Les nouveaux miroirs aux alouettes. L'information entre pouvoir et démocratie
Zarka Pierre
SYLLEPSE
20,50 €
Épuisé
EAN :9782849501030
Les groupes industriels ou financiers dévorent lentement les principaux médias. Ce processus d'accaparement se fait avec trop peu de bruit et de résistance compte tenu des enjeux démocratiques que cela représente. Comment expliquer en effet qu'il y ait si peu de réactions collectives, alors qu'il est bien rare que le questionnement des médias ne vienne sur le tapis et que chaque moment de tension sociale ou politique entraîne de sérieuses récriminations à leur encontre? Ainsi, le référendum sur le projet constitutionnel européen a-t-il donné lieu à la confiscation la plus criante et la plus scandaleuse des moyens d'information au profit des partisans du oui. Ancré dans une constante pratique de dépossession, le système informatif est à la fois le reflet et le reproducteur des rapports sociaux inégalitaires. La question des médias est trop rarement posée par ceux qui entendent changer la société, alors qu'elle est au cœur de la question démocratique. Cependant, une demande croissante d'appropriation collective des moyens de communication et d'une participation active des citoyens et des citoyennes heurte de plein fouet les pratiques médiatiques traditionnelles. Cette distorsion est à la source d'une crise de l'information et de la politique, alors que de nouvelles pratiques de communication de masse commencent à émerger et portent la demande de conceptions émancipatrices. Ce livre cherche à dépasser la dénonciation des atteintes à la déontologie ou au pluralisme politique dans les médias en mettant en valeur les niches démocratiques creusées par ceux qui ne veulent pas les voir réduits à des miroirs aux alouettes ou à des marchands de temps libre pour le compte de Coca Cola. L'auteur conteste le pouvoir des maîtres de l'opinion, décrypte leurs langages et dresse un panorama des expériences alternatives qui dessinent les contours d'un système d'information réellement pluraliste et démocratique.
Nombre de pages
202
Date de parution
15/08/2006
Poids
242g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782849501030
Titre
Les nouveaux miroirs aux alouettes. L'information entre pouvoir et démocratie
Auteur
Zarka Pierre
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
129
Poids
242
Date de parution
20060815
Nombre de pages
202,00 €
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Zarka Pierre ; Goussault Bénédicte ; Vermeulin Chr
L'événement politique semble surgir de nulle part et nous est présenté comme un accident de l'histoire. Les institutions sont en effet là, puissantes et impavides, pour garantir la continuité. Et imposer à la politique une marche lourde, programmée, apte à brider les impatiences populaires. Les régimes politiques sont eux aussi là, en apparence installés pour toujours. Et pourtant, en quelques jours, en quelques semaines, l'imprévu, un événement, les fait basculer, à l'instar de ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte. Pourtant, toujours, surgissent impromptus des événements - la Révolution française, Mai 68, la chute du Mur de Berlin, les soulèvements dans le monde arabe qui déchirent brutalement la sage tapisserie sans fin travaillée, imposant l'inouï et inventant l'impossible possible. Voilà l'événement ! Non pas ce qui arrive, au sens banal du terme, mais une rupture, une brèche, une révolution dans le cours ordinaire du temps et l'ordre naturel des choses.
En renvoyant dos à dos les analyses de droite comme de gauche, "antitotalitariennes" ou nostalgiques d'une tragédie stalinienne qui n'a pas seulement tué des millions d'humains mais jusqu'à l'idée de communisme, Paul Ariès montre que ce qu'on nomme le stalinisme fut l'antithèse du communisme ce qu'avaient pressenti beaucoup de bolcheviks dès Octobre. Et pourtant... Au coeur même de la tourmente, les meilleurs esprits avaient imaginé un nouveau mode de vie dans tous les domaines de l'existence. Comme si la famine qui décimait la population ne pouvait pas empêcher de débattre de démocratie, de design, de sexualité, de pédagogie, de culture, d'éducation. La jeune Russie des Soviets fut le pays le plus avancé en matière d'écologie et de conservation de la nature, qu'elle fut le pays où l'on envisagea le plus sérieusement du monde la disparition des grandes villes. L'objectif de Lénine n'était pas de construire le socialisme, et encore moins le communisme, mais de réaliser ce qu'il nommait le "capitalisme d'Etat", dont le modèle fut d'abord l'économie de guerre allemande, puis le taylorisme, le fordisme et le behaviorisme nord-américains. La tragédie russe a commencé sur le terrain économique avec la volonté de produire toujours plus, à la façon des grandes firmes capitalistes, avec l'invention d'un modèle de management fondé directement sur la terreur. Paul Ariès explique que la cause ultime de cette tragédie ne furent ni la folie des hommes ni les idées d'égalité, mais la foi béate dans le productivisme. Les productivistes bolcheviks, de Lénine à Trotski, détruisirent toutes les expériences qui auraient pu permettre d'écrire une autre histoire. L'austérité et le sacrifice débouchent toujours sur la terreur.
Résumé : À la fin des années 1990, le développement de différents types de mouvements sociaux et l'émergence des réseaux altermondialistes conduisaient à poser la question suivante: les partis allaient-ils cesser de constituer la référence centrale des confrontations politiques ? Dix ans plus tard, alors que ces mouvements et réseaux ne sont pas parvenus à assurer durablement leur convergence et leur développement, et alors que le grand clivage partisan de la gauche au XXe siècle (social-démocratie/communisme) semble être entré en crise, la question des partis ressurgit sur le devant de la scène. Elle se pose d'autant plus en France où la gauche est traversée par des divisions et des recompositions partisanes, de même que par de nouvelles alliances syndicales, dans une situation marquée par la nécessité de trouver des réponses adaptées à la crise du néolibéralisme. Sociologues, politologues et philosophes analysent ici les différents aspects de cette nouvelle question des partis.
Guenancia Pierre ; Sylvestre Jean-Pierre ; Zarka Y
Pierre Guenancia est professeur d'histoire de philosophie moderne à l'Université de Bourgogne. Jean-Pierre Sylvestre est professeur de sociologie dans cette même université.Ils sont l'un et l'autre membres du Centre Gaston Bachelard de recherche sur l'imaginaire et la rationalité. Ils ont déjà publié en collaboration: Le sens commun (EUD, 2004), Homme et animal, la question des frontières (Quae, 2009) et Continuité et transformations de la nation (EUD, 2010).
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
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