En faisant du passé table rase, la révolution a donné l'illusion que la seule vraie philosophie russe était le marxisme-Iéninisme, et a laissé croire que tout ce qui précédait l'avènement de ces "lumières" n'était qu'obscure pensée religieuse. En outre, la stature particulière des grands écrivains du XIX ? et du XX ?e siècle a indirectemenl porté ombrage à la tradition théologique et philosophique. Or il existe une vie philosophique russe authentique, dont les racines remontent à l'empire byzantin. Il n'est pas non plus étonnant de constater que les grands courants de la pensée européenne depuis la Renaissance ont exercé une influence réelle en Russie. Mais les penseurs russes ne se sont pas contentés d'enregistrer ni de traduire la pensée européenne. Ils ont eux aussi développer des courants originaux même si, comme partout ailleurs, on peut aujourd'hui repérer une période des Lumières, un hégélianisme, un romantisme, la présence du néokantisme, celle de la phénoménologie, etc. Ce qui frappe également, c'est, malgré tous les bouleversements politiques, l'extraordinaire continuité de la réflexion philosophique et l'originalité des penseurs, dont certains comme Berdiaev, Soloviev, Chestov, permettent de donner aux thèmes plus occidentaux un éclairage neuf, et c'est aussi le fait que l'écrasement de la pensée libre n'a tout de même pas réussi à complètement interdire que se maintienne la tradition. Le volume I couvre la période qui va de Byzance au XIX ? siècle ; le volume II traite des grands systèmes de la fin du XlX ? siècle et tout le XX ? siècle, y compris la "philosophie soviétique" .
Nombre de pages
528
Date de parution
04/02/1992
Poids
572g
Largeur
219mm
Plus d'informations
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EAN
9782070725144
Titre
HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE RUSSE
Auteur
Zenkovski Vasili-Vasilievitch
Editeur
GALLIMARD
Largeur
219
Poids
572
Date de parution
19920204
Nombre de pages
528,00 €
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En faisant du passé table rase, la révolution a donné l'illusion que la seule vraie philosophie russe était le marxisme-Iéninisme, et a laissé croire que tout ce qui précédait l'avènement de ces "lumières" n'était qu'obscure pensée religieuse. En outre, la stature particulière des grands écrivains du XIX ? et du XX ?e siècle a indirectemenl porté ombrage à la tradition théologique et philosophique. Or il existe une vie philosophique russe authentique, dont les racines remontent à l'empire byzantin. Il n'est pas non plus étonnant de constater que les grands courants de la pensée européenne depuis la Renaissance ont exercé une influence réelle en Russie. Mais les penseurs russes ne se sont pas contentés d'enregistrer ni de traduire la pensée européenne. Ils ont eux aussi développer des courants originaux même si, comme partout ailleurs, on peut aujourd'hui repérer une période des Lumières, un hégélianisme, un romantisme, la présence du néokantisme, celle de la phénoménologie, etc. Ce qui frappe également, c'est, malgré tous les bouleversements politiques, l'extraordinaire continuité de la réflexion philosophique et l'originalité des penseurs, dont certains comme Berdiaev, Soloviev, Chestov, permettent de donner aux thèmes plus occidentaux un éclairage neuf, et c'est aussi le fait que l'écrasement de la pensée libre n'a tout de même pas réussi à complètement interdire que se maintienne la tradition. Le volume I couvre la période qui va de Byzance au XIX ? siècle ; le volume II traite des grands systèmes de la fin du XlX ? siècle et tout le XX ? siècle, y compris la "philosophie soviétique" .
Faire la biographie de Vâclav Havel est chose complexe, car il s'agit de tracer le portrait tout à la fois de l'iconoclaste, de l'intellectuel. de l'artiste auteur dramatique, du leader politique, du dernier président de Tchécoslovaquie. du premier président de la République tchèque. Il y a l'enfance heureuse de Havel à Prague, ses origines familiales bourgeoises. ses premières pièces. Puis il y a Havel le dissident qui participe activement au printemps de Prague. celui de la Charte 77, qui passe cinq ans de sa vie dans les geôles communistes au début des années 1980. celui qui conduit dans la paix la Révolution de velours en 1989. Enfin il y a le président. quatorze années durant. Vàclav Havel est l'un des hommes politiques les plus fascinants du dernier siècle. Il a joué un rôle décisif dans l'enterrement d'une des utopies les plus séduisantes, et les plus meurtrières, de tous les temps, et a mis en oeuvre l'une des métamorphoses majeures de l'époque récente. Michael Zantovskÿ, ancien porte-parole de Havel et ami de dissidence depuis la fin des années 1970, fut un témoin privilégié de toutes ces années. L'ouvrage qu'il nous livre ici est tout autant le portrait d'un homme qu'un document historique majeur pour la compréhension d'une époque pas si lointaine qu'il y paraît.
Satan, trônant dans un enfer un peu délabré dont le plafond fissuré laisse passer de malencontreux rayons de soleil, croque des livres indigestes pour son petit déjeuner tout en écoutant les rapports de ses sbires chargés de tenter les hommes par l'intermédiaire des journaux mensongers ou de la littérature romantique (truffée de vampires, de châteaux hantés, de désespoirs et de sanglots), en fomentant des émeutes et des révolutions un peu partout en Europe, ou en envenimant les relations conjugales. Un esprit du foyer et le squelette du défunt maître de maison devisent agréablement, échangeant leurs souvenirs et philosophant, quand un diable vient mettre son grain de sel en leur expliquant le phénomène de l'amour... Il parviendra à rendre le défunt amoureux du squelette d'une vieille fille décrépite dont la tombe jouxte la sienne, et qui court désespérément après sa mâchoire perdue. Cocasses et cyniques, débordant de verve et d'un humour féroce, ces deux petits textes satiriques s'inscrivent dans une tradition littéraire très vivace au XIXème, qui utilise des représentations burlesques de l'enfer et du Prince des ténèbres pour se livrer à de cinglantes critiques de moeurs, tout en dénonçant les abus de la politique ainsi que les travers et les ridicules des écoles littéraires en vogue.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.