Avec ce poème écrit en 1926 et publié dans la revue Exil en 1928, le jeune poète de 22 ans se pose en continuateur d'Eliot, de Pound, de Cummings. Pas moins. Il répond à The Waste Land et reprend le procédé d'Eliot de dévoilement des références. Lecteur passionné de Joyce, mais aussi de Lawrence, Woolf et de tant d'autres, il est fort de sa culture poétique depuis Chaucer et Villon. Shakespeare et Spinoza, ses figures tutélaires, sont déjà présentes et l'engagement politique s'annonce. Fils d'immigrés Juifs Lituaniens, il est aussi passionné de théâtre ? il découvre Shakespeare en Yiddish, enfant. Tout y est donc. Une autobiographie déjà. On dit les hommes obsédés par leur fin. Les poètes, eux, ne cessent de commencer, d'écrire que tout n'est que commencement. Par un simple article, tout va suivre, s'inventer...
Nombre de pages
36
Date de parution
15/03/2019
Poids
65g
Largeur
150mm
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EAN
9782916862774
Titre
Le poème commençant par "la"
Auteur
Zukofsky Louis ; Blanchon Philippe
Editeur
LA NERTHE LIB
Largeur
150
Poids
65
Date de parution
20190315
Nombre de pages
36,00 €
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Louis Zukofsky (1904-1978) est l'un des plus grands poètes américains du vingtième siècle. Il initie le mouvement "objectiviste" auquel sont associés Charles Reznikoff, George Oppen et Carl Rakosi. En 1928 il commence un long poème en 24 mouvements intitulé "A", qu'il achèvera en 1974. En marge de ce "poème d'une vie", il continue à écrire des poèmes courts. 80 fleurs est son dernier livre, pour la première fois traduit en français. Il constitue en tout point un achèvement : l'aboutissement d'une poétique, la récapitulation de l'oeuvre, une réinvention de la tradition lyrique. Que faire une fois "le poème d'une vie" achevé...
Zukofsky Louis ; Dominique François ; Gavronsky Se
Zukofsky disait de "A" : "ces mots sont ma vie" ? il y aura consacré quarante cinq années de travail. Ouvre majeure de la modernité américaine, "A" peut être lu à la fois comme un manifeste, le témoignage d'une vie traversée par les espoirs et les désastres du siècle dernier, une quête de l'amitié (Ezra Pound, William Carlos Williams) et un chant d'amour pour sa femme Celia. Dans "A" se mêlent inextricablement la vie de Louis et de sa famille, les événements historiques du vingtième siècle, la musique, une réflexion morale et politique hantée parla présence textuelle de Marx et Spinoza. Les 24 sections qui composent "A" révèlent une méthode de composition d'une grande audace, qui alterne le vers rimé, le vers libre, le collage, la correspondance, les citations, l'écriture théâtrale, l'écriture musicale... Le modèle prosodique demeure le vers de Shakespeare, son modèle rythmique, l'art de la fugue et du contrepoint de Bach.
Figure majeure de l'avant-garde poétique américaine au 20e siècle, co-fondateur du mouvement «?objectiviste?» dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen, Louis Zukofsky a publié au cours de sa vie un nombre important de poèmes et d'essais. Malgré l'importance capitale de ces textes tant aux États-Unis qu'outre-Atlantique, peu d'entre eux sont disponibles en français. C'est le cas notamment de Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alféri et publié par les éditions Royaumont en 1989.Ce texte que nous nous apprêtons aujourd'hui à rééditer dans la collection feuilles d'herbe comprend donc trois essais?: «?Un objectif?», «?La poésie?» et «?Déclaration pour la poésie?». Définitions et commentaires sur la poésie, ils en exposent en fait une conception singulière, théorisent le rapport que la poésie objectiviste ? et celle de Zukofsky en particulier ? entretient au monde, à la forme, à la musique. Le premier essai est en vérité un programme, celui que la poésie objectiviste se fixe dès 1931, et dont une première version avait été publiée dans la revue Poetry de Harriet Monroe, dans un numéro qui avait en quelque sorte fondé le mouvement objectiviste.
« I?s (pronounced eyes) et After I?s sont les deux derniers recueils de poèmes composés par Louis Zukofsky dont la forme est encore, si l'on veut, traditionnelle. Publiés à un an d'intervalle, en 1963 et 1964, ce sont des objets artisanaux, courts volumes ? 40 et 26 pages respectivement ? publiés en tirages limités par de petits éditeurs : le premier par Trobar Press à New York, entreprise fondée par deux tout jeunes poètes, George Economou et Robert Kelly ; le second par Boxwood Press, en collaboration avec le magazine littéraire Mother, à Pittsburgh, Pennsylvanie. Zukofsky, ensuite, ne publiera plus de tels poèmes courts. Ces deux recueils adviennent à un moment important. De jeunes poètes, à New York et ailleurs, découvrent son travail, et y voient une ouverture possible pour une nouvelle poésie américaine. Zukofsky constitue aujourd'hui encore une référence majeure pour l'écriture expérimentale aux États-Unis ; mais cette reconnaissance émergente, dont on entend la trace dans les poèmes ici, est alors inédite pour lui. » Extrait de la postface de Benoît Turquéty. Après Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alferi que nous avons publié en février 2019 et qui avait intialement paru en 1989 chez Royaumont, nous avons à c'ur de publier de nouveau la figure majeure de l'avant-garde poétique américaine du 20e siècle, co-fondateur du mouvement « objectiviste » dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen.