Djibouti au XXIe siècle. Enjeux politiques et économiques contemporains dans un environnement troubl
Abdillahi Aden Omar ; Bach Jean-Nicolas
KARTHALA
28,01 €
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EAN :9782384090181
Réduire Djibouti à une invention coloniale n'est pas la piste empruntée et explorée dans cet ouvrage. Les contributions de ce livre rappellent plutôt à quel point cet Etat et cette nation relèvent de dynamiques endogènes, pour juguler les hostilités coloniales, régionales et environnementales. Le territoire et le peuplement de Djibouti sont en effet antérieurs à la période coloniale, bien que cette dernière ait profondément affecté sa trajectoire. Depuis la présence coloniale, jusqu'aux nouvelles dynamiques impériales contemporaines durant la Guerre froide, la guerre contre le terrorisme et jusqu'aux "nouvelles routes chinoises de la soie" (road and belt initiative), cet ouvrage revient sur les logiques d'appropriation, d'extraversion, d'opportunité et de survie de Djibouti. Les évolutions globales de Djibouti jusqu'au début de ce XXIe siècle permettent de dégager trois grandes tendances : Djibouti à la croisée des empires depuis la période coloniale jusqu'à nos jours ; au coeur de l'insécurité internationale ; enfin, Djibouti face aux défis politiques et économiques contemporains. Cet ouvrage, fruit d'une collaboration entre chercheurs djiboutiens et français, se donne pour objectif de revenir sur les dynamiques tant internes qu'externes connues par Djibouti depuis les années 2000. Cet ouvrage comble un vide dans la littérature sur Djibouti et offre un aperçu de l'évolution du pays durant les deux dernières décennies. Il a pour vocation de comprendre les étapes franchies et les progrès accomplis par le pays, analyser les insuffisances et les défis auxquels il fait face.
Nombre de pages
252
Date de parution
20/07/2023
Poids
420g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782384090181
Auteur
Abdillahi Aden Omar ; Bach Jean-Nicolas
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20230720
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252,00 €
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Le livre Le chercheur en devenir. Voyage méthodologique à travers les sciences sociales est un guide destiné aux étudiants, encadreurs et jeunes chercheurs, surtout en contexte africain. Il s'appuie sur plus de quinze ans d'enquêtes de terrain et de recherche universitaire pour rendre la méthodologie de recherche accessible et concrète. L'ouvrage explique toutes les étapes de la réalisation d'un mémoire, d'une thèse de doctorat ou d'un projet scientifique, de la formulation du sujet à la présentation des résultats. Il met l'accent sur des exemples tirés des réalités comoriennes, sénégalaises et malgaches. L'auteur défend l'idée que la recherche est un acte de liberté et non un privilège réservé à une élite. Il insiste sur trois valeurs fondamentales : rigueur, curiosité et humanisme. Le livre adopte une approche pédagogique, vivante et contextualisée.
Le Grand mariage est un phénomène ancien qui a cours aux Comores depuis des siècles. C'est un fait sociologique qui caractérise les ethnies, les tribus, les clans, les lignages et les familles de l'archipel. S'il est pratiqué dans tout l'archipel, en revanche les formes diffèrent d'une île à une autre, d'une région à une autre et d'une localité à une autre. Mais il y a des étapes qui se recoupent dans l'accomplissement du Grand mariage : les fiançailles, l'abattage des zébus, l'envoi de la dot. La majorité des Comoriens pratiquent l'islam d'obédience chafiite qui s'est implanté dans l'archipel au VIIe siècle. Venu du continent, le Grand mariage s'est adapté à l'islam. Même musulmans, les Comoriens adhèrent au Grand mariage, considéré par les orthodoxes comme une pratique relevant des coutumes animistes. Dans ce monde musulman, il y a un conflit ouvert entre les conservateurs et les orthodoxes musulmans.
Abdillahi Ahmed Achaa ; Chitou Ibrahim ; Smeesters
Cet ouvrage collectif est le fruit du colloque international organisé les 15 et 16 décembre 2013 par l'Université de Djibouti, avec la participation d'experts de huit pays distincts et de hauts représentants des sociétés portuaires et logistiques, publiques et privées de Djibouti. Port au carrefour de transports internationaux, Djibouti est, à l'instar de Casablanca, Dakar, Le Caire et Lomé, intégré dans un processus de développement socioéconomique qui génère investissements, perfectionnement de ressources humaines et pôle politique régional de sécurité maritime. Comment se donner les moyens en vue d'appréhender l'évolution des nouvelles opportunités, des interconnexions entre les ports et avec les autres modes de transports, des contraintes et des modes de gestion des ports en tenant compte de l'organisation logistique comme vecteur structurant de la rationalisation des activités ? Les réponses apportées par les auteurs se structurent autour de ces trois axes : 1 - les stratégies portuaires face à l'évolution de la logistique ; 2 - les défis de la navigation confrontée à la piraterie maritime et 3 - les politiques des transports à l'épreuve des exigences des interconnexions. Les réflexions et conclusions de ce recueil interpellent donc directement les acteurs du secteur "Logistique et Transport" dont les élites politiques, économiques et scientifiques.
En Afrique, on appartient forcément à une tribu qui a su s'organiser, tant de l'intérieur que dans ses rapports avec ses voisins. Ce fut autrefois le cas des sociétés d'éleveurs nomades de Somalie et de Djibouti. Mais avec les transformations socio-historiques (colonisation, urbanisation, accession à l'indépendance), une attitude nouvelle est apparue : placer sa tribu au-dessus des autres. C'est le tribalisme, avec toutes les conséquences de cette survalorisation dans le fonctionnement de l'Etat. Comment se sont opérés ce changement et ce dérapage dans des communautés qui, par ailleurs, se réclament toutes de l'islam - une religion dont les idéaux sont pourtant incompatibles avec le tribalisme ? Comment imaginer se défaire de cette pratique qui gangrène et paralyse le quotidien des populations ? Pour répondre à ces questions, l'auteur s'inscrit dans le sillage de grands poètes comme Hadraawi et Gaariye, qui ont déjà ouvert la voie en fustigeant le tribalisme.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.