Quatrième de couverture Copte. Le mot désigne tout à la fois une Église, une langue, un calendrier, un rite, et un peuple. Il évoque surtout l'extraordinaire épopée des chrétiens du Nil. Ce sont eux que raconte ici Mahmoud Zibawi en convoquant l'histoire, la mystique, l'art, la piété à travers les diverses mémoires de l'Égypte. Celle, antique, des pharaons dont ils se considèrent comme les derniers descendants. Celle, hellénistique, d'Alexandrie, qui, selon l'Évangile, accueillit le Christ enfant lors du massacre des Innocents. Celle, romaine et byzantine, où l'évangéliste Marc fonda la première Église d'Afrique, Origène la première école théologique et Antoine le premier monastère. Celle, enfin, de l'islam et des islams, qui vit de nombreuses floraisons spirituelles. Mais cette épopée est aussi celle d'une résistance au choc des empires, des guerres et des révolutions. Jetant un pont entre les origines de l'Église et aujourd'hui, les Coptes forment la première communauté chrétienne du monde arabe. Et son sel indispensable. Un album superbement illustré, mêlant la foi et la culture, l'archéologie et l'actualité.
Date de parution
26/10/2006
Poids
1 050g
Largeur
220mm
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EAN
9782710328674
Titre
Les Coptes. L'Eglise du peuple des pharaons
Auteur
Zibawi Mahmoud - Colosimo Jean-François
Editeur
TABLE RONDE
Largeur
220
Poids
1050
Date de parution
20061026
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L'art chrétien d'Égypte trouve ses origines dans le monde complexe de la Méditerranée paléochrétienne et de l'Antiquité tardive. La dimension chrétienne de cet art, essentiellement monastique, transparaît surtout à travers les décors peints moins connus que les tissus et les reliefs sculptés. Rapidement cet art étonnant qui fait montre d'une extraordinaire continuité au cours des temps byzantin, arabe, ottoman, acquiert ses caractères propres qui permettent de parler aujourd'hui d'une iconologie copte. Grâce à cette première étude synthétique et interprétative, l'art copte, trop souvent considéré comme un bref intermède entre les deux grandes traditions pharaonique et islamique de l'Égypte, apparaît comme une des grandes expressions de cette culture égyptienne chrétienne qui s'est exprimée en grec, en copte et en arabe. Son originalité est reconnue depuis quelques décennies. L'étude de son iconologie et de son évolution à travers les âges révèle sa richesse et sa grandeur.
C'est une face méconnue, mais glorieuse, du christianisme oriental que dévoile ce livre superbement illustré et commenté. Les monastères, les églises, les décors peints de Syrie et du Liban s'y révèlent dans toute leur splendeur. Ils témoignent qu'évangélisé dès le IIIe siècle, le Levant connut, sous l'influence de l'Empire romain, un art florissant jusqu'au Moyen Age. De Beyrouth à Homs, en passant par Koura, Saidnaya, Mar Musa, et autres lieux, c'est à une plongée dans cet univers de formes, de couleurs, et de significations que nous invite le grand spécialiste de l'iconologie chrétienne qu'est Mahmoud Zibawi. Nous en retraçant l'histoire mouvementée, nous guidant à travers les montagnes et plaines de cette région à vocation de carrefour culturel, il examine avec soin et précision l'ensemble des représentations les plus belles, les plus remarquables, et les plus surprenantes qui en font un testimonial sans égal. Chaque fois, il montre le lien consubstantiel entre les peintures murales et les textes sacrés, entre l'image et la théologie, entre l'esthétique et la mystique. Établissant systématiquement des parallèles avec les héritages byzantins, francs et islamiques, il offre un éclairage pertinent, fidèle, et intime, sur d'authentiques chefs-d'oeuvre dont il est temps de reconnaître à la fois toute la singularité et toute l'universalité. Un magnifique album. Un livre qui satisfera les experts comme les amateurs. Une véritable découverte pour tous.
Au tréfonds du désert Libyque, dans l'Oasis de Kharga, Bagawat abrite un cimetière chrétien romano-byzantin. Les décors des quelques tombeaux peints offrent un répertoire iconographique d'une surprenante richesse et s'imposent comme les témoins majeurs de l'iconographie paléochrétienne du Moyen-Orient. Ces décors avaient retenu l'attention des archéologues et historiens de l'art au début du XXe siècle, mais la position géographique de Bagawat et l'accès difficile des deux chapelles avaient limité l'étude iconographique de ces peintures polychromes à des clichés en noir et blanc et à des relevés au trait. Toutefois la somme des écrits révèle la richesse du programme iconographique et la complexité de ses thèmes.
La question que je voudrais esquisser dans ce livre est une de celles qui me troublent le plus profondément, elle me paraît dans l'état de mes connaissances insoluble, et revêt un caractère grave d'étrangeté historique. Elle peut se dire d'une façon très simple : comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Eglise ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul ? [... ] Si bien que d'une part on a accusé le christianisme de tout un ensemble de fautes, de crimes, de mensonges qui ne sont en rien contenus, nulle part, dans le texte et l'inspiration d'origine, et d'autre part on a modelé progressivement, réinterprété la Révélation sur la pratique qu'en avaient la chrétienté et l'Eglise. Les critiques n'ont voulu considérer que cette pratique, cette réalité concrète, se refusant absolument à se référer à la vérité de ce qui est dit. Or, il n'y a pas seulement dérive, il y a contradiction radicale, essentielle, donc véritable subversion", Jacques Ellul.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.