Le Traité du flux. Tractatus de fluxu causatorum a causa prima et causarum ordine
ALBERT LE GRAND
BELLES LETTRES
43,00 €
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EAN :9782251183145
Cette étude concerne un langage de la procession et de la création trop longtemps oublié dans le contexte de la réception du néoplatonisme, de l'aristotélisme et de leurs commentateurs arabes au XIIIe siècle chez les Latins : celui du concept de fluxus, que l'on peut traduire littéralement par écoulement, chez Albert le Grand (1200-1280). Dans ce traité issu du Commentaire du Liber de Causis Albert cherche à concilier deux modes de création du monde a priori inconciliables : l'un, néoplatonicien fait appel à la notion de procession ou d'émanation ; l'autre, chrétien, fait appel à la creatio ex nihilo. Dans le premier cas, le monde serait conçu comme un simple prolongement du Principe duquel il émane : il n'y aurait aucune distinction de nature entre le Premier Principe et le Monde, tout au plus une graduation du seul et unique être. Dans le second cas, le monde serait radicalement et ontologiquement séparé de son Créateur puisque créé à partir de rien : il y aurait ainsi un fossé ontologique irrémédiable entre la Création et son Créateur. Tout l'enjeu du concept albertinien de fluxus résidera en une tentative de réconciliation entre ces deux conceptions de la création : le flux est une synthèse originale entre procession néoplatonicienne et création chrétienne cherchant à dépasser les antagonismes de ces deux conceptions. Eminemment spéculatif et métaphysique, Le traité du flux n'en demeure pas moins un traité polémique incarné dans des controverses contemporaines au Doctor Universalis. En ligne de mire : les panthéismes matérialistes et formalistes de David de Dinant et d'Amaury de Bène, ainsi que ses disciples qu'Albert croit voir dans le mouvement du Libre Esprit, enfin l'averroïsme latin enseigné par les Maîtres artiens de l'Université de Paris.
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Nombre de pages
315
Date de parution
09/07/2013
Poids
475g
Largeur
135mm
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EAN
9782251183145
Titre
Le Traité du flux. Tractatus de fluxu causatorum a causa prima et causarum ordine
Auteur
ALBERT LE GRAND
Editeur
BELLES LETTRES
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135
Poids
475
Date de parution
20130709
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315,00 €
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Le Commentaire de la " Théologie mystique " du fameux théologien grec Denys (VIe siècle, dit "le Pseudo-Aréopagite") que saint Albert le Grand propose, est un monument de premier ordre, fruit de l'âge d'or de la théologie de notre XIIIe siècle. Discernant avec compétence l'enracinement de l'oeuvre dans la tradition des Pères grecs, Albert propose ici une interprétation des notions de mystique, foi, nuit et grâce divinisante. Avec originalité, cet écrit insiste sur le rôle primordial de l'intelligence dans l'adhésion de la foi aux réalités divines. Reliant avec justesse les notions parentes de mystique et de mystère - le mystère du Verbe incarné révélé - il entend par mystique l'accomplissement de la foi théologale en sa référence au Christ Révélateur. Précédée par une Introduction qui précise utilement l'essentiel de la démarche négative selon Denys, cette traduction - première version française - rappelle en note les principales explications préliminaires offertes dans les commentaires rédigés par Albert sur la Hiérarchie céleste et les Noms divins. Ce livre comprend également la traduction des Epîtres I à V qui élucident des points obscurs de la Théologie mystique. Ce Commentaire a exercé une notable influence sur Thomas d'Aquin (disciple direct d'Albert) qui en a fait bénéficier sa théologie de la foi. Il a également favorisé, un peu plus tard, l'oeuvre mystique de Maître Eckhart, centrée sur la relation directe du fidèle avec le Verbe divin incarné.
