Regards croisés sur l'économie 3 : Comprendre la finance contemporaine. Edition 2008
Aglietta Michel ; Artus Patrick ; Belot Roger
LA DECOUVERTE
12,70 €
Epuisé
EAN :9782707154422
Toujours plus complexe, la finance nourrit les espoirs d'enrichissement les plus fous et suscite les craintes du profane comme de l'analyste le mieux informé. Qui comprend aujourd'hui le fonctionnement des marchés financiers internationaux ? En septembre 2007, au commencement de la crise des subprime, l'économiste en chef de la Banque d'Angleterre ne confessait-il pas lui-même ne plus rien comprendre à la finance contemporaine? Ce troisième numéro de Regards croisés sur l'économie propose une synthèse claire et pédagogique sur cette activité en pleine mutation, ses crises et les débats qu'elles ne manquent pas de susciter. Si les missions des marchés financiers n'ont guère varié depuis leur création, les moyens qu'ils mettent en ?uvre pour les remplir sont toujours plus sinueux. Les meilleurs mathématiciens du monde sont mis à contribution pour élaborer des modèles savants, mais ni les acteurs ni le système financier international n'en sont rendus plus rationnels pour autant - en témoigne la bulle boursière des années 1999-2000, suivie par la bulle immobilière américaine. Or, quand les marchés financiers trébuchent, l'économie réelle en est rapidement affectée : l'histoire a montré que les plus grandes dépressions ont souvent leur source dans une crise financière et monétaire. Aujourd'hui, les régulateurs semblent dépassés par les événements. Les systèmes de contrôle des risques bancaires ont fait faillite. Les banques centrales sont dans une impasse. Les gendarmes nationaux, trop faibles, ne peuvent que constater les délits. Restent les instances internationales, pour l'heure délégitimées, mais qui constituent peut-être l'avenir de la régulation d'une finance mondialisée et multipolaire.
Nombre de pages
296
Date de parution
03/04/2008
Poids
390g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782707154422
Titre
Regards croisés sur l'économie 3 : Comprendre la finance contemporaine. Edition 2008
Auteur
Aglietta Michel ; Artus Patrick ; Belot Roger
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
150
Poids
390
Date de parution
20080403
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La crise financière mondiale qui frappe de plein fouet les pays industrialisés entraîne le naufrage de grandes banques, fait chuter les marchés et menace les économies de récession. Personne ne semble capable de dire où va s'arrêter la contagion. En répondant aux 10+1 questions suivantes, Michel Aglietta apporte des éléments précis pour comprendre ce phénomène exceptionnel et propose les remèdes à court et long terme. La crise est-elle un phénomène inhérent à l'économie de marché? Pourquoi n'a-t-on pas vu venir cette crise et ne l'a-t-on pas prévenue? Quelles sont les caractéristiques de cette crise? Comment la crise s'est-elle déclenchée? La crise est-elle mondiale? Quelles sont les retombées de la crise financière sur l'activité économique? Comment gérer la crise? La crise a-t-elle fait progresser l'Europe? Faut-il mettre en place de nouvelles régulations? Quelle gouvernance demain pour les banques? Quelle est la bonne réponse économique... Biographie de l'auteur Michel Aglietta est professeur de sciences économiques à l'université Paris X et consultant au Cepii et à Groupama Asset Management.
Extrait LA CRISE EST-ELLE UN PHÉNOMÈNE INHÉRENT À L'ÉCONOMIE DE MARCHÉ ... Les historiens l'ont constaté : les phases de crise sont inhérentes à la logique financière. L'un des plus grands historiens de la finance, Charles P. Kindleberger, auteur d'Une histoire de la finance, a dressé l'inventaire des crises qui se sont succédé depuis le XVIIe siècle. Il a ainsi montré que les cycles financiers étaient constitués de plusieurs séquences : une phase d'essor, une phase d'engouement et d'emballement, une phase de peur et de désordre, une phase de consolidation, et enfin, une phase de redressement. Dans la phase d'emballement, l'activité devient frénétique, les aspirations des individus ne cessent de croître, la vitesse des transactions s'accélère et les prix des actifs financiers réels ou virtuels - c'est-à-dire le prix des éléments constitutifs de la richesse des gens - flambent. La crise éclate lorsque ce mouvement général atteint son paroxysme. Il se produit alors un retournement de l'ensemble des mécanismes qui ont provoqué et nourri l'engouement. C'est alors qu'intervient la phase de peur et de désordre, peurs des individus et des institutions, désordre des prix et désordre des comportements. Tous les repères sont brutalement perdus. Telles sont les caractéristiques propres à cette phase de crise.
Ce livre vient mettre un peu d'ordre dans l'idée selon laquelle la libéralisation financière n'a que des vertus. Qu'elle est à l'avant garde de l'ère nouvelle de l'information et de la communication globale. Au contraire, selon Michel Aglietta, les acteurs économiques doivent prendre conscience que la finance ne peut fonctionner toute seule, sans garde fous et sans orientations.
Sous forme de 10 questions-réponses, des propositions de voies de sortie pour relancer la croissance et sauver l'euro.La zone euro inquiète par sa désunion et par l'appauvrissement d'une partie de sa population. Son échec à surmonter sa crise depuis 2010 se répercute sur toute l'Europe. Ne pas se résigner au déclin qu'entraînerait la poursuite du marasme actuel implique de changer de mentalité. Car l'absence de coopération de l'Allemagne pour soutenir la croissance de la zone euro réduit à néant les efforts de rigueur budgétaire des pays, dont la France, parce que les politiques d'austérité étouffent l'investissement productif. Il n'y a pas d'avenir pour qui est incapable d'investir. Il n'y a pas d'élan pour l'investissement innovant dans les pays qui se sont convertis à l'hégémonie de la finance et ont donc promu la rente financière et immobilière aux dépens du travail. L'Europe doit affronter les défis du xxie siècle en retrouvant son autonomie idéologique dans l'esprit communautaire des origines. Ce livre montre le besoin d'une vue de long terme tournée vers deux finalités : reconstruire un contrat social fondé sur un partenariat entrepreneurial et investir résolument dans la transition écologique. Cette ambition politique redonnera aux citoyens des pays membres un sentiment d'appartenance à une communauté plus large. Pour y parvenir il faut renforcer les institutions européennes sur les plans financier et budgétaire. C'est faire de l'euro une monnaie complète, parce que revêtue d'une légitimité démocratique.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.