Cet ouvrage a repris un certain nombre de contributions significatives des échanges suscités au cours du colloque international "L'éducation au développement durable, de l'école au campus" qui s'est tenu au centre universitaire Jean-François Champollion et à l'Ecole des Mines d'Albi, les 25-27 juin 2008. En phase avec la Décennie des Nations Unies pour l'éducation en vue du développe-ment durable (2005-2014), l'objectif principal du colloque visait à partager les pratiques et les expériences éducatives, à promouvoir les projets, développer les outils d'une culture du développement durable, tisser des liens et créer un réseau de ressources. L'enjeu principal de ce colloque était une mutualisation des savoirs et une amélioration des performances environnementales des démarches engagées. (On peut prendre connaissance de l'ensemble des productions du colloque (posters, diaporamas, communications, vidéo de Lucie Sauve, textes slams de Jérôme Cabot, bande dessinée de Jean Bourguignon, animations des Bataclowns,...), à l'adresse suivante: ) Cet ouvrage traite des enjeux pédagogiques et des pratiques sociales en matière d'éducation au développement durable, de l'école au campus. Il s'organise en six chapitres. Les deux premiers interrogent les modes de gouvernance des démarches d'EDD (Education au Développement Durable), ainsi que les méthodologies d'évaluation qui leurs sont associées. Les deux chapitres suivants présentent un certain nombre d'outils pédagogiques et insistent plus particulièrement sur les conditions d'émergence d'une culture du développement durable. L'ouvrage se poursuit par des réflexions croisées sur les partenariats à mettre en oeuvre et la nécessité du fonctionnement en réseaux. Il se termine par une série de récits d'expériences qui viennent illustrer les propos précédents.
Nombre de pages
480
Date de parution
03/06/2010
Poids
766g
Largeur
155mm
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EAN
9782296121522
Titre
L'éducation au développement durable. De l'école au campus
L'accélération du changement climatique fonctionne comme un signal d'alarme et interroge l'économie de pillage dans laquelle l'homme s'est installé. La multiplication des équipements énergivores, la croissance des consommations d'électricité, l'épuisement des sources d'énergie fossile, l'augmentation des gaz à effet de serre... tous ces facteurs se combinent pour accélérer un processus difficilement contrôlable. Alors, les gouvernements se réunissent, négocient, s'entendent sur les mesures à mettre en oeuvre pour limiter les dégâts. Les politiques de Maîtrise de la Demande d'Energie (MDE) constituent un des leviers pour infléchir les comportements énergivores. Mais en quoi consistent ces politiques? Quels sont les instruments mis en oeuvre? Quels types de publics sont concernés? Comment ces derniers les réceptionnent-ils, et pourquoi n'adoptent-ils pas de comportements plus sobres? A travers des exemples portant sur les réfrigérateurs, l'automobile ou le bâtiment-économe, la première partie de cet ouvrage montre combien les élus des petites collectivités, les artisans, les professionnels du bâtiment ou les consommateurs sont peu disposés à modifier leurs habitudes, leurs équipements ou leur savoir-faire. ils ont en fait de très bonnes raisons pour ne pas en changer. La deuxième partie de l'ouvrage se place du côté des dispositifs incitatifs, les caractérise et les questionne, pour montrer qu'ils cherchent bien souvent leurs publics. L'étiquette énergie, une opération Ecocampus, différentes campagnes de sensibilisation aux économies d'énergie illustrent combien il est nécessaire de construire une véritable culture d'économie d'énergie pour rendre les projets de MDE socialement acceptables. La partie suivante traite de l'expérience des programmes d'efficacité énergétique québécois, ainsi que de l'opération de MDE sur le fleuve Maroni en Guyane. Dans les deux cas, les outils et supports de sensibilisation utilisés sont construits sur la base des cultures des populations destinataires. Savoir ne suffisant pas à passer à l'acte, la dernière partie passe en revue certaines pistes pour infléchir durablement les comportements.
Dans une grande majorité des cas, les communautés paysannes manifestent des résistances, souvent qualifiées d'immobilisme ou de refus du progrès, à l'évolution technologique. Le propos questionne ici l'origine des changements préconisés, leur légitimité, leur compatibilité avec le système social supposé les accueillir. Il s'arrête aussi sur les conditions de l'adoption et de la diffusion de la technique, à travers sept exemples concrets.
Affaire de société, enjeu politique, objet de controverses, l'énergie est devenue depuis une quinzaine d'années un sujet de recherche de première importance pour les sociologues. Alors que les débats autour de la transition énergétique s'animent, ce livre réunit les analyses scientifiques de chercheurs issus d'horizons institutionnels différents. L'objectif est de mutualiser, en un seul ouvrage et pour la première fois, les connaissances et les approches théoriques quant à la gouvernance de l'action publique et aux pratiques sociales dans le domaine de l'énergie. L'ouvrage s'organise autour de six parties. La première est consacrée aux approches conceptuelles et théoriques. Cette partie insiste sur les changements en termes d'action publique, et les reconfigurations qu'implique le choix d'une société bas carbone. La seconde partie traite des conditions et des instruments de la gouvernance en matière de politique énergétique. La troisième partie de l'ouvrage s'intéresse aux dynamiques d'innovation, notamment des territoires en transition et des technologies émergentes. La quatrième partie est centrée sur les usages et les usagers, d'un triple point de vue, celui des conditions sociotechniques de la maîtrise de la demande, mais aussi des situations de précarité énergétique et des pratiques de certains acteurs. Les deux dernières parties proposent une focale sur l'accompagnement au changement par les nouvelles technologies "smart".
Résumé : Cet ouvrage explore et propose des analyses de processus parfois compliqués qui affectent les métiers et le gouvernement des collectifs. De quelle manière l'environnement bouscule-t-il les collectifs humains ? Comment certaines professions (agriculteurs, acteurs du tourisme, professions médicales) se remettent-elles en question pour tenir compte de l'environnement ? Quelles dynamiques de collectifs, de citoyens ou de territoires oeuvrent pour entrer en transition (agriculture urbaine, coopératives énergétiques, territoires en transition, offre locale de tourisme, mouvement de sobriété heureuse) ? Quels imaginaires habitent ces collectifs et conduisent les scientifiques eux-mêmes à questionner leurs postures et collaborations ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.