Provenant des cinq continents, les textes réunis dans cet ouvrage abordent les sciences de l'éducation à partir des réalités " du Sud ", autrement dit, des pays pauvres. Souvent ignorées et insuffisamment exploitées, les pédagogies du Sud recèlent cependant un potentiel d'innovation énorme. Les auteurs analysent les concepts et les philosophies qui sous-tendent ces pédagogies et partagent avec nous leurs réflexions théoriques et leurs études de terrain. Par leur centration sur le sujet apprenant inséré dans un contexte social, politique, culturel et religieux particulier, ces pédagogies alternatives permettent une réelle décentration par rapport à une vision mono-culturelle occidentale. Elles rompent avec la conception dominante qui a tendance, depuis l'instauration de la scolarité obligatoire, à réduire la pédagogie à un ensemble de recettes techniques et didactiques. Les pédagogies du Sud ont souvent une approche holistique du savoir dans laquelle les processus de socialisation et d'enculturation jouent un rôle majeur. En raison de la profonde crise de la forme scolaire qui se manifeste un peu partout dans le monde, l'étude des pédagogues et des pédagogies du Sud peut être un détour salutaire afin de trouver des réponses plus adéquates aux besoins éducatifs des citoyens, particulièrement ceux qui sont le moins favorisés. Par la variété des thèmes et des auteurs qu'il réunit, cet ouvrage constitue une contribution originale à l'éducation comparée francophone.
Nombre de pages
376
Date de parution
02/12/2004
Poids
460g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747574808
Titre
Pédagogies et pédagogues du Sud
ISBN
2747574806
Auteur
Akkari Abdeljalil ; Dasen Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
460
Date de parution
20041202
Nombre de pages
376,00 €
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A partir de recherches empiriques récentes dans des contextes géographiques, sociaux et politiques variés, les analyses présentées dans cet ouvrage visent à contribuer au débat sur les transformations de la scolarisation dans les pays du Sud, en le situant entre la perspective de consolidation d'une forme scolaire globalisée et le développement de résistances et d'alternatives scolaires locales. L'école, dans sa forme contemporaine, a été introduite dans les pays du Sud par la colonisation. Elle a ensuite été déclarée comme la priorité des priorités par l'ensemble des gouvernements indépendants. Durant les dernières décennies, le développement de la scolarisation a été placé au centre des préoccupations des organisations internationales et des principales agences de coopération. Malgré d'indéniables progrès en matière d'accès à l'école, cet ouvrage s'attache à mettre en évidence les bouleversements récents que connaissent les systèmes éducatifs dans les pays du Sud, en insistant sur les conséquences d'une globalisation trop souvent définie par le Nord. Dans tous les pays étudiés, l'accroissement de la scolarisation s'accompagne de l'aggravation des inégalités liées aux appartenances sociales ou ethniques. Les apprentissages réalisés par les élèves les plus défavorisés ne leur permettent pas toujours de devenir alphabètes ou de contribuer substantiellement à l'amélioration des conditions d'existence de leurs communautés. Les enseignants et les familles ne sont pas associés aux processus de transformation. Au final, cet ouvrage rend compte tout à la fois de la puissance de la globalisation dans les politiques éducatives mises en oeuvre dans les pays du Sud et de la disjonction entre les intentions démocratiques du Nord et les effets inégalitaires d'une marche forcée vers un modèle scolaire unique.
Pourquoi l'enseignement en basque progresse-t-il au Pays basque espagnol ? Parle-t-on encore malais à Singapour ? Qui étudie en français aujourd'hui en Algérie ? L'estonien est-il menacé en Estonie ? Pourquoi la France n'a-t-elle pas ratifié la Charte des langues régionales ou minoritaires ? Et en Inde, pourquoi des parents choisissent-ils de scolariser leurs enfants en anglais ? Ces interrogations, parmi d'autres, émergent de la lecture du numéro 70 de la Revue internationale d'éducation de Sèvres consacré au choix des langues d'enseignement. Elles montrent qu'à l'évidence, ce choix est une question éminemment politique, qui dépasse largement le cadre des politiques éducatives. Les dix études qui composent ce dossier portent sur des contextes aussi différents que l'Algérie, le Burkina Faso, les Comores, l'Es- tonie, la France, l'Inde, le Paraguay, le Pays basque espagnol, Singapour, et la politique du Conseil de l'Europe. Elles font apparaître le constat suivant : aujourd'hui, le choix de la langue d'instruction n'est plus seulement le fait des pouvoirs publics ou des politiques officielles. Il subit désormais l'influence de facteurs et d'acteurs multiples, qui manifestent plus ou moins, selon les contextes, leur adhésion à une politique commune ou au contraire cherchent à la contourner. Des stratégies de différenciation sociale sont mises en place par des groupes aux intérêts divers, pour répondre aux enjeux du monde contemporain : employabilité et circulation professionnelle, obligation de résultats, privatisation et diversification de l'offre de formation, ou encore affirmation identitaire et reconnaissance de langues minoritaires dans la scolarisation. Partout l'arrivée en force d'acteurs nouveaux dans les débats, qu'il s'agisse des pouvoirs politiques régionaux, des parents, mais aussi des organisations internationales, change la donne, y compris au niveau des systèmes éducatifs.
La question de l’inclusion est aujourd’hui au cœur des problématiques éducatives. Alors qu’à l’origine, elle concernait surtout les élèves handicapés ou présentant des troubles de l’apprentissage, l’école inclusive se donne désormais pour objectif de veiller à l’inclusion de tous les enfants, sans distinction, en prenant en compte leur diversité. On constate cependant que ce discours s’accompagne, à divers degrés selon les pays, d’un maintien ou d’une aggravation des inégalités scolaires, de difficultés d’enseignement pour les professeurs et, parfois, de résistances familiales. Ce nouveau dossier de la Revue internationale d’éducation de Sèvres se propose d’apporter des regards croisés sur cette problématique, en interrogeant l’évolution des conceptions éducatives au sein de neuf pays : l’Italie, le Brésil, Israël, les États-Unis, la Slovaquie, le Mali, le Laos, la Suisse et la France. Dans chaque pays, le parcours vers l’inclusion est un processus long et jalonné de multiples étapes. Des intentions aux réalisations, les institutions et leurs acteurs sont partout projetés dans des situations d’une grande complexité. Pour les auteurs, l’inclusion scolaire constitue cependant un objectif atteignable, et offre un potentiel pour améliorer la cohésion sociale, les relations interculturelles et les possibilités d’éducation de tous les enfants. La question centrale est celle de la capacité des systèmes éducatifs à mobiliser tous les acteurs en faveur de l’inclusion.
Cet ouvrage cherche à analyser les crises de légitimité qu'a pu vivre par le passé et vit encore la coopération internationale, entre les pays du "Nord" et du "Sud", de "l'Est" et de "l'Ouest". A partir de diverses expériences de terrain menées dans différents contextes et régions du monde dans les domaines de l'éducation, de la formation, et plus largement de la coopération politique, économique et humanitaire, ce livre a pour objectif d'interroger un certain nombre de dimensions et de processus.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...