Le genre humain N° 52 : Pour une microhistoire de la Shoah
Zalc Claire ; Bruttmann Tal ; Ermakoff Ivan ; Mari
SEUIL
15,20 €
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EAN :9782021044102
L?observation de la destruction des Juifs d?Europe à la loupe permet de penser le processus de mise àmort autrement, d?éclairer différemment les relations entre victimes et bourreaux, de replacer lescomportements individuels dans leurs environnements sociaux pour conférer à ceux-ci une valeurexplicative propre, de renouveler l?histoire de la Shoah.Ce volume aborde l?histoire des persécutions antisémites et de la Shoah à partir d?un angle local.Cette démarche micro-historienne parcourt l?ensemble de cette livraison du Genre humain. Ainsi, il nes?agit pas uniquement d?identifier et de compter parmi les victimes combien ont été spoliés, cachés,arrêtés ou déportés, mais encore de savoir qui ils étaient et en quoi ils se distinguaient (ou non) deceux qui ne l?ont pas été. Procédant ainsi, on se donne les moyens de comparer des trajectoiresindividuelles ou familiales sinon laissées à leur singularité, mais également de dépasser les jugementspsychologiques quant aux comportements et actions des personnes observées. Les choix effectués nesont plus pensés comme des décisions morales censément effectuées en toute connaissance de cause,ni évalués au prisme des catégories de jugement des historien(ne)s ou de ses lecteur(rice)s, maisrapportés au contexte familial, social, économique ou répressif dans lequel ils prennent place. Lechangement d?échelle mené de la sorte permet ainsi de rompre avec la seule logique individuelle etnominale, avantage considérable lorsqu?on traite de questions controversées et enjeux de mémoire. Iléclaire d?un jour nouveau la place du « moi » dans sa relation avec l?écriture historienne.
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Nombre de pages
320
Date de parution
27/09/2012
Poids
410g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782021044102
Titre
Le genre humain N° 52 : Pour une microhistoire de la Shoah
ISBN
2021044106
Auteur
Zalc Claire ; Bruttmann Tal ; Ermakoff Ivan ; Mari
Editeur
SEUIL
Largeur
152
Poids
410
Date de parution
20120927
Nombre de pages
320,00 €
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Comme toute historiographie, celle de la Shoah est structurée en différentes strates, qui correspondent à différents temps et modes d'écriture de l'histoire : temporalité politique rythmée par des processus judiciaires et mémoriels, temporalité historiographique marquée par les approches microhistoriennes, temporalité scientifique, aussi, dépendante de politiques archivistiques, muséo-graphiques et patrimoniales. Il est possible d'y adjoindre encore une dernière temporalité, qu'on peut qualifier de biographique : les femmes et les hommes qui ont vécu cette histoire ne seront bientôt plus là pour témoigner. Cette disparition engendre-t-elle une modification dans les manières de penser, de concevoir et d'écrire l'histoire de la Shoah ? Ce numéro spécial étudie les renouvellements des sources (publication de journaux intimes, campagnes de collecte systématique de témoignages, exploitation de nouveaux fonds, de nouveaux types de matériaux) liés à la disparition des acteurs, et explore des lectures originales, la modification des points de vue et la mise en ouvre d'approches inédites. En abordant l'historiographie à travers la question des sources, ce numéro interroge les fondements d'une histoire longtemps définie par son exceptionnalité.
Les immigrants venus chercher refuge ou fortune dans le petit commerce et l'artisanat ne ressemblent guère aux portraits habituellement dressés des "travailleurs immigrés". Depuis le début du Site siècle, la liberté de commerce, héritée de la Révolution, rend le monde de l'entreprise ouvert à tous, sans condition de nationalité. L'absence de réglementation constitue l'un des attraits majeurs du monde de l'atelier et de la boutique pour les étrangers alors qu'ils font l'objet, en France, de contrôles de plus en plus stricts et contraignants. Mais les entreprises des "étrangers", précaires ou florissantes, isolées ou inscrites dans des réseaux de sociabilité, vont susciter méfiance et hostilité. Ce livre raconte les étapes qui mènent les pouvoirs publics, sous la pression de classes moyennes particulièrement virulentes contre la "concurrence déloyale des étrangers", à limiter l'accès de ces derniers au commerce. Mais il dresse aussi les portraits d'immigrants réunis par un même désir d'indépendance et de liberté, qui font de leurs boutiques des lieux d'approvisionnement, de rencontre et de sociabilité. Claire Zalc, en décrivant les multiples métiers où s'affairent des individus et des groupes originaires d'une quarantaine de nationalités, efface le stéréotype du tailleur juif, du maçon italien et de l'épicier kabyle. Son voyage dans l'univers contrasté des commerçants venus d'ailleurs en dit long sur l'histoire économique et sociale de la France et sur son rapport avec "l'étranger".
Résumé : "La France aux Français" : ce fut l'une des premières mesures mises en oeuvre par le gouvernement de Vichy. Les dénaturalisations ont été prévues par la loi du 22 juillet 1940. Cette loi, rétroactive, visait potentiellement tous les Français naturalisés depuis 1927 : plusieurs centaines de milliers de personnes, peut-être 1 million. A partir d'une étude d'une ampleur inédite dans les archives nationales et locales, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de la loi du 22 juillet 1940, depuis la signification qu'elle a prise pour ceux qui l'ont appliquée (magistrats de la commission de Révision des naturalisations, préfets, maires, etc.) jusqu'à ses conséquences pour ceux qui l'ont subie et se sont vus retirer la nationalité française. Si la loi de juillet 1940 est silencieuse sur les motifs du retrait de la nationalité et ne mentionne pas les Juifs, la conclusion de Claire Zalc est sans appel : "La mention israélite non seulement identifie, signale, stigmatise, mais surtout, elle établit la décision. " Les Français originaires d'Europe de l'Est, supposés juifs, ont été les plus visés : ainsi se dessinent les visages des "mauvais Français". Si 15 000 personnes ont finalement été exclues de la nationalité, ce sont des dizaines de milliers d'autres qui ont été ciblées par l'enquête administrative et policière, rendant les Juifs plus visibles, plus vulnérables aux persécutions et à la déportation. Claire Zalc établit aussi nettement que le refus opposé par Vichy à la pression des autorités allemandes en faveur d'une dénaturalisation de masse en 1943 ne résultait pas d'une volonté de protection des naturalisés, mais du souci d'affirmer sa souveraineté et de conserver jusqu'au bout la maîtrise du processus.
Face aux sources de toutes sortes, bien des historiens, apprentis ou chevronnés, éprouvent le besoin de quantifier, mais sont désemparés face à des méthodes jugées complexes et obscures. Il existe pourtant de nombreux outils, disponibles sur un simple ordinateur. Il serait dommage de s'en priver: les méthodes quantitatives permettent de renouveler bon nombre d'approches, sur toutes les périodes, de l'histoire politique à l'histoire sociale et culturelle. Mais comment parvenir à les maîtriser facilement, sans s'encombrer de formalisme mathématique? Comment prendre connaissance de leurs atouts, mais aussi de leurs limites? Tout simplement en lisant ce petit guide. Produit de plusieurs années d'enseignement, il est conçu pour donner des clés de lecture et répondre à toutes les questions concrètes rencontrées dans la pratique de recherche. C'est une introduction accessible et efficace aux méthodes quantitatives, jusqu'aux plus novatrices. Elle est prolongée par un site Internet où le lecteur trouvera tous les compléments techniques et pédagogiques dont il peut avoir besoin.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.