De l'avenue Kennedy au métro Château-Rouge. Chroniques du monde d'en-bas
Akono François-Xavier
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782343197098
Chroniques du monde d'en-bas". L'auteur doit ce sous-titre à un pastiche de l'expression de SOPRANO : "regarde-moi, je suis la France-d'en-bas ; je vis au quotidien ce que tu ne comprends pas, juste en bas de chez toi". La phrase de Soprano traduit notre regard sur les situations existentielles où les hommes et femmes affrontent la précarité. Le regard porté par les précaires sur leur quotidien renvoie ainsi à une trame où exister revient à lutter. Malgré cette place défavorisée, il revient d'exister dans la dignité ou quelquefois ruser avec les principes, parfois bafouer ceux-ci afin d'avoir une place au soleil ou alors refuser de se contenter de vivoter en situation de débrouillardise. Le présent recueil constitue donc une écriture en pointillés à partir des "vies précaires" (Guillaume Le Blanc) qui luttent et rusent contre les difficultés de leur vie quotidienne. Les personnages mis en scène dans ce récit pluriel sont souvent tirés de la vie réelle ; d'autres sont des créatures de fiction selon des expériences réelles constatées sur les marges des villes européennes ou africaines. Ces personnages nous sont inspirés par les nombreuses personnes des trottoirs parisiens qui s'assoient souvent à même le sol, munies de pancartes indicatrices de leur condition ou qui emploient des feuilles de cartons qu'ils étalent à même le sol afin de dormir. Ces chroniques sont aussi une suite de méditations sur la lutte pour la survie à partir du quotidien de quelques Africains. Ici, "le livreur de pains", là le boulanger, les vendeurs de friperie, le cordonnier ambulant, les nombreuses personnes de l'Avenue Kennedy de Yaoundé. Ces personnes vivent dans un environnement où pullulent les bars à haute nuisance sonore dans lesquels l'alcool coule à flots. Elles voient l'incivisme se développer sous la forme d'une gestion calamiteuse des ordures ménagères. Les présents textes suivent une dynamique hybride inspirée par l'art des chroniqueurs, libres de créer à partir de ce qui se passe.
Nombre de pages
264
Date de parution
13/04/2020
Poids
400g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343197098
Titre
De l'avenue Kennedy au métro Château-Rouge. Chroniques du monde d'en-bas
Auteur
Akono François-Xavier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
400
Date de parution
20200413
Nombre de pages
264,00 €
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Le 8 mars, le monde entier célèbre la Journée Internationale des Droits des Femmes. Si cette journée emblématique pour une meilleure reconnaissance des droits des femmes donne lieu à travers le monde, à des moments d'évaluation et de réflexion sur les avancées et les combats qui restent à mener, dans certains pays, le 8 mars semble dévoyé de sa vocation première. Au Cameroun, théâtre des présentes chroniques, la Journée internationale des droits des femmes est en grande partie devenue le jour de toutes les déviances et une affaire hautement lucrative pour les milieux économiques, notamment la vente par centaines de milliers de ce tissu fétiche, le Kaba,.
L'à-propos quant à l'absence métathéorique que la théorie du développement de Boundja vient combler dans la philosophie contemporaine fait l'unanimité parmi les contributeurs. En outre, la théorie philosophique du développement de Boundja se démarque de la conception marxiste de celle-ci, dans la mesure où Boundja ancre la pensée philosophique fondamentale de type métaphysique dans la question du développement humain. Elle s'émancipe du volet socio-économique avec ses pesanteurs socio-historiques pour interroger le bien-être non calculé de l'humain. Dans une herméneutique circonstanciée, les auteurs examinent le développement non pas en confinant celui-ci aux vues de Boundja, mais en l'ouvrant aux interrogations sur l'humain et ses conditions ou ses possibilités de réalisation de vie épanouie.
Aucun d'entre nous ne bougea, le féticheur debout dans la pirogue versa une poudre blanche à l'eau, légère, qui disparut sous l'eau car elle semblait être sans coloration. J'appris bien plus tard que c'était l'endroit où Ndi s'était noyé. Les féticheurs revinrent rapidement, comme si quelque chose de monstrueux les poursuivait. Quelques secondes plus tard, après leur départ de l'endroit où fut jetée la poudre, on entendit une forte explosion. L'eau monta très haut dans le ciel, ce qui ne manqua pas de nous faire sursauter, sans qu'aucun d'entre nous ne fasse naître le moindre cri. L'eau ne tarda pas à s'apaiser. Nous vîmes alors quelque chose, ou plutôt une personne flotter sur le ventre au-dessus du fleuve. " Très souvent situés à la frontière du conte, les brefs récits que réunit ici F. Mvondo Akono veulent à chaque fois nous délivrer une leçon de vie, nous transmettre un peu de sagesse et de bon sens. Et cela sur une multitude de tons, dans des ambiances toujours renouvelées, parcourant ainsi le spectre qui va du drame à l'humour. Tendres, grinçants, émouvants ou même effrayants, ces textes nous édifient au travers de situations et de figures dépeintes avec empathie et humanité par l'auteur.
Sous les tropiques de Kinshasa est un recueil de récits où prose et poésie s'additionnent allègrement, afin d'obtenir d'une peinture sociale où divers domaines de la vie font irruption sur scène : la politique, l'économie, la religion, le social, l'éducation, etc. L'ouvrage dénonce "l'irrationnel kinois" : ses ramifications (la bouffonnerie et la dramaturgie politique, le marasme sociétal, la mise aux enchères de la Parole de Dieu par des vendeurs d'illusion armés d'une bigoterie hystérique), ainsi que ses mochetés burlesques (le déguisement de la prostitution juvénile, la loi du moindre effort marqué du sceau de l'instinct de survie, les rivalités tribales, l'immigration clandestine, la pollution sonore, etc.). Par-delà la dose de fiction et d'humour dont il est marqué à certains endroits, le présent livre plonge le lecteur dans le train-train vital de la capitale de la République démocratique du Congo, où la majeure partie de la population vit au taux du jour" et reste juchée sur le mât de la débrouillardise.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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