Né dans la petite ville souabe de Lauingen, Albert le Grand (mort en 1280), théologien, philosophe et savant, a été le grand introducteur d'Aristote en Occident. Maître en théologie à Paris entre 1245 et 1248, il y a pour disciple Thomas d'Aquin. Grand voyageur, grand lecteur, sa culture encyclopédique lui vaut une réputation d'autorité parmi ses contemporains, qui le consultent volontiers sur des questions de philosophie et de théologie. Son projet majeur : " refaire Aristote à l'usage des Latins ", commence avec la Physique et s'achève avec la Métaphysique et le De causis et processu universitatis, prolongement du livre XI de la Métaphysique. C'est ce XIe livre, traités II et III, de la Métaphysique qui est traduit ici. Il s'agit d'un commentaire suivi de la partie du livre Lambda de la Métaphysique, où Aristote tente de démontrer l'existence d'une substance première, à la fois moteur premier et principe immobile, Bien suprême et suprêmement Désirable, pur intellect au point d'être une " pensée de la pensée ". S'il existe un Dieu chez Aristote, ne faut-il pas le chercher dans ces pages ? Amplement commenté dans le monde grec et médiéval, y compris dans sa partie astronomique qui décrit le système des sphères homocentriques, ce livre a suscité tant d'interrogations dans les mondes arabe et juif que de bienveillants anonymes ont éprouvé le besoin de le compléter par des traités apocryphes, dont le Liber de Causis et la Théologie d'Aristote sont les exemples les plus frappants. Au confluent de sources aussi culturellement et historiquement variées, Albert le Grand récapitule l'ensemble de la tradition interprétative tout en ouvrant la voie à un nouvel aristotélisme. S'il attend le discours d'un théologien, le lecteur sera sans doute surpris de lire ici l'interprétation d'un philosophe à part entière.
Ce n'est point, lecteur bénévole, un jugement faussé qui pourrait vous inciter à la recherche de ce curieux livre, car en ce temps de lumières, personne ne pourrait attribuer autrement que cela échoit dans les jeux d'hasard, la rencontre de choses ayant apparences super naturelles. De même qu'il est arrivé à cet illustre Michel Nostradamus, de dénoncer plus d'un siècle à l'avance, des faits devant advenir, il a bien pu se trouver que ce qui a été dit par Albert le Grand ou Albert le Petit, touchant certains signes du visage ou de la complexion de l'homme, vint á être réalité, sans qu'il soit prouvé pour cela, que : là où le hasard a semblé être vérité absolue, ils doivent en être tiré conclusion définitive et confirmative et qu'elle dut être irrévocablement.
Accorder au mieux les mets et les vins dans le respect des bonnes choses. Stéphane Alberti nous conseille dans la recherche de l'harmonie gustative, de la vigne aux fourneaux et de l'apéritif au dessert. Il nous donne les clés pour choisir avec confiance les vins, bières ou spiritueux qui accompagneront nos plats et mettront en valeur notre table. En fin connaisseur de la tradition, il visite avec bonheur les accords classiques. Mais en qualité de Meilleur caviste de France et véritable passeur d'émotions, il surprend avec des accords insolites, originaux et modernes. C'est donc un combiné "deux guides en un" qui est proposé avec cet ouvrage. Pratique, adapté à tous les goûts et gammes de prix, il est enrichi de nombreux résumés, tableaux synthétiques et index qui facilitent son utilisation.
Décembre 1937 : l'armée japonaise, lancée dans une guerre d'expansion coloniale en Chine, prend Nankin, capitale du régime nationaliste du Guomindang. Six semaines durant, la ville est livrée aux soldats nippons, qui se déchaînent dans un massacre d'une cruauté sans précédent. En 1946, suite à la défaite du Japon, la justice des vainqueurs tentera tant bien que mal de déterminer les responsabilités et de punir les coupables lors de deux procès, l'un à Tokyo sous l'égide des alliés, l'autre à Nankin voulu par Tchang Kaï-chek. Aujourd'hui encore, le nombre de victimes n'est pas connu avec précision, les estimations allant de quatre-vingt-dix mille à trois cent mille. Et les plaies ouvertes en 1937 sont loin d'être refermées. Si le souvenir de Nankin a été habilement instrumentalisé par les dirigeants chinois, qui n'hésitent pas à en exagérer l'ampleur, il est à l'inverse allégrement nié par des "historiens" révisionnistes japonais auxquels les nouvelles générations accordent une audience croissante. Aux provocations de l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, Pékin a longtemps répliqué en entretenant des sentiments xénophobes chez les Chinois, les manifestations spectaculaires et "spontanées" répondant aux dérapages lourds de sens des dirigeants nippons. Ce livre interroge deux mémoires distinctes qui, entre propagande et tabou, s'affrontent. Par la rencontre des victimes et des bourreaux, les analyses des plus grands spécialistes chinois et japonais, la confrontation de documents d'archives inédits et une enquête de terrain, de la Chine au Japon, Michaël Prazan s'efforce d'éclairer l'événement plutôt que de jeter l'anathème. Une plongée au coeur d'une histoire qui, aujourd'hui encore, menace l'équilibre de la région.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.