Qui n'a pas vu au moins une représentation de la Chapelle Sixtine réalisée par Michel Ange ? Celle de la création d'Adam au bout des doigts d'un dieu vigoureux, celles des prophètes Joël et Isaïe ? Ces formidables scènes de la Genèse qui participent à la gloire du Vatican ne sont qu'un arbre cachant la forêt dans un genre artistique prodigieux, la fresque. C'est précisément son histoire qui est racontée là. De Giotto à Léonard de Vinci, de Raphaël à Piero della Francesca, de Boticelli à Fra Angelico. Rien de moins qu'un arc-en-ciel de peintres qui ont fait l'histoire de l'art. Intimement liée à la Renaissance italienne, expression picturale par excellence, exigeant maîtrise de toutes les techniques, la fresque a donné à l'Italie les couleurs du Nouveau Testament, du quotidien et de la vie à la cour. Si entre le XIVe et le XVIe siècle, elle permet de juger des talents ou du génie d'un artiste, elle rend compte aussi des modes d'existence des artistes saisis dans leur contexte. Épopée fascinante s'il en est, complétée ici par une lumineuse étude du travail de restauration de ces chefs-d'?uvre, sans quoi nous ne saurions les juger ni les admirer encore aujourd'hui. Avec une illustration d'une qualité remarquable qui fait que l'on ne se lasse pas de regarder les Stanze de Raphaël, les cellules de Fra Angelico, les portraits de Lorenzo Lotto... --Céline Darner
Il y a quelques siècles, lorsque les voyageurs venus du Nord traversèrent les Alpes et arrivèrent au lac de Garde, parmi les châteaux, les vignobles, les oliviers et les citronniers, ils virent dans l'Italie un lieu enchanteur. Leur étonnement n'a cessé de croitre lorsqu'ils se dirigèrent vers le sud, en direction des " cités d'art ", ou en direction de l'incomparable Venise. Ils furent subjugués par la côte escarpée de Ligurie et l'art de Florence, Pise et Sienne. Ils s'immergèrent parmi des milliers d'années d'histoire, des ruines grecques aux précurseurs de la Rome impériale, Renaissance et baroque. Dans l'Italie du Sud ensoleillée, ils découvrirent de magnifiques golfes et îles, flottants dans une mer immaculée. Le Vésuve et Naples, les cités et les temples de la Grande Grèce, les couleurs vibrantes de la Sicile et la beauté intrigante et mystérieuse de la Sardaigne étaient là pour les enchanter.Ces visions sans fin et toujours changeantes sont encore là pour ceux qui vivent en Italie ou qui la visitent. La configuration unique de l'Italie, entre les plus belles montagnes d'Europe et le centre de la mer Méditerranée, confère au pays une richesse sans égale dans les paysages, l'histoire, l'art et les monuments. Cette nouvelle édition présente à la fois des images splendides des sites les plus connus de l'Italie, mais aussi de ses faces cachées, n'oubliant aucune région d'un pays qui n'est unifié que depuis 50 ans.
12 tableaux: 12 occasions d?apprendre à compter et 12 façons de s?initier à l?art de manière ludique. Ce livre interactif rassemble des chefs-d?oeuvre de tout horizon offrant ainsi aux jeunes lecteurs bien des sources d?émerveillement et l?occasion de faire leurs premiers pas dans le monde de l?art. Pour apprendre à compter de 1 à 12 grâce aux chefs-d?oeuvre de la peinture!
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.