Les Juifs du Maghreb. Naissance d'une historiographie coloniale
Zytnicki Colette
SUP
19,00 €
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EAN :9782840507826
Comment a été écrite l'histoire des Juifs d'Afrique du Nord? L'ouvrage répond à cette question - qui n'a jamais été réellement posée jusqu'à présent - en s'intéressant à ceux qui ont fait l'historiographie des Juifs du Maghreb, aux méthodes et aux sources qu'ils ont utilisées, ainsi qu'au public touché. L'étude se déroule précisément dans le contexte de la société coloniale. Du fait de la mainmise française au sud de la Méditerranée, les Juifs entrent progressivement dans la modernité occidentale. Si l'on doit admettre que les récits historiques ne sont pas absents de la littérature traditionnelle, il n'en reste pas moins que l'histoire, en tant que genre savant tel qu'il était en train de se développer en France, se diffuse à partir du XIXe siècle dans le monde juif. Le passé juif devient donc objet d'histoire, une histoire écrite en français, à destination d'un public varié, juif ou non. Les premiers historiens avaient été d'abord des membres des élites juives, venus de France ou formés dans la métropole. Si les auteurs juifs avaient été nombreux, ils ne furent pas pour autant les seuls à s'intéresser au destin des israélites en terre maghrébine. Du fait de leur position singulière, les Juifs ne manquèrent pas de susciter la curiosité des savants coloniaux qui s'étaient penchés sur leurs origines et plus spécifiquement sur leurs liens avec les populations berbères. Ainsi le passé juif entra-t-il dans la bibliothèque coloniale, par le biais d'ouvrages érudits ou d'articles parus dans des revues publiées à Alger ou à Rabat. L'ouvrage embrasse donc la littérature historique sur les Juifs du Maghreb disponible en langue française depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'aux années 1950. Au-delà de l'aspect historiographique, il propose une réflexion sur l'évolution du monde juif maghrébin au temps de la domination française et sur les modalités de son inscription dans une modernité importée par les puissances de l'heure. Il interroge également le regard porté par le monde non juif sur les judaïcités d'Afrique du Nord. Ainsi ce livre se présente-t-il comme leur histoire culturelle et sociale à la période coloniale.
Nombre de pages
391
Date de parution
30/09/2011
Poids
545g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507826
Titre
Les Juifs du Maghreb. Naissance d'une historiographie coloniale
Auteur
Zytnicki Colette
Editeur
SUP
Largeur
151
Poids
545
Date de parution
20110930
Nombre de pages
391,00 €
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Célébré après sa mort comme un héros de l'histoire coloniale, le maréchal Bugeaud fut le principal acteur de la conquête de l'Algérie. Son nom est associé aux razzias et aux enfumades dont la mémoire est encore vive, en France comme en Algérie. Gouverneur de 1841 à 1847, sa mission première était de faire la guerre et la seconde, de coloniser. A Paris, son mandat fut considéré comme un succès quand son principal adversaire, Abd el-Kader, rendit les armes. Pourtant, à son époque déjà, de nombreuses voix s'élevèrent contre ses méthodes brutales et sans pitié pour les combattants comme pour les civils. Journalistes, hommes politiques, intellectuels dénoncèrent une violence devenue la marque même de cette première guerre d'Algérie. Ce livre pose un regard sans complaisance sur cette page sombre de la colonisation.
Sud-Nord, c'est la description d'un mouvement des trajectoires d'hommes, de leurs cultures et de leurs mémoires de part et d'autre de la Méditerranée. Un mouvement accompagné de ruptures, teinté de nostalgie, mais aussi fécond et créateur. Entre le Nord et le Sud, la décolonisation apparaît à présent comme un tournant et non comme une fin. Malgré bien des dissentiments, le passé commun revient peu à peu et se dévoile sous un jour nouveau. Proposant une approche renouvelée de l'histoire des colonies, ce livre met l'accent sur les influences, dans la société française contemporaine, des mouvements migratoire et culturels engendrés par la décolonisation. Il s'attache également à étudier la constitution d'un savoir, depuis la période coloniale, à travers la cuisine, la langue et la littérature véhiculé par les musulmans du Maghreb, les Français d'Afrique du Nord, les juifs et les chrétiens désormais installé en France. Résultat d'une coopération entre des chercheurs de France et de Tunisie, cet ouvrage illustre en lui-même l'existence du Sud dans la culture du Nord.
Résumé : La France et l'Algérie ont eu une histoire commune durant plus de 130 ans. Cette histoire commence et se termine par une guerre. La première de ces guerres est déclenchée par un incident diplomatique : un "coup d'éventail" infligé par le dey d'Alger au consul de France. S'ensuit une expédition punitive qui aboutit à une occupation, une prise de possession et enfin une appropriation tant militaire que politique, économique et culturelle. A partir de recherches algériennes et françaises, Colette Zytnicki analyse ce court laps de temps, entre 1830 et 1848, où les ferments de la tragédie algérienne se mettent en place. Il n'y avait, dans la colonisation de l'Algérie, aucun plan préétabli. Pourtant, en moins de vingt ans, la France conquiert la régence d'Alger et obtient, le 23 décembre 1847, la reddition de l'émir Abd el Kader. En 1848, au terme d'années de guerre, de violences et d'expropriations, ces terres forment trois départements français déjà peuplés de colons
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.