L'individu face aux mouvements du monde. Iran, Brésil, France, Monde
Zarifian Philippe
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782296032774
Sortant de la problématique sociologique traditionnelle, qui reste centrée sur le couple "individu" et "Société" - sous-entendu : Elat-Nation -, ce livre traite de la manière dont un individu peut appréhender directement les mouvements du monde contemporain. Il part de l'expérience de l'auteur, des impressions et analyses qu'il a retirées de séjours réalisés dans trois pays : Iran, Brésil et France. Il met en valeur les contrastes entre ces pays et en particulier s'attache aux manières de vivre qui les caractérisent. C'est progressivement qu'il fait apparaître le concept sociologique de mondialité, défini comme l'expérience que nous faisons de notre appartenance à un même monde, à une même humanité concrète, saisie à la fois dans la communauté de ses problèmes et dans la diversité des attitudes actuelles face au vivre et au devenir... Un dernier chapitre conclusif est consacré à ce concept de mondialité, en mettant l'accent sur un problème majeur : le régime de guerre qui se déploie sous l'égide des Etats-Unis, confronté à ce que l'auteur appelle un profond désir de paix, ancré dans le métissage des civilisations.
Nombre de pages
228
Date de parution
27/04/2007
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296032774
Titre
L'individu face aux mouvements du monde. Iran, Brésil, France, Monde
Auteur
Zarifian Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20070427
Nombre de pages
228,00 €
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En matière de sociologie générale, le constat dressé dans le présent ouvrage est radical : la sociologie classique est devenue obsolète. Edifiée au début du XXe siècle, elle aura été - et reste encore - une sociologie de l'ordre et de la cohésion sociale, que l'on privilégie les concepts de règle, de fonction ou d'habitus, qu'elle soit approchée sous l'angle de l'intégration sociale ou de la domination. Or est proposée ici une rupture avec ce type de sociologie. Nous montrons que la réalité première et permanente réside dans les transformations qualitatives qui entraînent nécessairement ordre et désordre. Nous affirmons que la sociologie ne consiste pas à analyser la société dans son rapport avec elle-même, mais avec la production matérielle et symbolique de l'existence humaine, ce qu'il est proposé d'appeler : la production du vivre. Enfin, sur un plan plus normatif, nous privilégions l'émancipation à la cohésion sociale, les devenirs possibles au présent, devenirs et émancipation qui entraînent nécessairement conflictualité et divisions. Cette proposition de nouvelle sociologie générale s'appuie sur cinq concepts majeurs : devenir, événement, contre-effectuation, individualité et rapports sociaux.
Le travail devient, pour partie, communication. Travailler, c'est communiquer. Il s'agit là, dans l'univers industriel, d'un changement considérable dans la manière de définir, d'organiser, d'évaluer le travail. Mais l'usage inflationniste du mot " communication " - terme à la mode s'il en est - introduit nombre de confusions. La " politique de communication " des entreprises ne se présente-t-elle pas souvent comme le contraire d'une communication véritable, comme un renforcement des injonctions autoritaires ... Cet ouvrage entend prendre au sérieux l'émergence du travail-communication, et donc en explorer les conditions de réussite. Quelles conditions d'accès au langage (qui a le droit de parler et sur quoi ?) ? ; Quelles organisations aptes à favoriser une meilleure intercompréhension entre catégories et métiers différents ? ; Quel système de contrôle de gestion apte à mettre en valeur l'efficience des échanges et des entraides, transversaux aux divisions traditionnelles de la responsabilité ... De manière plus large, et plus lourd, quelle représentation de la " communauté de travail " faut-il promouvoir pour que le paradigme du travail-communication puisse acquérir une légitimité et une existence reconnues et durables ? Telles sont les questions ici abordées, dans la lignée des apports de Max Weber et Jürgen Habermas.
Cet essai porte sur la mondialité. Il part du constat selon lequel les problèmes majeurs auxquels nous sommes confrontés - détérioration du climat, oppression des femmes, montée de la misère, etc. - ont une dimension clairement mondiale. Face à elle, la mondialisation économique et financière occupe le devant de la scène. Loin de résoudre les problèmes, elle les génère et les aggrave. Se pose alors la question de savoir si, face à l'urgence et la gravité de l'évolution mondiale, émerge un acteur qui soit capable de s'y affronter de manière positive. Ce livre répond par l'affirmatif à cette question : un tel acteur apparaît, qu'il est proposé d'appeler : Peuple Monde. Il apparaît dans une série de manifestations concrètes : la progression du métissage, la rencontre des cultures, la confrontation aux mêmes événements mondiaux, les échanges qui circulent dans les réseaux de télécommunications, la sensibilité croissante aux problèmes du devenir humain, une certaine prise de conscience que leur solution se situe désormais à l'échelle de la planète. Toutefois cette émergence d'un Peuple Monde est fragile, embryonnaire. Le présent ouvrage se propose d'explorer les conditions, subjectives et éthiques, d'un renforcement de cette émergence. Il montre que cela passe par des remises en cause assez profondes de notre culture et de nos démarches politiques. Et il expose les lignes de ces remises en cause, en se centrant sur une éthique de la pleine liberté et de la générosité, et sur les apports de la civilité.
On constate dans le système actuel du travail un désajustement majeur entre l'exercice réel de la puissance de pensée et d'action des salariés et la manière dont celui-ci se trouve emprisonné dans des visées et dispositifs de gestion qui l'ignorent: entre l'exercice de la compétence et son contrôle. C'est à la mise en lumière, sous une pluralité de facettes, de ce désajustement que le présent ouvrage est consacré, afin de permettre de mieux découvrir en quoi consiste, actuellement, la puissance d'agir au travail, d'examiner les conditions de sa reconnaissance, et de la valoriser dans les systèmes sociaux de qualification professionnelle sous la notion de « compétence ». Biographie de l'auteur Philippe Zarifian est professeur en sociologie à l'Université de Marne-la-Vallée et chercheur au LATTS (École nationale des Ponts et Chaussées). Il a déjà publié aux Puf Travail et communication (« Sociologie d'aujourd'hui », 1998).