André Malraux ne souhaitait pas que les textes publiés, aujourd'hui, sous le titre les Ecrits sur l'art soient lus comme une histoire de l'art ou bien comme une esthétique, par refus, sans doute, d'aboutir à une théorie de l'art, à des concepts abstraits et figés, là où les thèmes mêmes de la métamorphose et de l'imaginaire excluent toute pensée systématique. Le "dictionnaire Malraux" conçu par Jean-Pierre Zarader apparaît dès lors comme une gageure : reconstruire sous forme de constellation cohérente les écrits épars de l'auteur du Musée imaginaire, et leur conférer, n'en déplaise à ce dernier, le statut d'une véritable pensée de l'art. Certes, il s'agit bien d'un abécédaire, mais qui, en vertu du mode d'exposition convaincant et séduisant adopté par Zarader, parvient à mettre en évidence ce que celui-ci nomme la "structure" et la "logique interne" des textes. Les "adresses" agencées par ordre alphabétique ne sont pas celles d'un "simple" vocabulaire. Ce sont pour chacune, précise fort justement l'auteur, "de petits essais qui tentent de saisir la pensée de Malraux dans ce qu'elle a de plus méconnu", et font valoir la portée théorique et conceptuelle d'une réflexion exigeante et passionnée sur la création artistique de notre temps. Marc Jimenez.
Nombre de pages
331
Date de parution
09/03/2017
Poids
540g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252040508
Titre
Malraux, dictionnaire de l'imaginaire
Auteur
Zarader Jean-Pierre
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
540
Date de parution
20170309
Nombre de pages
331,00 €
Disponibilité
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On a essayé ici de relever ce vocabulaire dont a usé Malraux dans ses écrits sur l'art - qui constituent la part tout à la fois la plus philosophique et la plus méconnue de son oeuvre.
Le cinéma de Philippe de Broca qui paraît bien sage, puisqu'il relève de la comédie et du film d'aventures, est en réalité un cinéma ravageur : il mord sur la pensée et la philosophie, explorant les jeux du réel et de l'imaginaire comme la lutte contre le temps et le destin. Il n'imite rien, n'adapte rien, il poursuit dans une forme filmique exigeante des interrogations qui sont celles de la philosophie depuis ses origines et que l'on retrouve parfois dans l'anthropologie avec Michel Leiris, dans la philosophie du langage de John L. Austin ou chez Jacques Derrida. Ce sont ces dialogues imaginaires qui permettent de saisir combien Philippe de Broca est un contemporain à venir.
23 notions fondamentales pour acquérir l'essentiel et bien démarrer en philosophie : l'art autrui le bonheur la conscience la culture le désir le devoir l'Etat et la société l'expérience l'histoire l'imagination l'interprétation la justice et le droit le langage la liberté la matière et l'esprit la perception la religion la souveraineté théorie et expérience le travail, la technique et les échanges la vérité le vivant.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.