Si la mort t'a pris quelque chose rends-le. Le livre de Carl
Aidt Naja Marie ; Coursaud Jean-Baptiste
EDITIONS DO
18,00 €
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EAN :9791095434276
En mars 2015, Naja Marie Aidt a perdu son fils de vingt-cinq ans, Carl, dans un tragique accident. Le livre qu'elle a écrit fait la chronique des premières années qui ont suivi cet appel téléphonique qui l'a dévastée en ta main, que j'embrassais avec ma bouche vivante et chaude". tant que mère et en tant que femme. C'est à la fois un récit sobre de la vie après la perte d'un enfant ? la façon dont le chagrin change le rapport à la réalité, aux proches, au temps ? et une exploration de la puissance de la langue et de la littérature, à partir de nombreux textes qui évoquent le deuil, la perte et l'amour. "J'ai embrassé ta main et ta main était froide, si froide que le froid s'est insinué dans mon visage, dans ma tête, dans mon crâne. Il n'y a rien de plus froid dans le monde. Pas la glace, pas la neige. Aucune peur, aucune angoisse, aucune peine de coeur aussi froide que ta main
Nombre de pages
168
Date de parution
24/09/2020
Poids
220g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9791095434276
Titre
Si la mort t'a pris quelque chose rends-le. Le livre de Carl
Auteur
Aidt Naja Marie ; Coursaud Jean-Baptiste
Editeur
EDITIONS DO
Largeur
130
Poids
220
Date de parution
20200924
Nombre de pages
168,00 €
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Dans cette anthologie bilingue, trois poètes danois aux prises avec le monde contemporain témoignent de la force intemporelle du langage poétique. Dans le tourbillon polyphonique, Ursula Andkjær Olsen célèbre les circuits infinis de la poésie. Elle chante le déploiement de la mer et de la vie. Beauté explosive et musique d'un monde incohérent qui s'organise et se désorganise. Le mot ressoude le moi éparpillé. Chez Naja Marie Aidt, le langage est déplacement. Du Groenland de son enfance où le nom est sensation, jusqu'aux rues de New York, les mots l'obsèdent et l'apaisent. La poésie est distance et retour. Chez Morten Søndergaard, la poésie est « un petit séisme aux entrailles », le langage est un cheminement concret. Animaux, plantes et choses s'y amusent de notre naïveté.
Dans des villages espagnols des années 30, trop isolés pour qu´un instituteur y fût nommé, les maîtres d´école étaient recrutés par des villageois au moment des foires. Ils avaient un salaire mais prenaient leurs repas chez les habitants qui les recevaient à tour de rôle. On les appelait catapote, "pique-au-pot" . La Nuit féroce se déroule à cette époque, dans un de ces villages au nom étrange. Le maître d´école est invité à partager une table dans une des maisons du lieu. Mais le terrible meurtre d´une jeune fille fige cette scène et libère la brutalité qui sous-tend ce bourg perdu lorsqu´un groupe d´hommes part à la chasse au meurtrier. Deux innocents fuient, bientôt persécutés par la colère aveugle. Un mal profond, enraciné dans le passé, irréfutable et impassible, gouverne le temps et l´espace dans ce conte noir et métaphysique aux résonances de tragédie grecque.
Le livre de l'artiste suisse Stefan Sulzer raconte l'histoire d'une visite à la Dia Art Foundation à Beacon, près de New York, au cours de laquelle la mère de l'artiste s'est sentie si offensée par l'élégante simplicité des peintures de l'américain Robert Ryman, qu'elle a laissé glisser lentement et avec la plus grande concentration sa main sur une de ces peintures. Stefan Sulzer combine cette histoire avec des déclarations et des informations sur le travail de Ryman et crée ainsi un récit poétique sur la réception analytique et émotionnelle de l'art. La conception du livre, qui reprend celle des éditions Taube, emprunte à la démarche de Ryman : l'utilisation excessive de l'espace blanc construit un objet subtil et hermétique, en lien avec un des énoncés du livre : « Mallarmé disait de la blancheur de la page qu'elle agissait tel un vide qui contrastait de manière apaisante avec l'intensité signifiée par la noirceur des lettres imprimées. »
Il y a ce monde de privilèges et d'injustices qui vacille, avec ce mot qui circule, en ville et ailleurs : effondrement. Inéluctable, imminent, partout on s'y prépare. Autour de lui, étranger dans les beaux quartiers, il y a l'ami Dino, et ce petit groupe qui se forme tandis que tout se délite, prêt à défier le pouvoir décadent. Il y a Ari, la compagne de toujours, qu'il aime et connaît si bien. Et il y a cette attirance pour Diane, la mystérieuse, qui risque de mettre en péril l'équilibre de son couple. Alors, cet effondrement qui gronde au-dehors, il finit peu à peu par s'insinuer dans son intimité. Et ce lent délitement des choses, insupportable, lui donne parfois envie à lui aussi d'en finir pour de bon, de tout renverser pour reconstruire sur les ruines. La Fange, c'est ce lieu où il retrouve les rebelles de fortune, ceux qui tentent de faire renaître la lutte et mener un nouveau combat. La Fange, c'est surtout la boue dans laquelle ils finissent tous par s'enliser. Roman de colère, de rancune, du désir de faire table rase, au risque de dangereuses attirances, La Fange explore le lien entre vacillement intime et effondrement collectif. Le besoin jamais assouvi d'autre chose. Celui qui toujours provoque l'envie de tout détruire pour recommencer encore.
La plupart des femmes qui racontent les histoires à la fois belles, étranges et terrifiantes de ce livre, vivent dans des mondes régis par la logique vertigineuse des cauchemars, luttant contre des situations incontrôlables. Elles ont des relations tendues avec les hommes de leur vie - père, amant, mari. La plupart de ces hommes souffrent d'une forme de névrose. Et dans leur tentative de prendre soin d'eux, la plupart de ces femmes donnent tout. ?? ?? ?? ?? éditions do - 55 rue Blanchard-Latour - 33000 Bordeaux - France 05 56 96 71 86 - olivier.desmettre@editionsdo.fr