La Médiation Thérapeutique a fait l'objet de "descriptions" théoriques, éthiques et pratiques. (Dans la même collection, Jean Ambrosi, 1996, 1997, 1998.) Mireille Aïn inaugure avec ce volume, un autre type de description, elle évoque le vécu intime de son "lâcher prise". "Lâcher prise" consiste à abandonner progressivement les "résistances", à accepter les manifestations de l'instinct. Le rationnel, confondu avec un "savoir intelligent, logique, causaliste et conservateur", cède progressivement devant les manifestations de l'instinct qui se font jour selon des formes multiples et répétées. L'instinct, le "savoir de la femme ou de l'homme sauvage", est porteur de "messages équilibrants" capables de faire accéder la personne au changement souhaité. Ce témoignage ouvert et d'une grande probité intellectuelle, est destiné à un large public. Les professionnels y découvriront encore les méandres d'une approche originale, la Médiation Thérapeutique, où un pragmatisme annoncé cohabite avec une éthique rigoureuse.
Nombre de pages
183
Date de parution
01/02/2000
Poids
226g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738486998
Titre
Le lâcher prise, en médiation thérapeutique
ISBN
2738486991
Auteur
Ain Mireille
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
226
Date de parution
20000201
Nombre de pages
183,00 €
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Le témoignage unique de Mireille Aïn, la seule manbo blanche initiée au vaudou en Haïti. " Le Vodou haïtien n'est pas un amalgame de croyances maléfiques où se pratique la magie noire, où on charcute des poupées à coup d'aiguilles. Il est un lieu d'apprentissage, une approche du sacré avec ses règles rigoureuses, ses cérémonies établissant une alliance féconde avec l'Invisible. Le Vodou, tel que je l'ai vu pratiquer et tel que je le pratique moi-même, est un mode de vie communautaire épanouissant, en même temps qu'une cosmogonie, une conception de l'homme en liaison avec ses origines spirituelles et sacrées. Un jour, je mourrai, après une bataille incessante contre des préjugés et des systèmes de vie défiant le sens commun. J'espère simplement que l'amour et l'attention avec lesquels mes initiateurs m'ont élevée me permettront de continuer ce combat qui était le leur. J'espère aussi que, grâce aux initiations que je conduirai comme ils me l'ont enseigné, je leur donnerai une nombreuse progéniture. Pour arriver en Haïti, mambo Assogwe, à la tête d'un péristyle, il m'a fallu faire comme Danballa, le Serpent Arc-en-ciel, ramper en silence, observer, accepter les soubresauts d'une colonne vertébrale qui défie la verticalité mais pourtant s'enroule aux arbres ou aux Potos mitan. Accepter de changer de peau au cours de mues successives, de plus en plus profondes. Je ne comprendrai que des années plus tard la vraie nature, la grande richesse des enseignements de Danballa et Aida Wèdo, les serpents sacrés : le combat de la force vitale contre l'adversité. C'est ce que je veux raconter ici. "
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Charlier Philippe ; Aïn Mireille ; Bourdin Virgini
La zombification, phénomène décrit depuis le XVIIe siècle en Haïti, appartient aux croyances de la religion vaudou. Visant à maintenir l'ordre social, cette pratique résulterait de la convergence des traditions magico-religieuses d'Afrique subsaharienne, des routes de l'esclavage transatlantique et de la maîtrise des poisons par les populations autochtones de la Caraïbe. Jugé par des sociétés secrètes, condamné et drogué, un individu est enterré vivant, exhumé puis exilé. Il devient alors un être sous emprise, soumis à la volonté d'un maître appelé bokor. La figure du zombi, de la victime d'une malédiction à la légende folklorique, a abondamment nourri la littérature fantastique et l'industrie cinématographique internationale, devenant aujourd'hui le symbole d'une mort contagieuse à l'échelle mondiale. En questionnant et en renouvelant les connaissances sur les zombis, cet ouvrage dirigé par Philippe Charlier entend explorer les origines de ce phénomène et interroger le réel et le supposé, le mystère et la recherche.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.