Pendant des décennies l'enfant du Moyen Age resta éloigné des préoccupations des historiens. On allait répétant que les sources étaient muettes à son sujet ou ne donnaient de lui que des représentations déformées. L'enfant n'aurait été rien d'autre qu'un adulte en réduction, un être en soi sans intérêt, et la civilisation médiévale serait demeurée étrangère à l'idée même d'éducation. Pourtant, à l'étranger d'abord puis récemment en France, l'étude de l'enfance au Moyen Age a permis de reconsidérer en profondeur cette vision des choses. Première synthèse écrite en français à l'occasion d'une exposition, organisée par la Bibliothèque nationale de France, cet ouvrage voudrait cerner de la manière la plus rigoureuse l'histoire de l'enfant occidental entre le VIIe siècle et la fin du XVe siècle. Après avoir évoqué, les débats souvent passionnés qui ont eu notamment pour thèmes la définition même de l'enfance et les principes de son éducation, les auteurs présentent l'enfant médiéval dans sa famille, avant et au moment de sa naissance, entouré des soins de sa mère et de sa nourrice ; puis viennent ses années d'apprentissage à l'intérieur du cercle familial et au sein de l'école monastique ou urbaine. Suivront les travaux aux champs ou à la ville et les obligations de la vie quotidienne au service d'un seigneur. Sont aussi pris en compte l'enfance malheureuse et les remèdes que l'époque tenta de lui apporter, l'éducation religieuse, et le rôle de l'enfant dans la liturgie. Le texte des auteurs est accompagné et prolongé par iconographie particulièrement brillante, puisée à des sources internationales. A n'en point douter, cet ouvrage réussit à montrer, par la rencontre de l'histoire et de l'art, que l'enfant au Moyen Age n'est plus un inconnu.
Nombre de pages
219
Date de parution
26/10/1994
Poids
1 401g
Largeur
271mm
Plus d'informations
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EAN
9782020195058
Titre
L'enfance au Moyen Age
ISBN
2020195054
Auteur
Alexandre-Bidon Danièle ; Riché Pierre
Editeur
SEUIL
Largeur
271
Poids
1401
Date de parution
19941026
Nombre de pages
219,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
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