Pour une histoire franco-algérienne. En finir avec les pressions officielles et les lobbies de mémoi
Abécassis Frédéric ; Meynier Gilbert ; Frémeaux Ja
LA DECOUVERTE
20,30 €
Epuisé
EAN :9782707154545
L'histoire de l'Algérie coloniale suscite toujours des débats passionnés. La sanglante guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) explique cette passion qu'on ne retrouve pas pour les autres ex-colonies françaises: les mémoires blessées de ses acteurs - militaires français, pieds-noirs, harkis, combattants du FLN... - se bousculent encore dans un affrontement d'histoires souvent mythifiées, voire mystifiées, de part et d'autre de la Méditerranée. Comment en finir avec ce passé franco-algérien qui divise, comment construire enfin une histoire partagée pour affronter sereinement un présent où ses traces sont si prégnantes? Par le travail des historiens indépendants, loin des histoires officielles. Telle est la conviction qui a animé les organisateurs du colloque organisé à Lyon en juin 2006: "Pour une histoire critique et citoyenne au-delà des pressions officielles et des lobbies de mémoire: le cas de l'histoire franco-algérienne". Ce livre restitue, pour les non-spécialistes, une synthèse accessible des quelque soixante-quinze communications à ce colloque d'historiens français, algériens et d'autres pays. On y découvrira la formidable richesse des savoirs accumulés depuis des décennies, mais surtout dans les dernières années, sur l'histoire de l'Algérie coloniale, dans toutes ses dimensions: politiques et sociales, économiques et militaires, culturelles et religieuses. En bref, une remarquable défense et illustration de l'autonomie et de la fonction sociale et éducative de l'historien, en même temps qu'une introduction éclairante à l'histoire de l'Algérie coloniale. Biographie: Frédéric Abécassis est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Lyon, Ecole normale supérieure Lettres et Sciences humaines, et membre du Laboratoire de recherche historique en Rhône-Alpes (LARHRA, UMR 5190). Gilbert Meynier, professeur émérite d'histoire de l'université Nancy-II, est notamment l'auteur de Histoire intérieure du FLN 1954-1962 (Fayard, 2002), Le FLN, documents et histoire, 1954-1962 (avec Mohammed Harbi, Fayard, 2004) et L'Algérie des origines. De la préhistoire à l'avènement de l'islam (La Découverte, 2006).
Nombre de pages
249
Date de parution
07/05/2008
Poids
302g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782707154545
Titre
Pour une histoire franco-algérienne. En finir avec les pressions officielles et les lobbies de mémoi
Auteur
Abécassis Frédéric ; Meynier Gilbert ; Frémeaux Ja
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
137
Poids
302
Date de parution
20080507
Nombre de pages
249,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Gugelot Frédéric ; Zawadzki Paul ; Abécassis Arman
Au moment où l'Association française de sciences sociales des religions avait décidé de susciter une réflexion collective sur le rire et le religieux en février 2015, personne ne se doutait que ses travaux porteraient l'ombre tragique des attentats du 7-9 janvier. C'est qu'une part non négligeable du questionnement sur le rire hantait déjà les conflits charriés par l'actualité, qu'il s'agisse des "caricatures de Mahomet" ou des spectacles dits humoristiques mais vecteurs de haine. Plus profondément, le rire convoque la pensée de longue date et la plupart des classiques ont tenté d'en élucider les ressorts. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage ne pouvait qu'être interdisciplinaire. Ne serait-ce qu'en raison de la surcharge sémantique suggérant qu'il n'y a pas un rire, mais des rires. Pour des raisons bien compréhensibles, l'intuition portée par les réactions aux attentats associe le rire à l'esprit critique. Ce rire-là met en doute les certitudes et les évidences métaphysiques. Il procède d'une distance réflexive entre le sujet et ses croyances absolutisées. Pour autant, le problème politique et moral du rire n'est guère réductible à l'opposition entre la liberté des démocrates et la censure de leurs ennemis. Certains types de rires appartiennent aussi à l'horizon croyant, et surgissent de l'intérieur de certaines cultures religieuses vivantes.
La Shoah est la tentative la plus radicale, dans l'Histoire, d'anéantissement de l'homme par l'homme, et plus précisément, de ce qu'il y a de plus humain en l'homme : sa pensée. Ce point est en voie de devenir de plus en plus clair aux consciences contemporaines. Mais celles-ci distinguent-elles également que la Shoah n'est pas terminée ? Les principes en jeu dans cet événement historique inouï continuent en effet à produire des catastrophes ; l'une d'entre elles, encore trop rarement identifiée, est l'entreprise visant à nier l'existence même de la Shoah : le négationnisme. Interroger le négationnisme, c'est interroger encore la Shoah, mais sous une autre forme. C'est apporter du coup un éclairage supplémentaire sur cette tentation suicidaire dont l'homme sait faire particulièrement preuve depuis le XXe siècle.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.