La vie de Joachim de Flore. Le visionnaire mystique du Moyen Âge et la prophétie de l'Évangile étern
Aegerter Emmanuel
CULTUREA
18,00 €
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EAN :9782385081348
La vie de Joachim de Flore" d'Emmanuel Aegerter est une biographie historique et spirituelle incontournable qui plonge le lecteur au coeur du Moyen Age, à la découverte de l'un des mystiques et théologiens les plus fascinants de la chrétienté : Joachim de Flore (vers 1133-1202). Aegerter, essayiste français reconnu pour ses études pointues sur les mouvements religieux, livre ici un portrait minutieux et captivant de ce moine cistercien calabrais dont les visions prophétiques ont profondément ébranlé l'Eglise catholique et durablement influencé la pensée occidentale. L'ouvrage retrace avec une rigueur historique remarquable le parcours singulier de Joachim. Né à Celico en Calabre d'un père notaire, Maur, et de sa mère Gemma, le jeune homme est d'abord destiné à une carrière profane et administrative. Il intègre en qualité de page la cour fastueuse et cosmopolite de Roger II de Hauteville, roi des Deux-Siciles. C'est un monde de brassage culturel intense où se croisent sans cesse chevaliers francs, marchands juifs, médecins arabes et astrologues persans. Cependant, une ambassade en Orient, marquée par un passage à Byzance et la vision effroyable de la peste ravageant Constantinople, provoque chez lui une crise existentielle et spirituelle extrêmement profonde. Face à la maladie, à la mort et à la détresse humaine, Joachim renonce définitivement aux mondanités matérielles pour entamer un pèlerinage mystique en Terre sainte, avant de se retirer comme ermite puis d'embrasser activement la vie monastique. Emmanuel Aegerter détaille magistralement la genèse complexe de la théologie joachimite. Devenu abbé puis fondateur exigeant de sa propre branche cistercienne à l'abbaye de Flore, Joachim de Flore se plonge corps et âme dans l'exégèse des Saintes Ecritures. Il élabore progressivement une théorie révolutionnaire de l'histoire de l'humanité, divisée en trois âges ou "statuts" successifs, correspondant parfaitement à la Sainte Trinité chrétienne. L'Age du Père (celui de l'Ancien Testament, fortement marqué par la loi stricte et la crainte de Dieu), l'Age du Fils (celui du Nouveau Testament, placé sous le signe de la grâce, du clergé et de la foi), et enfin l'Age du Saint-Esprit (une ère future prophétisée de plénitude absolue, de liberté fraternelle, d'amour et de compréhension spirituelle pure). Cette vision eschatologique d'une puissance inouïe, très souvent résumée sous l'expression célèbre d'"Evangile éternel", annonçait de fait la fin inéluctable du monde ancien et l'avènement imminent d'une humanité purifiée et d'une église purement contemplative. L'analyse éclairée de l'auteur met merveilleusement en lumière l'immense influence de ces théories sur les grands mouvements spirituels des siècles suivants. Bien que son oeuvre novatrice ait parfois frôlé l'hérésie et gravement défié l'autorité dogmatique de la papauté (qui ira jusqu'à condamner prudemment certaines de ses thèses lors d'un concile en 1215 et à interdire les écrits radicaux de ses disciples en 1256), Joachim de Flore a nourri l'espérance ardente de très nombreux groupes religieux. Il a particulièrement inspiré les Franciscains spirituels, communément appelés les "joachimites", qui voyaient alors en saint François d'Assise l'ange véritable de la nouvelle révélation ardemment annoncé par le prophète calabrais.
Nombre de pages
110
Date de parution
25/08/2022
Poids
154g
Largeur
148mm
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EAN
9782385081348
Titre
La vie de Joachim de Flore. un Saint et mystique de la foi catholique
Auteur
Aegerter Emmanuel
Editeur
CULTUREA
Largeur
148
Poids
154
Date de parution
20220825
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L'Evangile éternel, attribué à Joachim de Flore par ses disciples, a été condamné puis détruit en 1256 par la Papauté. On comprend pourquoi. Il annonçait, après le règne du Père, après celui du Fils, l'imminence du règne de l'Esprit. "Alors l'Esprit Saint surgira, et clamera de sa grande voix : "Le Père et le Fils ont agi jusqu'à maintenant. Et maintenant, moi, j'agis". " Car l'Ancien Testament, dans le système de Joachim, appartenait au Père, le Nouveau Testament au Fils et "l'entendement spirituel de l'un et de l'autre" relevait du Saint-Esprit. Bien que la plupart des décrits de Joachim de Flore furent détruits, trois tomes qui avaient déjà fait l'objet d'une publication échappèrent au bûcher : Le livre de la concordance entre les deux Testaments, L'explication de l'Apocalypse et Le Psaltérion décacorde. L'influence qu'ils exerceront dans les décennies suivantes sera immense et, principalement, tout au long du Moyen-Age. On la retrouvera chez Guillaume Postel, Campanella, Jacob Boehme, Paracelse, Swedenborg, Lessing, Hölderlin, Novalis, Schlegel, Fichte, Hegel et Schelling. Avec des extraits des oeuvres sauvées et traduites pour la première fois en français, l'écrivain et historien Emmanuel Aegerter a réussi à reconstituer le titre original scandaleux : Evangelium aeternum. L'introduction et les notices de présentation sont des guides précieux pour qui veut comprendre ces révélations sur les temps futurs considérées à l'époque de leur écriture comme hérétiques. Cet ouvrage condamné par l'Eglise reste encore essentiel pour comprendre comment le levain du prophétisme fait lever la pâte de l'histoire.
L'Évangile éternel" de Joachim de Flore est une oeuvre captivante qui plonge le lecteur dans les méandres de la théologie médiévale. Ce texte, interdit par la Papauté en 1256, explore des concepts spirituels révolutionnaires pour son époque, remettant en question les doctrines établies. Joachim de Flore, un abbé cistercien du XIIe siècle, propose une vision prophétique de l'Histoire chrétienne, divisée en trois âges : celui du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ces âges symbolisent respectivement l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et une ère future de paix et de compréhension universelle sous l'égide de l'Esprit Saint. L'oeuvre, bien que controversée, a influencé de nombreux penseurs et mouvements religieux à travers les siècles. Elle offre une perspective unique sur la progression spirituelle de l'humanité et propose une réflexion profonde sur la relation entre l'homme et le divin. Ce livre, bien que complexe, est une invitation à la méditation sur le temps, la foi et l'évolution des croyances religieuses. L'érudition de Joachim de Flore et sa capacité à articuler des idées théologiques audacieuses font de cet ouvrage une lecture incontournable pour quiconque s'intéresse à l'histoire de la pensée chrétienne. L'AUTEUR : Joachim de Flore, né vers 1135 en Calabre, est une figure emblématique de la théologie médiévale. Abbé cistercien, il est surtout connu pour ses écrits prophétiques et sa vision tripartite de l'Histoire chrétienne. Son oeuvre principale, "L'Évangile éternel", a suscité à la fois admiration et controverse, conduisant à son interdiction par la Papauté au XIIIe siècle. Joachim a passé une grande partie de sa vie à étudier les textes sacrés, cherchant à comprendre et à interpréter les mystères de la foi chrétienne. Son approche innovante et son désir de réformer l'Église ont influencé de nombreux mouvements spirituels, notamment les franciscains spirituels. Bien que ses idées aient été jugées hérétiques par certains de ses contemporains, elles ont continué à inspirer des générations de théologiens et de mystiques. Joachim est décédé en 1202, mais son héritage perdure, témoignant de son influence durable sur la pensée religieuse. Sa capacité à combiner érudition et spiritualité a fait de lui une figure respectée et étudiée dans le domaine de la théologie.
C'est en révélant l'envers du réel dans un geste de réappropriation, que Laurence Aëgerter, artiste plasticienne née en 1972 à Marseille, construit ses histoires. L'appropriation de cette matière protéiforme ? dictionnaires, livres d'histoire, images d'archives ou glanées sur internet, objets d'art, musées ? agit sur son imagination et ouvre la voie à nombre d'expériences : photographies, livres d'artistes, installations in situ, tapisseries, projets collaboratifs. L'autre, véritable alter-égo, joue un rôle majeur dans l'élaboration de son oeuvre. Cette monographie est publiée à l'occasion de l'exposition événement organisée au musée du petit Palais à Paris à partir d'octobre 2020. Suivront une exposition à Amsterdam au Musée de la Psychiatrie et une exposition au musée Réattu à Arles en 2021.
Des siècles séparent l'existence d'Elisabeth, une pianiste d'Europe centrale du XXe siècle, de celle d'une jeune princesse d'Égypte ancienne ayant vécu en 4500 avant J.-C. Pourtant, il s'agit de la même femme. Pianiste, sculpteur et mère de famille, Elisabeth Haich vit en Hongrie durant la Seconde Guerre mondiale lorsqu'elle va basculer dans des états de conscience modifiés. Elle va alors se souvenir de ses vies antérieures et notamment de la vie exceptionnelle d'une princesse égyptienne. Dans l'Égypte ancienne, cette jeune fille est initiée aux secrets de la prêtrise par le Grand Prêtre Ptahhotep. Elle se voit dévoiler les connaissances éternelles de la vie et de la mort. Un roman autobiographique vertigineux qui nous amène à comprendre et à appliquer les lois cachées de l'univers, de l'âme humaine et du destin.
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.