Les Palestiniens entre Etat et diaspora. Le temps des incertitudes
Al Husseini Jalal ; Signoles Aude ; Heyberger Bern
KARTHALA
32,00 €
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EAN :9782811105181
Où en sont les Palestiniens près de vingt ans après la signature des accords d'Oslo avec l'Etat d'Israël ? Comment les échecs du processus de paix se sont-ils répercutés sur le sentiment national ? Les notions de nation, de peuple et d'Etat palestiniens sont-elles encore opérantes ? Regroupant des chercheurs venus de disciplines différentes (science politique, sociologie, histoire sociale, anthropologie) et ayant travaillé dans l'ensemble des pays du Proche-Orient, cet ouvrage est le fruit d'un programme de recherche mené au sein de l'Institut d'études de l'islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il entend dépasser le constat d'échec du mouvement national à faire aboutir le droit à l'autodétermination du peuple palestinien et le droit au retour de ses populations réfugiées durant les dernières décennies de négociations. Si les auteurs de l'ouvrage soulignent l'impasse du projet étatique en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ainsi que la vulnérabilité croissante des réfugiés palestiniens dans les pays arabes, ils s'interrogent aussi sur les recompositions sociales et politiques que le désenchantement lié à l'échec de la paix a occasionnées. La fragmentation des espaces, des autorités politiques, des référents identitaires et des statuts juridiques s'accompagne ainsi d'une cristallisation des discours et des pratiques autour d'une identité nationale au contenu et aux formes renouvelés. Ces processus de transformation/recomposition sont examinés à partir soit d'études globales appréhendant le Proche-Orient dans son ensemble, soit de travaux de terrain centrés sur des cas de figure plus particuliers. Trois angles d'analyse sont privilégiés : les statuts juridiques des Palestiniens ; leurs mobilisations et comportements politiques ; les liens et réseaux sociaux qu'ils entretiennent.
Nombre de pages
444
Date de parution
23/01/2012
Poids
780g
Largeur
160mm
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EAN
9782811105181
Auteur
Al Husseini Jalal ; Signoles Aude ; Heyberger Bern
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20120123
Nombre de pages
444,00 €
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Témoignage de l'intérieur d'un jeune palestinien de Cisjordanie, ex-musulman qui veut sortir de l'Islam. Ses prises de position lui ont valu d'être arrêté par la police avant de parvenir à s'exiler en France...
L'espace, le temps et des mots pour désigner les choses suffisent pour constituer les fondements du monde dans lequel nous vivons. Sans doute faut-il aussi ajouter les liens affectifs qui donnent à ce monde sa dimension proprement humaine. Et c'est précisément tous ces repères essentiels qui se trouvent frontalement attaqués par la maladie d'Alzheimer dans laquelle tout peut finir par s'effacer, sauf peut-être l'attachement. Considérée comme une pathologie neurologique à l'étiologie mystérieuse, la maladie d'Alzheimer est traitée exclusivement à coup de psychotropes qui s'avèrent parfois excessifs, voire dangereux, au détriment d'autres options possibles dont, en premier lieu, la psychosomatique relationnelle qui déplace l'intérêt de la maladie au malade. C'est cette démarche novatrice que Leila Al-Husseini a choisie, envers et contre tout, pour acquérir finalement une longue expérience clinique de cette pathologie dont le texte "Mémoire de l'oubli" rend compte. Et c'est encore ce travail très spécial, qui place tout le processus de création dans la relation, qui se retrouve dans la très belle observation que Chantal Gombert rapporte ici. Il s'agit d'une femme poète et écrivain de langue bretonne qui émerge d'un long silence se confondant avec la perte inéluctable de la langue. Fins dernières d'un poète qui vont au-delà de la mort pressentie, qui traverse le silence ultime.
L'auteur décrit l'histoire tumultueuse du peuple touareg en rappelant les combats qu'il a jadis dû livrer pour défendre ses territoires en Afrique du Nord contre des envahisseurs étrangers. Il rappelle ensuite les luttes que les Kel Tamajeq (ceux qui parlent Tamajeq, le berbère) ont livrées pour protéger leurs territoires de l'invasion coloniale française. Enfin, il relate des évènements plus contemporains à savoir les rébellions dites "touarègues", jusqu'à la signature de l'Accord de paix définitive en 1995 entre le gouvernement nigérien et les mouvements rebelles.
L'auteur analyse ici l'option pour l'intégration économique et présente ses indéniables avantages, les instruments qui permettent de réaliser cette intégration, ainsi que les contraintes liées à celle-ci et les techniques utilisées pour la réaliser. A travers cette analyse, il est apparu que les techniques d'intégration économique mises en oeuvre par les pays africains ont très peu utilisé l'intégration juridique. L'auteur a mis en exergue l'importance et le rôle de cette dernière. En effet, il apparaît que les régions africaines qui connaissent un niveau avancé d'intégration économique sont celles qui ont réalisé l'intégration ou l'harmonisation juridique la plus avancée. Cette analyse a aussi conduit l'auteur à diagnostiquer l'intégration économique réalisée par les principales Communautés économiques régionales (CER), par les communautés économiques sous-régionales et par les communautés sectorielles. Cette analyse a permis de mettre en évidence les faiblesses de l'intégration économique africaine à travers les CER. Au regard de ce constat, l'auteur a présenté et analysé les principales expériences d'harmonisation ou d'intégration juridique, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Aussi, l'auteur estime que les organisations économiques régionales africaines devraient inscrire au rang de leurs objectifs ces mesures, sans lesquelles l'intégration économique ne peut être réalisée.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.