme théologique contre les protestants et la charge d'afficher la doctrine de la transsubstantiation. Quelque peu délaissée au XVIIIe siècle, elle survivra cependant à travers l'imagerie d'Épinal, pour renaître au XXe siècle, en d'imprévisibles résurgences, notamment dans les pays ravagés par les guerres. À l'occasion de la restauration d'un Pressoir mystique du XVIe siècle conservé à l'église de Recloses (Seine-et-Marne), le colloque international dont voici les Actes a rassemblé, à l'initiative de Danièle Alexandre-Bidon, une vingtaine de spécialistes en histoire de l'art et en histoire de la spiritualité. L'ensemble de leurs contributions, unique en son genre, reconstitue le destin de cette image et montre comment, du Christ foulant, debout, en vainqueur de la mort, au Christ écrasé sous la barre du pressoir, ployé, titubant, à genoux puis couché de tout son long, les images témoignent des sensibilités particulières de chaque siècle à ce symbole de la rédemption.
Date de parution
19/06/1990
Poids
701g
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EAN
9782204041249
Titre
PRESSOIR MYSTIQUE
Auteur
Alexandre-Bidon Danièle
Editeur
CERF
Largeur
0
Poids
701
Date de parution
19900619
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A partir de l'analyse de sépultures, de testaments et d'inventaires après décès, de livres d'heures et de prières, et de la littérature romanesque, étude sur les relations des vivants à la mort, à l'époque médiévale: la conception de la mort, les rites funéraires, les métiers liés à la mort, l'organisation des cimetières, etc.
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L'hygiène existe-t-elle au Moyen Âge ? Ce livre entend revisiter cette question controversée au prisme des sources écrites, des images et de l'archéologie. Où et comment se lavait-on ? Tenait-on propre son domicile ? Les villes étaient-elles vraiment aussi sales et malodorantes qu'on l'a dit ? Quand les autorités prirent-elles conscience des enjeux liés à l'hygiène urbaine ? Comment assuraient-elles la sécurité sanitaire en matière alimentaire et pharmaceutique ? Comment faisait-on face à la pollution industrielle ... On a longtemps affirmé que le Moyen Âge était sale. Mais n'a-t-on pas noirci le tableau ? Il importait de revisiter le sujet pour réhabiliter, au moins en partie, une société où l'Église, contrairement à ce qu'a prétendu Michelet, a promu la propreté comme un signe de pureté, où les médecins estimaient que l'hygiène corporelle jouait un rôle dans la préservation de la santé et où les autorités, déjà soucieuses de santé publique, ont cherché par l'hygiène à assurer la survie de populations régulièrement mises en danger par la pollution et par les pandémies.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
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