Ce sont des apostilles, "des ajouts. Notes de l'après". C'est sur cette définition que s'ouvre le premier texte de ce livre qui en compte vingt-cinq. Vingt-cinq textes, vingt-cinq notes, notes d'après la veille, la veille le long d'une nuit ou toutes les veilles le long de toutes les nuits, "des nuits indiscernables réunies dans la nuit". Indiscernables comme les ombres qui peuplent ce livre, comme les formes dans le noir ; "on ne sait pas si ce qu'on écrit de la nuit doit être informe ou non / on ne sait pas comment parler de quelque chose qui n'a pas de forme". L'image, même lorsqu'elle se dérobe, même lorsqu'elle est floue, semble au coeur de Ce sont des apostilles, notamment dans son lien à l'écriture et son rapport au réel. Ces liens entre image, écriture et réel, Maxime Actis s'y confronte avec justesse et retenue ; "pas trop de figures", dit-il dans une lettre à Jack Spicer. Et, évoquant le travail pictural de Fra Angelico, il estime "qu'on ne saurait être aussi humble avec le langage". A la fin du livre, la lumière revient et le texte s'arrête.
Nombre de pages
40
Date de parution
11/07/2016
Poids
100g
Largeur
13mm
Plus d'informations
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EAN
9782955339138
Titre
Ce sont des apostilles
Auteur
Actis Maxime
Editeur
SERIE DISCRETE
Largeur
13
Poids
100
Date de parution
20160711
Nombre de pages
40,00 €
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Neige sur google maps Rhodopes traversées 4 jours, brouillard gras à midi avant, ici, les Montagnes étaient filles de la Terre ça ne se voit pas la mythologie n'est qu'une affaire de majuscules pluie, me repliant va-vite dans le local d'une station-service à la source de la ville k-way fluo, gouttes, pièces pour machine, carrelage Tetris, verres en plastique blanc je m'allonge sur le sac et je regarde le néon trouver une grotte et y dormir et coller fatigué front au sol un sanctuaire que j'aurai découvert dans la forêt, froid, plutôt que dans le guide vert je trouverai peut-être un coin où pieuter dans Homère ou Ovide
Ibrahim Qashoush est un héros, Ibrahim Qashoush est un révolutionnaire, bientôt Ibrahim Qashoush devient un martyr. Il devient le " rossignol de la révolution ", la légende des meurtris, des opprimés, des vaincus. Pourtant, d'Ibrahim Qashoush, on ne sait rien. Maxime Actis enquête à son propos avec les moyens qui sont les nôtres, avec les échos qui nous entourent depuis le début de la guerre en Syrie en 2011. Il écrit contre l'oubli, ravive les images, même celles de l'horreur, pour le souvenir et la dignité des disparus, innocents, rebelles, hommes, femmes ou enfants. Avec beaucoup de délicatesse, il tisse un récit intense, haletant, inquiétant, et c'est tout le tumulte de cette guerre civile qui se ranime devant nos yeux.
R d'Éden est un lieu de vie où les Brutusses et Brutus expérimentent des hospitalités alternatives maladroites. Alors que la pluie ne cesse de tomber et l'eau de monter, de plus en plus de Brutusses et Brutus viennent s'y réfugier.Les Brutusses et Brutus sont ces personnages, abîmés d'une façon ou d'une autre par le réel. À R d'Éden ces arrivées sont l'occasion pour chacun et chacune de partager le récit de leurs vies minuscules, avec pour fil commun la question du départ. Même si personne ne sait vraiment comment raconter ses histoires, ils et elles apprennent à s'écouter tandis qu'au loin parvient l'écho d'un cortège, venu de bien plus loin encore.Entre huis clos et roman choral, entre fiction et documentaire, Maxime Actis compose avec beaucoup d'acuité un récit intense sur les exodes contemporains, et les élans de solidarité qui y naissent.
En juillet 2011, pendant le soulèvement du peuple syrien contre Bachar el-Assad, Ibrahim Qashoush est retrouvé mort. Ses cordes vocales ont été arrachées : il aurait chanté l'hymne de la contestation. Très vite, il devient le "Rossignol de la révolution" et martyr de la résistance populaire. Dix ans plus tard, alors que le dictateur est renversé, l'histoire se fissure quand apparaît Abdul Rahman Farhoud, le véritable auteur de la chanson attribuée à Qashoush. Etalée sur dix ans, cette enquête explore la façon dont les conflits contemporains produisent des images qui nous hantent. A travers une pluralité de récits, une fresque collective se dessine, comme un hommage à ces anonymes qui, sans nom ni légende, portent pourtant l'espoir à bout de bras.
Des poèmes, écrits sur mon téléphone ou mon ordinateur portable. Certains avec des majuscules. Certains avec des titres, ou des dédicaces. A de rares moments dans l'année, une partie de mon cerveau, et peut-être aussi d'autres parties de mon corps, se rend disponible pour la poésie. J'en profite pour m'en servir. Plus tard, avec l'aide de mes éditeurs, je mets ces poèmes dans l'ordre. J'en supprime quelques-uns. L'un d'eux parlait de la beauté". Hugo Pernet
Sur l'échelle danser" est un texte tissé de plusieurs voix. Voix de la poète ou du narrateur déambulant, où affleurent les difficultés, les peines, la solitude mais aussi beaucoup de volonté, de tendresse, d'humanité. Voix aussi entendues à la radio, échos du monde, des souffrances, des violences, des inégalités qui le traversent et dont chaque jour nous sommes les témoins. Et voix de la littérature enfin, d'auteurs et d'autrices, qui viennent se mêler au texte, s'y fondre, tantôt renforçant tantôt contrebalançant les autres voix. Si ces citations s'intègrent si bien, si justement au texte, c'est que Claude Favre mène depuis de nombreuses années un travail tout à fait particulier de mémorisation de textes qui est venu nourrir l'écriture de ce livre.
Né d'un travail quotidien d'écriture suivant un processus de remémoration et de trace, "Ce presque là" questionne au fil des pages le réel, sa présence, et l'écart à l??uvre dans toute tentative d'expression. Xavier Evstigneeff convoque avec précision les signes, la ponctuation, les silences ; et la phrase, malgré un effacement progressif de certains de ses aspects reconnaissables, n'est jamais tout à fait absente. Les répétitions, les reprises de motifs, très présentes au début, elles aussi s'effacent à mesure de l'avancée du texte, et la lecture trouve son propre rythme, au-delà de l'exercice originel.
S'éloigner du sujet" est un livre de poésie où rapport à la ville et rapport à l'écriture s'entremêlent. La première partie confronte des phrases traitant de l'effacement des aspérités urbaines, par le biais d'opérations de rénovation, à d'autres travaillant la possibilité d'une poésie à plat. Après une deuxième partie en forme d'intermède, la troisième balance entre mouvement de l'écriture et mouvement de la marche. Le texte utilise de nombreux infinitifs, qui pourraient évoquer des mots d'ordre, mais des mots d'ordres problématiques. De manière générale l'écriture avance par contradictions interne.