La sécurité nationale et le droit international. Tome 2, La sécurité nationale dans la conduite unil
Zourabichvili Alexandre
L'HARMATTAN
42,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782343244631
Après avoir abordé, dans le premier tome, le concept de sécurité nationale dans le droit des traités, ce tome s'attache à analyser la manière avec laquelle les États font évoluer le droit international par le recours aux comportements unilatéraux. Les mesures et politiques unilatérales, sans être nécessairement opposées au droit négocié des traités, peuvent créer du désordre dans le paysage normatif international comme le montrent les sanctions économiques unilatérales du Trésor des États-Unis à l'encontre de plusieurs États. Elles peuvent aussi contribuer à la formation de nouvelles règles coutumières, comme le mettent en lumière notamment les opérations de légitime défense dirigées contre des groupes armés non étatiques au Proche-Orient, en Afrique ou ailleurs. L'approche envisagée fait appel à la fois à la technique juridique et à la sociologie des relations internationales.
Nombre de pages
408
Date de parution
16/11/2021
Poids
642g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343244631
Titre
La sécurité nationale et le droit international. Tome 2, La sécurité nationale dans la conduite unil
Auteur
Zourabichvili Alexandre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
642
Date de parution
20211116
Nombre de pages
408,00 €
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Zourabichvili Alexandre ; Correia Vincent ; Lagran
Souvent invoquée par les Etats afin de lutter contre les menaces qui les assaillent la notion de sécurité nationale n'a pas été beaucoup étudiée par la doctrine francophone du droit international : celle-ci s'est bornée à l'appréhender sous l'angle d'une clause conventionnelle permettant de déroger aux obligations principales énoncées dans un traité. Apparaissant sous bien d'autres formes dans la pratique du droit international et jouant un rôle créatif dans l'évolution de cette branche du droit, la notion de sécurité nationale trouve son origine dans des considérations politiques. A cet égard, l'auteur ne s'arrête pas à une présentation de la sécurité nationale relevant de la seule technique juridique. Il se réfère à la sociologie des relations internationales et met en exergue la relation dynamique qui unit droit et politique.
Au détour de l'ordre géométrique, dans un scolie de la Quatrième partie de l'Éthique faisant suite à l'énoncé de la règle fondamentale qui associe l'utilité du corps humain, et par conséquent le bien de l'individu, à la recherche d'une constance fondamentale dans le rapport de ses parties, surgit un scolie baroque, où passe l'ombre de la mort et qui débouche sur d'inquiétantes possibilités de mutation, voire de transmutation de l'identité " Il arrive qu'un homme subit de tels changements, que je ne dirai pas aisément qu'il est le même. C'est ce que j'ai entendu raconter de certain poète espagnol qui avait été atteint de maladie et qui, bien qu'il en fût guéri, demeura cependant dans un tel oubli de sa vie passée, qu'il ne croyait pas que les nouvelles et les tragédies qu'il avait faites fussent de lui ; et certes on eût pu le tenir pour un nourrisson adulte, s'il eût oublié aussi sa langue maternelle... " De ce texte perturbateur et de sa " contradiction " centrale, qui ont semé le trouble chez les commentateurs, François Zourabichvili qui en propose une explication systématique fait le fil conducteur d'une relecture complète des relations qui associent la métaphysique spinozienne à son anthropologie et à sa politique, centrée sur la question de la transformation comme " oubli ", voire amnésie d'une forme antérieure, et " imagination ", chimérique ou non, d'une nouvelle aptitude du corps. Il démontre ainsi la rigoureuse correspondance qui, d'un bout à l'autre de l'?uvre, associe la question d'une sortie de l'enfance à celle d'une émancipation de l'imaginaire monarchique. À l'encontre d'une lecture naïvement " révolutionnaire " du spinozisme, surgit alors ce qu'on peut appeler un conservatisme : mais dont le paradoxe est éclatant, car il tend moins à préserver l'état de choses existant qu'à inventer les conditions d'une vraie conservation de soi (neutralisation de la mort et de la servitude).
Selon Spinoza, les idées appartiennent à la nature au même titre que les corps. Et pourtant ce ne sont pas des corps : seule une physique spéciale, nullement métaphorique, peut rendre compte de l'étrange univers qu'elles composent. Mais quelle peut être cette physique, et ne semble-t-il pas que Spinoza ait renoncé à l'exposer ? Il n'en est rien, pour peu que le lecteur soit sensible aux étonnantes man?uvres de la IIe partie de l'Éthique. D'une part, Spinoza y redonne ses droits à la notion de forme, préparant une redéfinition de la physique comme science des transformations réglées. La portée de cette notion s'avère logique autant que médicale tandis que la forme d'un corps désigne désormais la formule mécaniste de son individualité et constitue une norme pour ses variations, la formation d'une idée, lorsque celle-ci se conçoit comme une réalité vivante et que s'efface sa différence avec l'esprit, devient un problème physique et non plus méthodologique. D'autre part, Spinoza y propose un nouvel usage de la langue, tout en invitant le lecteur à s'y initier : l'intelligibilité de l'univers mental (ou " entendement infini ") est à ce prix. La tâche du commentateur est alors de balbutier le nouvel idiome, au lieu de le traduire et de le réduire comme on le fait ordinairement. Cette réforme de la langue, au-delà de la mise en ordre géométrique du discours, esquisse sous nos yeux la grande réorganisation des images et des affects envisagée dans la Ve partie de l'Éthique. Ainsi fondée, la physique de la pensée donne une consistance logique et ontologique à l'étude des pathologies mentales menée dans les IIIe et IVe parties de l'Éthique, où se révèle l'imaginaire transformiste qui hante l'esprit humain et le maintient dans une impuissance dont l'éthique doit le sortir (par où Spinoza se fait le clinicien de son temps et déchiffre dans le goût baroque une structure anthropologique universelle). Dans le même temps, elle force cette étude à rencontrer pour son compte la question-limite de la transformation mentale (suicide et amnésie).
Premier ouvrage posthume du philosophe F. Zourabichvili mort prématurément à 41 ans, grand spécialiste de Deleuze et de Spinoza, qui livre ici sa pensée sur l'art dans une série d'articles passionnants, très bien écrits et d'accès aisé: le rôle de l'art et de la métaphore chez Deleuze, l'art comme jeu, le tournant esthétique de la philosophie au XVIIIe siècle qui découvre l'art et la sensibilité, mais aussi les propres analyses de François Zourabichbvili sur l'art contemporain, le cinéma, la littérature. Le nouvel usage de l'art ne réclame-t-il pas une esthétique pour notre temps? Ces questions sont traitées par une série d'articles limpides et d'analyses magistrales d'oeuvres littéraires (Châteaubriand) ou cinématographiques (Vertov, Barnet, Santiago).