La Grande Kabylie. Arabisation coloniale et histoire fragmentaire
Aït Ahmed Mohand
L'HARMATTAN
33,50 €
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EAN :9782343173306
Peut-on penser qu'en Algérie, la colonisation française a avantagé la Grande Kabylie ? Qui, mieux qu'un anthropologue, peut éclairer les fondements de ce « mythe kabyle » ? L'auteur a exploré les éléments les plus emblématiques de cette véritable croyance académique, alimentée depuis des lustres par nombre d'universitaires, militaires et hommes politiques. Au fil des pages et des années de colonisation, cet ouvrage révèle bien des surprises concernant la christianisation des Kabyles ou leur surscolarisation française. Les nombreuses citations montrent aussi comment, bien après l'indépendance de l'Algérie, la pensée coloniale continue à irriguer le discours des arabistes, islamistes, de certains nationalistes, intellectuels algériens et français dits de "gauche".
Nombre de pages
302
Date de parution
03/09/2019
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343173306
Titre
La Grande Kabylie. Arabisation coloniale et histoire fragmentaire
Auteur
Aït Ahmed Mohand
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
20190903
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
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Longtemps, les masques ont été peu connus au Maghreb. Ces masques et les expressions tumultueuses qui accompagnent leurs sorties semblent avoir embarrassé des observateurs incapables de les interpréter. Ces défoulements collectifs sans retenue sont apparus si paradoxaux qu'au mieux une certaine pudeur, mais plus vraisemblablement des interdits, ont incité à faire silence : de telles expressions ne pouvaient qu'être réprouvées tant par l'orthodoxie musulmane que par l'école française (Camille Lacoste-Dujardin).
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...