Bien que prévue par l'accord de Taëf, qui mit fin à la guerre civile libanaise, jamais l'instauration d'un Parlement bicaméral n'a été envisagée avec sérieux. Pourtant, un sénat pourrait apporter aux institutions politiques libanaises le dynamisme qui leur fait défaut, en séparant en deux assemblées distinctes les principes contradictoires que sont la représentation du peuple et la protection des confessions.Cet essai plaide pour la mise en ?uvre d'une telle réforme, loin des slogans anti-confessionnels irréalistes ou du communautarisme excessif. Il propose surtout une réflexion concrète sur l'avenir des institutions de la République libanaise. Quelle serait la composition de chacune des deux chambres du Parlement ? Quel mode d'élection choisir ? Comment répartir les compétences entre la Chambre des députés, assemblée du peuple, et le Sénat, représentant des confessions ...
Nombre de pages
284
Date de parution
09/10/2025
Poids
340g
Largeur
135mm
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EAN
9782336513768
Auteur
Abou Adal Gabriel ; Bitar Karim Emile
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20251009
Nombre de pages
284,00 €
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Abou-Samra Myriam ; Heu-Boulhat Elodie ; Perrard M
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...