Il était une fois...Marrakech la juive. Ou la splendeur des jours nacrés d'automne
Zrihen-Dvir Thérèse
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296962248
Il était une fois? Marrakech la Juive de Thérèse Zrihen-Dvir publié chez l?Harmattan« Je voulais voir un homme marcher au-dessus de l'abîme. J'ai pensé en le regardant: si l'homme travaillait sur son âme autant que sur son corps, quels profonds abîmes ne pourrait-il franchir sur le fil de la vie » ( Baal chem tov )Il est des livres comme des êtres, il y a ceux que nous lisons et ceux qui vous lisent. J'ai ouvert l'ouvrage de Thérèse Zrihen-Dvir comme on peut aller à un rendez-vous avec une amie très chère. Nous savons que nous passerons un agréable moment, que nous apprendrons l'un de l'autre et qu'en se quittant, c'est une page de nostalgie que nous ouvrirons. Mais ce fut bien plus. Dès les premières lignes l'écriture me happa dans un monde où se côtoyaient le coutumier et le magique, le quotidien et le sacré, l'ordinaire et le miraculeux. Un monde d'images familières et cependant étranges, de chaleur persistante avec des fulgurances d'acier, de mille bruits et de sons étouffés. Chaque page m'était un guide consciencieux, m'indiquant le chemin à suivre, dans ce labyrinthe des consciences et des corps en souffrance. Les âmes des mots se mettaient à vivre, prêtes à l'appel de l'esprit. Je suivis donc Fanny, la jeune femme abandonnée par Sol, qui allait donner vie à Marie, l?héroïne indomptable et fragile. Mais, d'une façon curieuse et pourtant évidente, les pièces du puzzle ingénieux allaient se mettre en place. Fanny, la jeune juive de Marrakech, ville berbère, océanique mais déjà saharienne, s'adossant au Haut Atlas pour mieux se projeter vers la « Mare Nostrum », nous renvoyait à une autre Fanny, de Marseille, que Marcel Pagnol fit aussi « fille-mère ». Par un miracle, que seule la destinée peut accomplir, elle fut incarnée à l'écran par Henriette Burgart, dont le nom de scène, retenu par la postérité, était Orane Demazis composé à partir du nom de sa ville de naissance et d'une autre ville des environs d'Oran. Soudain la Méditerranée s'imposait en toile de fond. Elle sera la providence et distribuera les cartes. Sol, le fil conducteur, nous comble de bonheur. Sol comme la terre rouge du nord de l'Afrique, comme la monnaie romaine, comme la personnification du soleil, comme le cinquième degré de la gamme en musique. Ce don Juan, fils aussi de Séville, pour séduire les Belles, chantait-il alors la musique gnawa, chaâbi, andalouse ou berbère? Thérèse, par la puissance de l'étymologie des mots choisis, a habilement tissé sa toile et peut, à bon dessein, capturer notre inconscient volage. Un grand livre n'est-il pas une hypnose par surprise? Thérèse dévoile ses thèmes comme des étapes initiatiques: Le Mellah de Marrakech ne peut que mener au départ des juifs malgré la résistance de Fanny, Paris ville lumière, n'évitera pas le kibboutz avec ses religieux, ses athées et ses diverses langues que l'on se doit de dépasser et d'unifier par un Oulpan dans un hébreu moderne. Et la guerre de Kippour n'était-elle pas en germe dans celle des « six jours »? Ghetto de fiel, ghetto de miel, ghetto haï, ghetto chéri, ghetto quitté pour mieux s'y replier... Mais ce n'est pas qu'une histoire juive qui nous est contée. Marie nous attache par son caractère, sa beauté de princesse et cette volonté de vivre « fermement décidée à voir le jour ». Marie nous captive par son prénom universellement voué au culte, par ses colères et sa sensualité, par ses faiblesses et ses tourments, par sa droiture et ses contradictions, elle qui trouvera la vie en Israël « exigeante et ingrate » mais qui aimera « chaque parcelle de cette terre ».Elle qui abolira le temps et l'espace par la vertu de l'amour. Elle qui finira par admettre que dans ce « corridor » qu'est