Ajanohun Laetitia ; Niangouna Criss ; Thérésine Am
PASSAGES
8,00 €
Epuisé
EAN :9791094898222
Moi ce que je dis c'est qu'il faut décapsuler, comme ça, à plein croc, sans passer par mille et une voies, décapsuler de la canine pour avoir droit à la saveur première , pour piffer de quelle amertume elle retourne. Si tu décapsules net tu verras bien plus vite que c'est le houblon qui fait le spectacle, et moi la seule chose qui ressuscite mon appétit c'est le spectacle. Dès que ça joue, je salive, tu piges. Faut que ça joue, le reste c'est vague, le reste c'est des préceptes qu'on a inventés pour nous cadavérer. Moi qui vous parle, j'ai décapsulé plus d'une vie et la seule chose qu'il me reste à chaque fois c'est ce qui se joue, c'est la teneur de sa petite chanson. J'en ai une là dans l'oreille, une jolie, une toute proche, une correctement décapsulée. Je vous l'envoie.
Nombre de pages
58
Date de parution
01/09/2016
Poids
74g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9791094898222
Titre
Le décapsuleur
Auteur
Ajanohun Laetitia ; Niangouna Criss ; Thérésine Am
Editeur
PASSAGES
Largeur
125
Poids
74
Date de parution
20160901
Nombre de pages
58,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Est-ce que je te demande pardon ? Est-ce que je fais cela ? Dis moi quelque chose. Dis-moi que ce n'est pas de notre faute. Dis-moi que c'est la faute du vent, au soleil, à l'histoire. Dis-moi que c'est un accident. Dis-moi que la mer s'est faite violente / Et que tu as omis de nager / Comme j'ai omis de sourire à tes blagues (...) Dis moi que tu as présumé de tes forces. Dis-moi que tu as mis toute ta rage dans la bataille, que tu voulais revenir. Dis-moi que nous avons fait tout ce que nous avons pu.
Ajanohun Laëticia ; Baldacchino Adeline ; Bondon R
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Alger, 2005. Le gouvernement Algérien commande à un metteur en scène une ?uvre faisant l'apologie de la « Charte pour la Paix et la Réconciliation », la loi censée mettre fin à la guerre civile en amnistiant les islamistes armés qui renonçaient à la violence. Pourtant, à une époque où les artistes étaient toujours des cibles non seulement pour les terroristes islamistes, mais également pour les généraux corrompus, le metteur en scène et sa troupe refusent de se soumettre à cette propagande et décident de mettre en scène leur vie sur le plateau, exposant leurs vérités sur les années 90, période marquée par la terreur, l'obscurantisme et la dictature. La pièce est une mise en abîme qui joue sur les rapports entre Lyes, le metteur en scène, sa propre vie et celle qu'il met en scène, entre le passé et le présent, le théâtre et la réalité.
Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.