Voici un auteur, André Alciat (1492-1550), juriste fondateur du droit humaniste, assez heureux pour produire en ses heures de loisir ce qu'on appelle aujourd'hui un best-seller, mieux : pour être l'inventeur d'un genre, l'emblème, héritier de l'hiéroglyphe et frère de la moderne devise. Voici une oeuvre de divertissement qui, tel le cristal de Vigny, condense dans une forme brève, l'épigramme, une sagesse et un savoir philologique et archéologique que mettront à jour les grands commentaires érudits ; un mot-titre qui, de terminus technicus emprunté à la mosaïque et à l'orfèvrerie antique, en vient à caractériser une catégorie particulière d'objets de librairie associant texte et image, avant de s'élargir à désigner une des grandes formes de pensée générale ; un genre qui, ayant connu une immense vogue pendant trois siècles, fut abandonné ensuite aux bibliophiles, mais qui resurgit, bénéficiant du climat créé par le livre phare de Mario Praz et les travaux du Warburg Institute, suscitant la création d'une société internationale et de revues spécialisées, et entraînant une floraison de colloques et d'enquêtes savantes, sans que le public dispose seulement d'une édition commode du texte fondateur : à combler très provisoirement cette lacune répond la présente publication, qui présente les Emblèmes d'Alciat dans sa version plenior, accompagnée d'une traduction poétique inédite, la première en français moderne, et d'un appareil de notes axé principalement sur l'exploration des sources.
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Nombre de pages
304
Date de parution
13/04/2016
Poids
750g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782251445755
Titre
Les emblèmes/emblemata
Auteur
Alciat Andre
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
225
Poids
750
Date de parution
20160413
Nombre de pages
304,00 €
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Le but de cet ouvrage n'est pas d'exposer une nouvelle fois l'histoire de la philosophie puisque le nombre même des ouvrages de cette sorte montre qu'ils n'apportent souvent rien d'autre que ce que l'on sait déjà. Notre but est le suivant : comprendre mieux et plus profondément les thèses des philosophes en entretenant un triple dialogue, un dialogue avec les philosophes et leur époque, un dialogue entre philosophes et un dialogue avec soi-même. Apprendre et raisonner semblent suffire en théorie, mais cela ne donne jamais rien de nouveau. L'effort est plus grand et plus exigeant et suppose de penser et résonner. Cet effort est essentiel pour l'apprentissage et l'étude de la philosophie, et nécessaire pour prétendre véritablement philosopher. Ainsi, pour chaque auteur et chaque époque ou courant, sont présentés : - le contexte et les influences qui permettent d'éclairer et d'approfondir les thèses - Les oeuvres et les notions essentielles - Une notion approfondie au travers d'un texte commenté - Une résonance contemporaine. Pour satisfaire au mieux ces exigences, et par cela même en espérer le plus grand bénéfice, nous avons écrit ce livre à deux voix et à quatre mains, au service d'une passion commune. Pour chaque philosophe, nous avons discuté (au premier sens du terme qui désigne l'échange d'arguments et l'examen critique) de nos lectures et de nos interprétations. Seul, il est souvent difficile d'échapper à ses propres croyances et interprétations. Mais à deux, le dialogue, en son sens étymologique, est toujours possible car toujours vivant. A deux, il devient possible d'interroger ce que l'on croit au travers de ce que croit l'autre ; et la philosophie devient plus claire et plus féconde. Par probité, plus encore que par nécessité, écrire sur l'histoire de la philosophie est une entreprise philologique au sens où la définit Nietzsche : "J'entends ici par philologie, dans un sens très général, l'art de bien lire, - de savoir distinguer les faits, sans les fausser par des interprétations, sans perdre, dans le désir de comprendre, la précaution, la patience et la finesse. La philologie comme ephexis dans l'interprétation". L'ephexis, et la probité qui l'accompagne, sont la condition et l'effet de tout dialogue véritable avec ou sur les textes. Ainsi, nous avons lutté ensemble contre les interprétations toute faites, contre la paresse des récitations qui se font passer pour savoirs, contre les croyances qui se substituent aux pensées. Nous vous invitons à le faire à votre tour en ouvrant ce livre.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.