le cosmos, elle est née pour vivre et non pour se préparer à vivre. Elle qui retrouvera la sagesse des vieux juifs espagnols: « Ce que peut le temps, la raison le peut aussi ». Comme toutes les histoires d'amour inscrites dans la grande Histoire de l'humanité existe entre Philippe et Marie un miracle semblable à celui de Tristan et Iseult, de Marius et Fanny, de Jivago et Lara... Il y a du roman russe dans le livre de Thérèse. Pas seulement par le foisonnement des situations et des personnages, par le plaisir que l'on prend à écouter les mots nous parler, par l'entrelacement des vies intimes et du chaos des évènements extérieurs, non il y a aussi, il y a surtout cette adresse à l'humain, cette lucide désespérance qui faisait dire à Pasternak: « Songez-y, quel temps est le nôtre! Et vous et moi vivons ces jours. Mais ce n'est qu'une fois dans l'éternité qu'arrivent ces histoires de fous! Songez que tout un peuple est à ciel ouvert ? Il va, il vient sans se lasser, et parle et parle. Et ce ne sont pas les hommes seulement. Les étoiles et les arbres se sont réunis et bavardent ? Ça a quelque chose de biblique, n'est-ce pas? ». Quelque chose de tragique et douloureux là où « Diaspora » et « Israël » devinrent deux concepts conditionnant les attitudes mentales de la société israélienne. « Israël » symbolisant alors le neuf, le droit, le sain, et « Diaspora » le vieux, le courbé, le malsain. Ceux qui arrivaient étaient d'une autre espèce comme dans la nouvelle de Yehudit Hendel: « C'est une autre espèce de gens, Leizer. Ils sont simples, oui, voilà c'est ça, c'est un autre genre. ». Camus, l'algérien nous rappelle que nous sommes toujours « l'étranger » pour quelqu'un et rendu étranger à nous même par la roue impitoyable de l'Histoire. C'est dans la ligne du prophète de Mondovi que Thérèse trace son sillon humaniste. « La Méditerranée, mère d?humanité » pour réconcilier les enfants d'Abraham ? Fraîchement promu lauréat du Prix Nobel de Littérature, Albert Camus déclarait: « Je suis simplement reconnaissant au comité Nobel d?avoir voulu distinguer un écrivain français d?Algérie. Je n?ai jamais rien écrit qui ne se rattache, de près ou de loin, à la terre où je suis né. C?est à elle, et à son malheur, que vont toutes mes pensées ». Thérèse Zrihen-Dvir, grâce à ses héros de papier, retourne sans cesse à ce Maroc où si ses habitants ont adopté maintes religions, ils y ont introduit des éléments d'origine païennes, tels que le culte des sources, des grottes, des arbres et des génies: « Traditions et convictions se cramponnent au réel, en dépit du progrès. Dans leur formes les plus archaïques, ces survivances paraissent souvent ingénues ou désuètes, mais leur perpétuation produit l'illusion de vivre dans un monde immuable ». Alors Marie échappe-t-elle à sa créatrice pour nous glisser la merveilleuse chanson, si terriblement prémonitoire, de la petite juive Judy Garland, Somewhere over the rainbow, qui déjà rêvait d'Eretz ? Rappelez-vous: « Quelque part, au-delà de l'arc-en-ciel, bien plus haut, il y a une contrée, dont j'ai entendu parler une fois dans une berceuse. Quelque part, au-delà des arc-en-ciel, les ciels sont bleus, et les rêves que tu oses rêver deviennent vraiment réalité. Un jour je ferai un souhait en regardant une étoile et je me réveillerai à l'endroit où les nuages sont loin derrière moi, où les ennuis fondent telles des gouttes de citron, bien au dessus des cheminées... ».Thérèse et Marie, Marie et Thérèse ont emporté à Tel Aviv toutes les beautés de l'exil: les palmes, le Ksar, la Koutoubia, les Djebilet, les remparts de Bab Doukkala et les tombeaux saadiens. Toutes deux, comme Dorothy du Kansas, après la Terre promise, ses merveilles et ses douleurs, ne rêvent-elles pas en secret, de frapper leurs souliers rouges, trois fois, et de dire en fermant les yeux: « Je retourne auprès de ceux que j'aime ». L'enfance est un voyage oublié. Le livre refermé, nous les laissons à leur mystère mais pour nous émouvoir autant, elles ont bien dû, l'une et l'autre devenues indissociables à nos yeux, mettre un peu d'elles-mêmes. De leur relative et pardonnable impudeur nous les en remercions car nos émotions partagées eurent été solitaires. Nous n'aurions alors vu que des fantômes comme la nuit s'agrandit quand les rêves se fiancent.Jean-Marc DESANTI
Nombre de pages
392
Date de parution
03/05/2012
Poids
610g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296962248
Titre
Il était une fois...Marrakech la juive. Ou la splendeur des jours nacrés d'automne
Auteur
Zrihen-Dvir Thérèse
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
610
Date de parution
20120503
Nombre de pages
392,00 €
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Présentation de l'éditeur Pourquoi l'Eternel qui se dit "Dieu Unique" et intime à Ses croyants à ne croire qu'en LUI, et qu'en Lui seulement, enfante un fils en se servant d'une dite jeune fille humaine vierge pour créer un autre dieu, LUI qui décrète dans les Dix Commandements : "Tu n'auras d'autres Dieux devant ma face." ? Le mal de quelques "envoyés de Dieu" autoproclamés est qu'à un certain moment, ils ont cessé d'être des messagers pour se substituer au créateur. Ce n'était plus la parole du créateur qu'ils énonçaient, c'était leur parole pesée et coordonnée à laquelle ils avaient eu l'audace et même l'effronterie d'attribuer une prérogative de puissance Divine. Ni les chrétiens, ni les musulmans ne semblent réaliser qu'ils se sont éloignés de la véritable parole de Dieu pour ne devenir que des vassaux de ceux qui ont usurpé et phagocyté un rôle et des fonctions à des millions d'années-lumière de ce qu'elles devaient être...
Cet ouvrage offre quelques clefs au lecteur pour décrypter l'écriture subversive oulipienne. Le "je" arboré dans les textes de Marcel Bénabou, d'origine marocaine, ne renvoie pas uniquement à l'auteur, même quand les faits narrés coïncident avec la réalité de l'écrivain. Le lecteur n'est pas le narrataire, mais un personnage, voire un narrateur-lecteur. Les catégories du récit sont revisitées remettant en cause les canons de la littérature. Le modèle mathématique offre à l'écrivain un champ infini de potentialités et de contraintes d'écriture à même de briser le caractère figé de la langue française. Bénabou écrit toujours le même livre qui l'obsède : la genèse du livre. Son éducation judéo-marocaine et sa lecture de la Kabbale lui ont été d'un apport considérable dans ce dessein.
Les confessions de Michka, rescapé de la machine meurtrière nazie, nous entraînent dans le maelström de la fuite ahurissante d?un jeune garçon juif, âgé d?une dizaine d?années qui s?échappe du ghetto de Bialystok et échoue dans la forêt. Là, il connaît la faim, le froid, la douleur et surtout la solitude. Dans cet univers glacé, il se heurte soudain à une horde de loups? " Quelques-uns me jetèrent un regard triste, sans manifester d?hostilité particulière. Je sentis mon corps se figer et mon coeur battre à tout rompre dans l?attente d?une attaque soudaine, qui ne vint jamais? " Cela nous ramène inévitablement à l?échafaudage imaginaire de Misha Defonseca et à sa condamnation à l?oubli d?autres innocents parmi les loups qui se retrouvaient plus seuls et plus abandonnés que jamais Comment ne pas être sceptique après cette scandaleuse invention de Defonseca ? Comment vérifier si les confessions de Michka sont fiables ? Il suffit pour cela d?écouter les rescapés de la Shoah qui ont vécu un certain temps dans la forêt pour comprendre qu?une attitude pareille des loups a été réellement vécue. La radio militaire israélienne Galei Tsahal en a recueilli quelques témoignages lors des entrevues avec des rescapés? ou les découvrir simplement sur internet.
Résumé : ...J'ai peur de grossir... Mon ventre et mes cuisses sont énormes... Le chocolat, c'est interdit !... Tant de pensées et situations qui rendent la vie quotidienne infernale à toute adolescente ou jeune femme souffrant d'anorexie et/ou de boulimie... Ce livre s'adresse en priorité à ces patientes en souffrance, mais aussi à leur famille, proches, professionnels de santé confrontés à ces maladies. Pour vous aider à mieux comprendre ces difficultés et à entrevoir des solutions, nous mettons en scène dans ce livre 2 personnages, Emilie, 16 ans, anorexique et Juliette, 21 ans, boulimique, qui évoluent dans des situations concrètes : elles font leurs courses, vont au restaurant, mangent chez leur grand-mère... Nous expliquons ainsi leurs difficultés à la fois sous un angle diététique et psychologique, et donnons des clés pratiques pour y faire face. Si vous êtes concernés par l'anorexie ou la boulimie en tant que parents, frères et soeurs, proches, compagnons, professeurs ou collègues de travail, vous trouverez dans la partie théorique de ce livre une meilleure compréhension du mécanisme, mais aussi quelle meilleure attitude adopter au quotidien :...Dois-je préparer un repas à part pour ma fille ?... Faut-il la forcer à manger ?... Est-il judicieux de cacher la nourriture ou d'enfermer les gâteaux dans un placard ?... A partir de quand dois-je m'inquiéter ? Quant à vous, professionnels de santé, médecins généralistes, spécialistes et paramédicaux, qui prenez en charge de telles patientes sans connaître en profondeur les troubles du comportement alimentaire, vous avec qui nous collaborons au quotidien, au cabinet ou à l'hôpital, vous trouverez au fil de ces pages des réponses aux questions que nous avons recensées et que vous pouvez être amenés à vous poser tous les jours. A la fin de l'ouvrage, nous donnons des renseignements pratiques et adresses utiles à tous.
Konaté Ousseynou ; Ndoye Aby ; Ndour Ngor ; Sané T
Ce livre explore les solutions pour une gestion durable et intégrée des ravageurs et maladies qui affectent le maïs, l'anacardier et le manguier en Casamance, dans le cadre du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal. Structuré autour des conclusions d'un atelier scientifique tenu à Ziguinchor, l'ouvrage met en lumière les défis phytosanitaires entravant la productivité de ces filières stratégiques pour l'agro-industrie. Il propose des stratégies combinant des approches biologiques, chimiques et des innovations locales pour renforcer la souveraineté alimentaire et la compétitivité économique. S'appuyant sur une collaboration étroite entre chercheurs, décideurs et producteurs, ce travail offre une vision stratégique pour valoriser le potentiel agricole de la région. Les recommandations incluent la vulgarisation des bonnes pratiques, l'amélioration des capacités de stockage et la transformation agro-industrielle accrue. Cet ouvrage se veut un outil précieux pour les acteurs du développement rural, les institutions publiques et les partenaires internationaux, en quête de solutions concrètes pour le développement durable des territoires.
Les rivages de Bretagne sont soumis en permanence à l'action des vagues, des marées et des courants côtiers. L'abondance ou le manque de sédiments le long des côtes, l'évolution du niveau moyen de la mer, la fréquence des tempêtes et, depuis quelques siècles, les diverses interventions humaines participent également au façonnement du littoral, dont la dynamique est dominée par des tendances à l'érosion et/ou à l'accumulation de limons, sables et galets suivant les périodes et les secteurs considérés. Cet ouvrage porte sur l'évolution des flèches de galets qui ourlent les côtes bretonnes. La mise en place et la mobilité de ces cordons littoraux est retracée à différentes échelles spatiales et temporelles, permettant de déterminer la part respective des forçages naturels et anthropiques dans l'évolution de ces formes d'accumulation.
Ce livre présente la vision politique, économique et sociale de monsieur Thiémokho Diop pour le Sénégal, en proposant des réformes fondatrices et un modèle de développement endogène. L'auteur, qui a consacré plus d'une décennie de réflexion et de recherche aux régimes politiques les plus démocratiques et les modèles économiques les plus performants, propose une vision innovante qui vise à inspirer le peuple sénégalais à prendre son destin en main et à impulser un modèle abouti de développement économique et social. La notion de filières transfrontalières, conceptualisée par Thiémokho Diop et qui est axée sur une intégration économique africaine forte devrait, selon lui, permettre aux pays du continent de développer individuellement et collectivement une industrie manufacturière lourde seule à même de garantir une souveraineté économique.