Mémoires de la "dame d'Izieu". Avec sa déposition au procès Barbie...
Zlatin Sabine
GALLIMARD
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EAN :9782070728046
Une leçon de vie, une leçon de mémoire ", comme dit François Mitterrand qui, en tant que Président de la République, a tenu à attirer l'attention sur ce livre. Tout finit, en effet, par paraître presque simple, quand on y met ce naturel, qui prend à la gorge. Et pourtant rien n'est simple dans la vie de Sabine Zlatin, née à Varsovie dans la Pologne occupée par les Russes, avant la Première Guerre mondiale. Comment une jeune militante du Bund, ce mouvement ouvrier juif antisioniste, s'éprend-elle de la France, dans les années trente, au point de sacrifier sa vocation de peintre, élève de Gromaire et familière de Montparnasse, pour partager la vie de son mari, émigré russe devenu exploitant d'une ferme avicole dans le Nord ? Comment, à peine naturalisée française, s'engage-t-elle dès le début de la guerre comme infirmière militaire de la Croix-Rouge pour aboutir au camp d'Agde, de sinistre mémoire ? Comment recueille-t-on une troupe d'enfants juifs abandonnés pour organiser leur transfert en zone d'occupation italienne et diriger la colonie d'Izieu, liquidée par la rafle de Klaus Barbie, le 6 avril 1944, et envoyée, avec Miron Zlatin, à la mort ? Comment s'engage-t-on dans la Résistance pour finir la guerre avec l'accueil des déportés, au Lutétia ? Et comment, après tout cela, se refait-on une vie de peintre ? L'épisode d'Izieu est au c?ur des mémoires que Sabine Zlatin s'est décidée à écrire à quatre-vingt-cinq ans, sans gaieté de c?ur. On y trouvera sa déposition au procès Barbie, le témoignage inédit de l'institutrice, Gabrielle Perrier, comme celui de Samuel Pintel qui avait six ans quand il a passé deux mois dans la maison refuge. On y trouvera aussi, et surtout, quelques jugements sans réplique sur les hommes et les choses, qu'elle était la seule à pouvoir formuler.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit frère et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Birkenau. Elle sera la seule à en revenir. Dans ce convoi se trouvent deux jeunes filles dont elle deviendra l'amie - Simone Jacob et Marceline Rosenberg, plus tard Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens. Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Le corps et la honte de la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Aujourd'hui, dans toutes les classes de France, et à Birkenau, où elle retourne avec des élèves, Ginette Kolinka témoigne et se demande encore comment elle a pu survivre à "ça" . Une voix simple, humaine, unique. Elle. Un récit poignant du quotidien dans les camps, mais aussi de l'après, du retour. Lire. Bref, cru, bouleversant. Le Monde - L'Epoque.
Résumé : Le 17 mars 1943, Simon Gronowski, alors âgé de 11 ans, est arrêté par la Gestapo avec sa soeur Ita et sa mère Chana. Tous les trois sont ensuite transportés à la caserne Dossin à Malines. Le 18 avril 1943, Simon, sa mère et 1600 autres détenus reçoivent l'ordre de partir avec le 20e convoi ", en direction d'Auschwitz-Birkenau. C'est ce désormais célèbre train que trois jeunes gens, Youra Livschitz, Jean Franklemon et Robert Maistriau ont décidé d'attaquer. A hauteur de Boortmeerbeek, les jeunes résistants réussissent à ouvrir les portes d'un wagon et permettent ainsi à 17 personnes de sauter du train. Simon fait partie des évadés. Sa maman l'amène sur le marchepied et le fait sauter au bon moment. Elle ne sautera pas mais son fils, par contre, échappe ainsi aux chambres à gaz qui l'attendait à Auchwitz-Birkenau. Ita, la soeur de Simon, n'aura pas cette chance puisqu'elle sera déportée avec le 21e convoi et gazée à son arrivée à Auchwitz-Birkenau.
Auschwitz est si profondément gravé dans ma mémoire que je n'en oublie aucun instant. - Alors, vous vivez avec Auschwitz ? - Non, je vis à côté. Auschwitz est là, inaltérable, précis, mais enveloppé dans la peau de la mémoire, peau étanche qui l'isole de mon moi actuel." C. D.