Le Niger face au Sida : atouts et faiblesses de la stratégie nationale contre la pandémie
Abba Seidik
L'HARMATTAN
20,00 €
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EAN :9782296059566
Aux carrefours des Sciences de l'information, de la Sociologie et des Sciences politiques ce livre donne une photographie exacte de la pandémie du VIH/Sida au Niger, pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, déjà confronté, par ailleurs, à de nombreux défis de développement. A partir d'enquêtes de terrain, d'entretiens et d'observations l'auteur rend compte, dans une écriture claire et accessible, des rapports au Sida de différents acteurs nigériens de la vie sociale : politiques, associations de la Société civile, médias, experts et malades. Il en arrive ainsi à examiner les forces et les faiblesses de la stratégie nigérienne de lutte contre la pandémie, soulignant, entre autres, l'existence d'une réelle volonté politique et des moyens financiers conséquents pour y faire face. L'ouvrage aborde également les insuffisances de cette stratégie en s'attardant sur la faiblesse de la couverture sanitaire nationale et l'absence des ressources humaines en qualité et en quantité. Il s'y ajoute la représentation négative de la maladie dans un contexte socioculturel où elle reste fortement entourée de "tabous". Après avoir procédé à cet état des lieux de la maladie et de la mobilisation pour la contenir, l'ouvrage suggère modestement quelques pistes susceptibles d'enrichir la stratégie nigérienne de lutte contre le VIH/Sida Il plaide pour l'émergence de nouveaux acteurs à travers l'implication des chefs traditionnels, des syndicalistes, des sportifs et des artistes dans les actions de prévention. Au total, l'auteur établit que si la séroprévalence au Niger est moins élevée que dans d'autres pays de la sous-région ouest-africaine, il n'en demeure pas moins que le Sida progresse fortement dans le pays, endeuillant des familles et laissant des veuves et des orphelins sans ressource.
Nombre de pages
193
Date de parution
25/06/2008
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296059566
Titre
Le Niger face au Sida : atouts et faiblesses de la stratégie nationale contre la pandémie
Auteur
Abba Seidik
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
270
Date de parution
20080625
Nombre de pages
193,00 €
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Elimination par des services secrets ? Attentat fratricide lié aux tensions internes à la rébellion armée ? Tragique accident ? Toutes les hypothèses avaient été envisagées au lendemain de la mort le 15 décembre 1995 de Mano Dayak, figure emblématique de la rébellion touarègue, dans l'avion qui le ramenait d'Azeghouei, dans le nord Niger, à Niamey. Plus de 14 ans après ce tragique événement, une part du mystère qui l'entoure persiste aujourd'hui encore ! Ce livre lève un coin de voile sur les circonstances exactes du crash du Cessna 337 en s'appuyant sur un document inédit : le Rapport de la commission internationale d'enquête ad hoc, composée de l'ASECNA, du Burkina Faso, de la France et du Niger. Les enquêteurs se sont rendus sur les lieux de l'accident, ont rencontré des témoins, commandé des expertises tant au Niger qu'en France. Le livre présente les principales conclusions de ce travail d'investigation. Et ses limites.
Ce livre dresse un état des lieux de la presse au Niger, passant au crible l'ensemble des difficultés auxquelles elle est confrontée. Il examine l'environnement juridique et socio-économique du journalisme au Niger, en distinguant la situation des médias publics de celle de la presse privée. L'ouvrage souligne ainsi l'inexistence d'une messagerie de la presse nigérienne, la faiblesse de la publicité et les problèmes de formation des journalistes. Ensemble, ces difficultés conjoncturelles et structurelles ont gêné le développement de la presse nigérienne. Et surtout sa professionnalisation. Le Niger demeure un des rares pays d'Afrique de l'Ouest à ne pas disposer de quotidien privé. La diffusion des journaux y est encore loin de celle des pays comme le Sénégal ou la Côte d'Ivoire. Le livre revient par ailleurs sur les relations entre le pouvoir politique et les journalistes, faites de féroce répression et de séduction. Si elle a été, dans les années 90, un des fers de lance de l'avènement du multipartisme dans le pays, la presse nigérienne apparaît aujourd'hui comme le parent pauvre de l'expérience démocratique nationale.
A partir de témoignages d'acteurs au coeur du pouvoir de l'époque et d'une documentation de première main, ce livre présente une dizaine d'affaires secrètes qui ont marqué la transition conduite entre le 18 février 2010 et le 06 avril 2011 au Niger par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRU), la junte qui a mis fin au projet du président Mamadou Tandja de se maintenir au pouvoir après son second et dernier mandat. Du cambriolage commis à "la Villa verte", siège du CSRD au Conseil d'administration avorté de la Société des mines du Liptako (SML), en passant par le débarquement des troupes françaises à Niamey, le raid manqué de China international fund (CIF) sur le Niger, le coup de froid entre Seif AI-Islam Kadhafi et le CSRD et le faux coup d'Etat du 3 août 2010, l'auteur détaille avec précision ces dix affaires emblématiques de la dernière transition militaire au Niger. Il met en perspective, apporte un nouvel éclairage aux affaires déjà évoquées de façon à garantir une valeur ajoutée à la connaissance du lecteur. L'ouvrage, nourri par une écriture claire et accessible, fourmille de révélations, notamment sur les dessous de l'attribution du barrage de Kandadji à la société russe Zaruhezhvdstroy, sur le départ précipité du Niger du général Moumouni Boureima, sur la cession de Sonitel et Sahel Com aux Libyens, sur la visite d'Anne Lauvergeon, alors présidente du directoire d'Areva, à Niamey et Arlit.
Prenant prétexte du parcours exceptionnel du professeur Boubakar Ba, décédé, à 78 ans, le 19 avril 2013 à Paris, ce livre aborde des enjeux d'une actualité brûlante : l'Etat postcolonial en Afrique, la conscience africaine, les défis des universités du continent. Premier Africain à entrer à l'Ecole normale supérieure (ENS, rue d'Ulm), premier recteur de l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey, Boubakar Ba, agrégé de mathématiques, discipline qu'il a enseignée pendant 28 ans en France, au Sénégal, à Madagascar, au Niger et en Côte d'Ivoire, fut un témoin-clé de l'évolution de l'Afrique contemporaine. Il aura eu parmi ses tout premiers étudiants nigériens l'actuel président du pays, Mahamadou Issoufou et son ministre du Pétrole et de l'Energie, Foumakoye Gado. Au détour d'un échange sur la création du Centre d'enseignement supérieur de Niamey, le recteur revient sur ses rencontres avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Béninois Albert Tévoédjrè. Dans un style clair et accessible, ce livre va bien au-delà du destin hors du commun du professeur Ba pour aborder la délicate question des frontières africaines héritées de la colonisation, revenir sur la jeunesse du capitaine révolutionnaire burkinabé, Thomas Sankara. Il décrypte en outre le coup d'Etat militaire du 15 avril 1974 au Niger, les relations entre Hamani Diori, Seyni Kountché, Mahamadou Issoufou et l'Université.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...