Figure majeure de l?avant-garde poétique américaine au 20e siècle, co-fondateur du mouvement «?objectiviste?» dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen, Louis Zukofsky a publié au cours de sa vie un nombre important de poèmes et d?essais. Malgré l?importance capitale de ces textes tant aux États-Unis qu?outre-Atlantique, peu d?entre eux sont disponibles en français. C?est le cas notamment de Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alféri et publié par les éditions Royaumont en 1989.Ce texte que nous nous apprêtons aujourd?hui à rééditer dans la collection feuilles d?herbe comprend donc trois essais?: «?Un objectif?», «?La poésie?» et «?Déclaration pour la poésie?». Définitions et commentaires sur la poésie, ils en exposent en fait une conception singulière, théorisent le rapport que la poésie objectiviste ? et celle de Zukofsky en particulier ? entretient au monde, à la forme, à la musique. Le premier essai est en vérité un programme, celui que la poésie objectiviste se fixe dès 1931, et dont une première version avait été publiée dans la revue Poetry de Harriet Monroe, dans un numéro qui avait en quelque sorte fondé le mouvement objectiviste.
Nombre de pages
64
Date de parution
08/02/2019
Poids
62g
Largeur
117mm
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EAN
9782889550043
Titre
Un objectif & deux autres essais
Auteur
Zukofsky Louis ; Alféri Pierre ; Lespiau David
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
117
Poids
62
Date de parution
20190208
Nombre de pages
64,00 €
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Louis Zukofsky (1904-1978) est l'un des plus grands poètes américains du vingtième siècle. Il initie le mouvement "objectiviste" auquel sont associés Charles Reznikoff, George Oppen et Carl Rakosi. En 1928 il commence un long poème en 24 mouvements intitulé "A", qu'il achèvera en 1974. En marge de ce "poème d'une vie", il continue à écrire des poèmes courts. 80 fleurs est son dernier livre, pour la première fois traduit en français. Il constitue en tout point un achèvement : l'aboutissement d'une poétique, la récapitulation de l'oeuvre, une réinvention de la tradition lyrique. Que faire une fois "le poème d'une vie" achevé?
Zukofsky Louis ; Dominique François ; Gavronsky Se
Zukofsky disait de "A" : "ces mots sont ma vie" ? il y aura consacré quarante cinq années de travail. Ouvre majeure de la modernité américaine, "A" peut être lu à la fois comme un manifeste, le témoignage d'une vie traversée par les espoirs et les désastres du siècle dernier, une quête de l'amitié (Ezra Pound, William Carlos Williams) et un chant d'amour pour sa femme Celia. Dans "A" se mêlent inextricablement la vie de Louis et de sa famille, les événements historiques du vingtième siècle, la musique, une réflexion morale et politique hantée parla présence textuelle de Marx et Spinoza. Les 24 sections qui composent "A" révèlent une méthode de composition d'une grande audace, qui alterne le vers rimé, le vers libre, le collage, la correspondance, les citations, l'écriture théâtrale, l'écriture musicale... Le modèle prosodique demeure le vers de Shakespeare, son modèle rythmique, l'art de la fugue et du contrepoint de Bach.
Poème écrit en 1926 et publié dans la revue Exil en 1928. Le jeune poète de 22 ans se pose en continuateur d'Eliot, de Pound, de Cummings, de Moore. Pas moins. Il répond à The Waste Land, le parodiant parfois et reprenant le procédé de dévoilement des références d'Eliot. Lecteur passionné de Joyce, mais aussi de Lawrence, Woolf et tant d'autres ; fort de sa culture poétique depuis Chaucer et Villon ; déjà ses figures tutélaires sont présentes, Shakespeare et Spinoza ; et l'engagement politique s'annonce. Fils d'immigrés Juifs Lituaniens, il est aussi passionné de théâtre – il découvre Shakespeare en Yiddish, enfant. Tout y est donc. Une autobiographie déjà. On dit les hommes obsédés par leur fin. Les poètes, eux, ne cessent de commencer, d'écrire que tout n'est que commencement. Par un simple article, tout va suivre, s'inventer...
Résumé : Mendel Singer alluma la bougie dans la bouteille verte à côté du lit et alla à la fenêtre. Là, il vit le reflet rougeâtre de la vivante nuit américaine qui se jouait quelque part et l'ombre argentée intermittente d'un projecteur qui semblait désespérément chercher Dieu dans le ciel nocturne. Oui, Mendel voyait même quelques étoiles, quelques misérables étoiles, des constellations déchiquetées. Mendel se souvenait des nuits claires et étoilées au pays, du bleu profond du ciel immensément étendu, du croissant de lune doucement courbé, du sombre murmure des pins dans la forêt, des voix des grillons et des grenouilles.
Bouvier Nicolas ; Chollier Alexandre ; Dubois Thie
En 1994, les Presses universitaires de Princeton publient un ouvrage intitulé Geneva, Zurich, Basel : History, Culture & National Identity. On demande à Nicolas Bouvier de s'occuper du chapitre sur Genève ; il écrit dix pages dans lesquelles il aborde avec lucidité et non sans humour ce qui a fait la spécificité de la ville, tout comme les grands noms qui ont marqué son histoire. En commençant par la guerre des Gaules, il fait la part belle à tous les "grands thèmes genevois" : rigueur du protestantisme calviniste, banques, pédagogie, botanique, humanitaire... On y découvre le double visage d'une République qui, au fil des siècles, a tantôt recueilli quelques-unes des plus grandes personnalités étrangères, tantôt rejeté ses plus illustres penseurs ; une République qui, parce qu'elle a toujours été prise dans l'étau de puissances adverses et parfois hostiles, a su se façonner une identité propre ; et où les sciences ont pu trouver un terrain de développement favorable alors même que les arts sont souvent restés en rade. Sans complaisance mais avec une évidente affection pour sa ville natale,