Malgré une moindre notoriété en France que celle de S. Freud, Alfred Adler (1870-1937) occupe néanmoins une place capitale dans la psychologie des profondeurs que démontre son succès dès 1920, dans beaucoup de pays d'Europe et aux Etats-Unis. L'adlérisme apporte une enrichissante contribution à la compréhension du comportement humain et de ses motivations inconscientes : la formation de la personnalité autour d'une grille de lecture qui s'installe très tôt, la possibilité de comprendre cette grille de lecture et ses déviations pathologiques, le sens à attribuer à la vie, la tendance universelle à tout faire pour se développer le mieux ou le moins mal possible face aux difficultés de l'existence qui ravivent le sentiment de vulnérabilité et de limitations de la personnalité. Un certain nombre de ses idées ont pénétré la psychologie actuelle, sans que l'on signale toujours leur origine, comme le rôle de la fratrie dans la construction de la personnalité, les principes d'une éducation fondée sur la psychologie, les attitudes assurant des relations et des échanges équilibrés et satisfaisants entre les personnes et les groupes. L'humanisme d'Adler répond à l'inquiétude de notre monde actuel et aux besoins d'une société plus humaine : reconnaissance et respect de la valeur de chacun, solidarité, refus de l'exclusion, partages plus justes, égalité de la femme.
Nombre de pages
214
Date de parution
01/12/2006
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296018013
Titre
La psychologie de la vie
Auteur
Adler Alfred ; Viguier Régis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20061201
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le royaume moundang de Léré apparaît sur la scène historique au milieu du XVIIIe siècle. Couvrant un territoire de près de 5000 km2, il est situé au sud-ouest du Tchad, aux confins du Nord-Cameroun. Pendant près d'un siècle, ce petit royaume réussit à résister aux assauts des cavaliers Peuls dont le zèle pour propager la foi du Prophète n'était pas moins ardent que leur désir de rapine. Puis il subit la domination française qui ne ménagea guère le pouvoir local. Malgré ces guerres avec un ennemi doté d'une force militaire supérieure et d'un puissant ascendant idéologique et culturel, malgré un joug colonial pesant, la royauté de Léré avait su maintenir jusqu'à nos jours des structures politiques et rituelles à peu près intactes. Cet ouvrage, rédigé à partir d'enquêtes intensives effectuées à Léré et dans l'ensemble du pays moundang entre 1967 et 1982 n'est pas une reconstruction historique mais l'analyse d'un système qui alors était un système en activité. L'auteur a vécu plus de 3 ans à Léré, la capitale, et dans les villages de brousse et a partagé la vie quotidienne des habitants et pris part à leurs cérémonies rituelles. Vieux de plus d'un quart de siècle, cet ouvrage prend maintenant les allures d'un livre d'histoire car nul territoire, nul peuple ne peut aujourd'hui échapper à la tourmente de la mondialisation. Cette réédition peut servir à renforcer l'attachement profond que, comme bien d'autres populations africaines, les Moundang - et particulièrement les jeunes - gardent pour leur culture et pour un ordre symbolique liant leur société à un ordre cosmique que les consciences ressentent aujourd'hui comme profondément ébranlé.
À partir d'observations de terrain recueillies chez les Moundang du Tchad et de nombreux exemples choisis dans l'ensemble du continent noir Alfred Adler présente et analyse les différentes manières qui articulent la royauté, considérée dans sa dimension magique et politique, avec les institutions religieuses. C'est ainsi qu'il examine les relations du pouvoir royal avec les autorités en charge des rites les plus importants, les maîtres des masques, responsables de l'initiation, et les prêtres de la terre, dont dépendent les sacrifices liés aux fêtes du calendrier agraire. L'auteur renouvelle l'ancienne et fascinante question du totémisme à travers l'analyse des rapports entre royauté et organisation clanique. Loin de l'image caricaturale coloniale ou post-coloniale du tyran africain, cet ouvrage d'anthropologie nous fait découvrir combien ces sociétés de tradition orale ont pensé et su contenir les abus du pouvoir politique.
Adler étudie, dans l'espace social, le dynamisme de la personnalité considérée comme une et indivisible. Il analyse son mouvement psychique d'un en-bas vers un en-haut, de la féminité vers la masculinité, de l'infériorité et de l'insécurité vers la supériorité et la sécurité, c'est-à-dire vers un but compensateur déterminant les souvenirs, les rêves, les actes manqués. Un individu se crée ainsi son style de vie, son caractère.
Pionnier de la psychologie des profondeurs, Alfred Adler (1870-1937) fut, avec Jung, l'un des principaux disciples et dissidents de Freud. Son influence a été considérable au XXe siècle sur l'évolution en médecine et en pédagogie. Considérant que tout n'est pas inscrit dans nos gènes et que l'être humain est perfectible, il explique ici, à travers les deux thèmes de l'adaptation sociale et du complexe d'infériorité, comment aider l'enfant puis l'adolescent à prendre confiance en lui et acquérir une bonne estime de soi.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...