Mehdi Akhavan Salès est une des figures marquantes de la poésie contemporaine iranienne. Engagé dans un dialogue critique avec le passé, il déploie dans ses poèmes un allégorisme, un symbolisme, un mélange minutieux des styles classiques et une familiarité avec la nouvelle poésie (vers libre). Marqué par les ténèbres qui règnent dans les années 50, et surtout le coup d'État de 1953, il dépeint dans ses premiers recueils Orgue puis Hiver la mélancolie morose de toute une génération intellectuelle qui se sent trahie, à travers une vision hivernale de la société iranienne. Bien que la question socio-politique domine, la sincérité de ses vers se ressent grâce au pouvoir implicite de l'image, quand les poètes de son époque privilégiaient les plaidoyers en faveur d'une idéologie politique. Dix-neuf de ses poèmes ont été choisis pour être traduits ici, dont quelques-uns (comme Cri, Hiver, Ghassedak, qui furent chantés par une figure emblématique de la musique classique iranienne, Mohammad Reza Shadjarian) évoquent une nouvelle poésie épique et légendaire.
Nombre de pages
92
Date de parution
05/02/2026
Poids
120g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336595689
Auteur
Akhavan Sales mehdi ; Zolfaghari Féreidoun
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260205
Nombre de pages
92,00 €
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Ce recueil est une anthologie de la poésie de Mehdi Akhavan Sales, l'une des figures majeures de la nouvelle poésie persane. Né en 1927 à Machhad, la capitale du Khorasan, berceau de la renaissance de la langue et de la poésie classique persane, il se donne la tâche de rapprocher le Khorasan du Mazandéran, lieu de naissance de la nouvelle poésie persane fondée par Nima Youshidj. La poésie d'Akhavan est une synthèse sophistiquée et élaborée de ces deux courants. Cette anthologie comporte une cinquantaine de poèmes du poète tirés de plusieurs recueils de sa poésie publiés entre 1950 et 1990 à Téhéran. La plupart des poèmes sont pourtant choisis parmi seulement trois recueils qui sont considérés par tous les critiques littéraires iraniens comme trois chef-d'oeuvres du poète. Publié pour la première fois en France, Akhavan Sâlès jouit en Iran d'une immense popularité et d'une grande notoriété et sa poésie a été une source d'inspiration pour des écrivains, des musiciens et des cinéastes. Ses compatriotes le décrivent comme le Ferdowsi des temps modernes, car il a joué un rôle fondamental dans le renouveau de la poésie persane, et une génération entière de jeunes poètes l'a suivi sur ce chemin. Il est décédé des suites d'une longue maladie à Téhéran en 1990 et est enterré dans la ville de Tous à côté du mausolée de Ferdowsi.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...