Georges Simenon et le monde sensible. De la perception à l'écriture
Alavoine Bernard
ENCRAGE DISTRIB
26,00 €
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EAN :9782360581801
Depuis les années 1950, Georges Simenon est reconnu par la critique pour son don particulier à rendre les atmosphères et à créer des ambiances à l'aide des sensations. Cependant, le romancier ne se contente pas de la vue et de l'ouïe mais s'approprie aussi l'odorat, le goût et le tactile. Comme le commissaire Maigret, Simenon se compare volontiers à une « éponge », parce qu'il enregistre plus ou moins consciemment les sensations. Cette capacité à s'imprégner, puis à reproduire dans ses romans le monde sensible est probablement unique. Aujourd'hui Georges Simenon est connu dans le monde entier, il reste cependant pour beaucoup de lecteurs le « père » de Maigret : cet essai souhaite montrer qu'il est avant tout un romancier qui a saisi avec justesse les angoisses de l'homme du vingtième siècle. Universitaire, Bernard Alavoine a déjà publié Georges Simenon, parcours d'une ?uvre et Les Enquêtes de Maigret : lecture des textes chez Encrage Edition, ainsi que de nombreux articles en France et à l'étranger sur cet auteur.
Nombre de pages
182
Date de parution
10/02/2025
Poids
288g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782360581801
Titre
Georges Simenon et le monde sensible. De la perception à l'écriture
Auteur
Alavoine Bernard
Editeur
ENCRAGE DISTRIB
Largeur
155
Poids
288
Date de parution
20250210
Nombre de pages
182,00 €
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Né de l'imagination d'Andrea Camilleri dans les années 1990, le commissaire Montalbano est aujourd'hui connu dans le monde entier. Souvent présenté comme "le Maigret sicilien" , il a effectivement bien des traits communs avec le patron du 36 quai des Orfèvres. Le romancier ne cache pas son admiration pour Simenon et avoue volontiers qu'il s'est servi de Maigret comme modèle en créant le personnage de Montalbano. Cependant, Camilleri a su habilement donner une autonomie à son héros en ancrant ce policier à la fois tendre et bourru dans la réalité contemporaine. S'il agit avec autant de liberté et de sens de la justice que Maigret, Montalbano est confronté aux drames que vit la Sicile d'aujourd'hui : le difficile combat contre la Mafia, la corruption des politiques et l'arrivée massive des immigrés d'Afrique sur l'île. Cet essai souhaite montrer que Camilleri est parvenu à évoquer magistralement une Sicile partagée entre traditions et modernité dans les enquêtes du commissaire de Vigàta.
Lors de la disparition de Michel Déon en décembre 2016, la presse a salué plutôt discrètement le "dernier des hussards". L'écrivain n'était plus sous les feux de l'actualité et l'on reprochait à l'auteur des Poneys sauvages son engagement politique. La critique découvrit lentement que le "romancier du bonheur", salué pour sa désinvolture, portait un regard désenchanté sur son époque. L'éloignement en Grèce fut une réponse provisoire à ce malaise qui transparaît dans les grands romans des années 70. Michel Déon est aussi l'auteur discret de nouvelles et de pièces de théâtre sans oublier les récits et chroniques où il excelle. L'Irlande sera son ultime refuge : la nostalgie est omniprésente dans les dernières oeuvres qui soulèvent un peu le voile sur un écrivain pudique et secret. Cet essai tente de cerner une production littéraire qui demeure un témoignage essentiel sur les bouleversements du vingtième siècle.
Michel Déon a vécu presque trente ans en Grèce dans la petite ile de Spetsai avant de s'installer en Irlande, tout en gardant des liens privilégiés avec le pays des dieux. Auparavant, le futur romancier avait découvert les charmes de la Méditerranée pendant une enfance en partie monégasque, et surtout après la guerre, période où il sillonne les routes d'Italie, puis d'Espagne et du Portugal, mais aussi du Maroc et de l'Algérie. La mer, la douceur du climat, un riche pané culturel et des rencontres. Voici ce que la Méditerranée a pu offrir à Michel Déon qui recherchait un certain art de vivre loin de l'agitation parisienne. Comment les découvertes impatientes des premières années ont-elles laissé la place à une conception du voyage fondée sur l'imprégnation d'une culture ? Rejoignant souvent les vues d'Henry Miller, de Patrick Leigh Fermor ou de Lawrence Durell, Michel Déon a acquis progressivement une philosophie du voyage qui accorde une place essentielle aux femmes et aux hommes qui habitent ces contrées.
Confrontée, ici comme ailleurs, dès l'été 1789, à la "révolution de l'égalité" , la microsociété nobiliaire picarde allait-elle, au siècle suivant, se fondre dans le monde des notables ou garder son identité, s'isoler ou s'intégrer dans la société de son temps sans renier ses traditions et ses valeurs, "tenir son rang" et s'en donner les moyens ? Cette étude, menée sur une période longue, du temps de la construction des "châteaux briques et pierre" sous Louis XV et Louis XVI, jusqu'aux combats politiques sous Jules Ferry, s'appuie sur nombre de papiers de famille et d'archives publiques, sur des documents iconographiques précis, sur les traces essentielles de la présence nobiliaire dans le patrimoine bâti de cette Picardie lourdement touchée par les destructions des invasions et des guerres.