Agir en contexte. Enquête sur les pratiques ordinaires de l'éthique
Zuppinger Thibaud
KIME
27,00 €
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EAN :9782841747634
Agir en contexte est une enquête sur les pratiques ordinaires de l'éthique, en se donnant pour objectif de saisir l'aspect épistémologiquement douteux des valeurs engagées dans nos pratiques. Cette étude de la pratique ordinaire s'appuie sur deux traditions : d'une part les travaux sur l'ordinaire de filiation wittgensteinienne et d'autre part la phénoménologie husserlienne du monde de la vie. En empruntant cette double approche, nous pouvons alors saisir comment la philosophie peut conduire à perdre le monde et à manquer, dans le même mouvement, l'éthique. La mise à jour de cette dynamique sceptique n'est pas une impasse, mais au contraire indique le véritable enjeu : les besoins anthropologiques. L'hypothèse centrale qui est développée est que ce sont bien ces derniers qui mettent en forme les pratiques ordinaires. C'est autour de la thématique de l'anthropologie philosophique que s'articule le coeur de cet ouvrage. C'est à la suite de l'anthropologie philosophique développée par Hans Blumenberg dans le dialogue entre Husserl et Wittgenstein que nous cherchons à articuler l'aspect théorique et pratique de l'éthique. L'anthropologie philosophique, par sa nature transversale, apparaît comme une posture essentielle pour saisir la nature de nos pratiques ordinaires, mais également pour penser ce qui est du ressort de l'inacceptable. L'attention à l'important et les travaux sur le soin constituent le prolongement naturel de ces réflexions. A l'horizon de ces travaux, c'est aussi de la question de la place de l'homme dans la philosophie dont il est question.
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Nombre de pages
294
Date de parution
08/11/2016
Poids
384g
Largeur
145mm
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EAN
9782841747634
Titre
Agir en contexte. Enquête sur les pratiques ordinaires de l'éthique
Auteur
Zuppinger Thibaud
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
384
Date de parution
20161108
Nombre de pages
294,00 €
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La surprise du lieu, telle que nous l'entendons, n'a pas le statut de la rupture avec le familier : que je voie ce gravier à cet endroit de ce bord de ce chemin ne rompt guère mes habitudes et ne perturbe qu'à peine la banalité de ma vie. En ce cas, la surprise n'est en rien liée à un imprévu qui se concrétiserait, un impossible qui prendrait effet. Pas de surprise qui déboucherait sur un désarroi éphémère. Ce n'est pas qu'il y ait un gravier au bord de ce chemin qui est bouleversant (quoi de plus banal en effet) mais cette trivialité pour ce gravier de se trouver ici : ce qui me trouble durablement n'est pas un quelque chose qui m'arriverait mais seulement la présence passive d'une pauvre chose. Suite à ce premier temps de la surprise, je prends un second temps pour m'émerveiller de trouver cette chose (la plus modeste, peu importe) ici et non ailleurs. Je ne suis pas ému parce qu'il y aurait un affect lié à la chose ou à l'endroit qu'elle occupe : je ne regarde pas ce gravier comme je regarderai une photographie d'un être cher. Ce gravier et ce bord de chemin, je ne les rencontrerai sans doute plus jamais et ils ne m'émeuvent en rien parce qu'ils me rappelleraient un souvenir. Je ne partage avec eux ni passé ni avenir, et pourtant c'est par eux-mêmes ou plutôt par leur conjonction que je suis affecté : non par le charme de leur passéité ou la promesse de leur futur mais bien par le vertige de leur actualité.
Ni démocratie, ni association supranationale, ni ceci, ni cela. L'Europe cherche toujours sa définition et il semble plus aisé de la définir par l'énumération de ce qu'elle n'est pas que par ce qui, positivement, la caractérise. Qu'est donc, en réalité, l'Europe ? Comment interroger le "fait européen" aujourd'hui ? Quelles problématiques envisager pour interroger ce monstre institutionnel qu'est l'Union européenne ? Dans cet essai, Renaud Zuppinger relève le défi de "faire le point", d'interroger le su et le moins su, le dit et le non-dit, l'émergé, l'immergé et l'émergeant au sein du marécage institutionnel et administratif d'une Europe en pleine mutation. Ainsi met-il en lumière, avec une élégante clarté, les dynamismes cachés d'une nouvelle donne qui instaure, comme allant de soi et à notre insu, des distorsions qui font que nous passons de nation à nationalisme, d'Etat à fief, de peuple à populisme, et de famille gouvernante à tribu. Serions-nous donc en train de retrouver le côté sombre de la diversité ? C'est avec force et finesse que Renaud Zuppinger nous fait découvrir pourquoi la période que nous traversons nous intime de faire le point et de reconsidérer nos systèmes de référence, nos repères et nos modes de fonctionnements?
Chaque époque a vu ses mythes, et les plus célèbres nous viennent de l'Antiquité. Or les mythes nous racontent, de façon certes détournée, quelque chose des civilisations. Qu'en est-il de la nôtre ? Quels sont les mythes qui nourrissent aujourd'hui notre imaginaire collectif ? Et d'ailleurs, où sont les récits qui incarneraient ces nouveaux mythes ? Ces récits, nous les écrivons chaque jour avec nos corps, nos pratiques, nos babillages les plus anodins, explique Renaud Zuppinger, qui les décrypte ici avec profondeur, légèreté, rigueur et un humour savoureux. Voilà donc placés sous nos yeux étonnés ces mythes modernes, ces objets de nouveaux cultes qui, à notre insu, font la trame de notre quotidien et dont nous sommes souvent devenus les esclaves abrutis. Sont ainsi passés au crible les fausses évidences qui nous bercent et paralysent notre pensée : le pouvoir, la pureté, la mémoire,... et tant d'autres objets que notre monde a érigés au rang de divinités, autant de fleurons de nos mythologies modernes. Un ouvrage pour découvrir le sens caché de notre civilisation et au terme duquel on comprend que, à l'antique angoisse de l'Humanité : "Que faire du monde ? " , le monde présent a répondu "l'aduler" .
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.