Rire sans foi ni loi ? Rire des dieux, rire avec les dieux
Gugelot Frédéric ; Zawadzki Paul ; Abécassis Arman
HERMANN
30,15 €
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EAN :9791037006639
Au moment où l'Association française de sciences sociales des religions avait décidé de susciter une réflexion collective sur le rire et le religieux en février 2015, personne ne se doutait que ses travaux porteraient l'ombre tragique des attentats du 7-9 janvier. C'est qu'une part non négligeable du questionnement sur le rire hantait déjà les conflits charriés par l'actualité, qu'il s'agisse des "caricatures de Mahomet" ou des spectacles dits humoristiques mais vecteurs de haine. Plus profondément, le rire convoque la pensée de longue date et la plupart des classiques ont tenté d'en élucider les ressorts. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage ne pouvait qu'être interdisciplinaire. Ne serait-ce qu'en raison de la surcharge sémantique suggérant qu'il n'y a pas un rire, mais des rires. Pour des raisons bien compréhensibles, l'intuition portée par les réactions aux attentats associe le rire à l'esprit critique. Ce rire-là met en doute les certitudes et les évidences métaphysiques. Il procède d'une distance réflexive entre le sujet et ses croyances absolutisées. Pour autant, le problème politique et moral du rire n'est guère réductible à l'opposition entre la liberté des démocrates et la censure de leurs ennemis. Certains types de rires appartiennent aussi à l'horizon croyant, et surgissent de l'intérieur de certaines cultures religieuses vivantes.
Nombre de pages
301
Date de parution
27/01/2021
Poids
453g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791037006639
Titre
Rire sans foi ni loi ? Rire des dieux, rire avec les dieux
Auteur
Gugelot Frédéric ; Zawadzki Paul ; Abécassis Arman
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
453
Date de parution
20210127
Nombre de pages
301,00 €
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Au XXe siècle, alors que la sécularisation de la société s?amplifie, que les vocations ecclésiastiques s?effondrent, des écrivains catholiques aspirent à obtenir une vraie reconnaissance littéraire tout en revendiquant leur étiquette de croyant. De Barbey d?Aurevilly à Bernanos, de Bloy à Cesbron, de Bourget à Michel de Saint-Pierre, ils offrent aux lecteurs deux veines d?une littérature d?inspiration catholique profondément différentes. Ils développent une nouvelle forme de fiction, le roman sacerdotal, où un prêtre de papier est au coeur du drame, mêlant inextricablement écriture d?engagement et recherche littéraire. Enjeux spirituels, politiques, sociaux et littéraires ne se séparent pas. Même les choix esthétiques répondent à un projet tant littéraire que spirituel.
Une décennie durant, un chanteur hors normes triomphe dans les plus grandes salles parisiennes, du palais de Chaillot à l'Olympia, en Europe et dans le monde entier, avec sa soutane et sa guitare : le jésuite Aimé Duval, surnommé le « guitariste du Bon Dieu », vend des millions de disques et entre dans le star system de l'époque. Avec prêtres et religieuses, comme Didier Mouque, Maurice Cocagnac et Soeur Sourire, il veut répandre la parole de Dieu, évangéliser les foules et nourrir la foi des fidèles. Mais l'ivresse du succès a pavé la voie à d'autres ivresses plus pernicieuses, qui conduiront au naufrage de cet apostolat très critiqué. C'est tout un pan de la mission catholique qui défaille. L'Église catholique peut-elle proposer une alternative chrétienne au déferlement des cultures populaires qui embrasent les plus jeunes générations ... Frédéric Gugelot nous offre ici une pièce haute en couleur et méconnue de l'histoire du catholicisme au xxe siècle. Un livre au parfum de vinyle. Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Reims, Frédéric Gugelot a notamment publié La conversion des intellectuels au catholicisme en France.
Gugelot Frédéric ; Vanderpelen-Diagre Cécile ; War
Dans les pays les plus catholiques, les capitales comme Bruxelles, Paris, Port-au-Prince, Québec ou Rome ont cristallisé l'opposition traditionnelle entre les métropoles, lieux de perdition morale, et les villages, lieux de préservation de la foi ancestrale. Quelles stratégies de reconquête urbaine les catholiques ont-ils déployées depuis au moins deux siècles, conscients que l'avenir se joue aussi au centre ? Quelles lectures du monde urbain et quels imaginaires des villes ont-ils proposés ? Dans ce dossier thématique, des spécialistes de différentes disciplines montrent que les mouvements catholiques ont engendré des dynamiques propres où la capitale s'est imposée comme "terre de mission" et objet de "croisades" pastorales à travers la popularisation de lieux de culte et l'inscription de signes visibles dans l'espace et le temps des villes. Il s'agissait surtout de sauvegarder une communauté catholique bouleversée par les transformations rapides des sociétés occidentales aux XIXe et XXe siècles. Les étapes de la vie (naissance, initiation religieuse, mariage, mort) et les sphères de la société (mouvement de jeunesse, relations amicales et conjugales, loisirs, transmission des valeurs) ont été balisées à un moment où le maillage géographique et social s'est éloigné de la paroisse. Mais la reconquête de l'espace public par des tentatives de représentation politique s'est heurtée à la privatisation croissante de la croyance.
De la fin du XIXe siècle aux années trente, un phénomène collectif sans précédent vient bouleverser le monde de l'art et de la pensée: la conversion des intellectuels au catholicisme, alors même que l'Eglise se constitue en citadelle assiégée face aux coups de boutoir de la déchristianisation. Au-delà des noms bien connus de Claudel, Foucauld, Péguy ou Maritain, ce retour à la religion concerne plus de cent cinquante personnalités dont le romancier à succès Paul Bourget, de nombreux membres de la NRF naissante comme Henri Ghéon, Jacques Copeau, Jacques et Isabelle Rivière, et des poètes, Max Jacob, Jean Cocteau ou Pierre Reverdy. Témoins désenchantés de la faillite du lien social, ces intellectuels travaillent ardemment à sa refonte, dans des lieux aussi divers que les coopératives de prières ou les écoles d'art chrétien. Dans cette étude devenue un classique, Frédéric Gugelot montre l'étendue de ces conversions, l'originalité des parcours spirituels et l'ampleur de leur influence au moment où l'Eglise est confrontée aux interrogations de la modernité. Une contribution déterminante à la connaissance d'un phénomène qui annonce les mouvements catholiques de masse de la fin du XXe siècle.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.