
On ne rentrera peut-être plus jamais chez nous
Mais, c'est quoi, ce bruit, dans la rue ? On entend des cris, des gens qui courent. Les grands se précipitent aux fenêtres. Nous, les enfants, on monte à toute vitesse sur la terrasse. En bas, c'est l'effervescence. Ça hurle, ça gesticule. On dirait que certains se battent. Non, ils se donnent des claques dans le dos. Un gamin lance une pierre. Il ne se fait même pas engueuler. Un garçon, je crois que c'est le fils de la marchande de légumes, s'avance. Il lève bien haut un cahier rouge. Rouge. Et les hommes marchent derrière lui. Mon frère est déjà sur le mur. Je grimpe. Du mur, on voit la mer. Et le boulevard qui longe le port. Et des gens. Sur le boulevard, il y des milliards de gens... " A Casablanca, une fillette raconte. Elle dit les événements extraordinaires de sa ville, ce qu'elle observe au quotidien dans sa famille, dans sa rue, dans son quartier... Dans cette suite de tableaux, Soumya Zahy nous offre une vision intime du Maroc des années 86-90 ; au-delà de la voix enfantine de la narratrice, résonne le récit d'une femme qui parle de pauvreté, d'exploitation des fillettes, de répression, de répudiation, la voix d'une Marocaine qui dit son amour pour les siens, pour sa ville, pour son pays.
| EAN | 9782842721183 |
|---|---|
| Titre | On ne rentrera peut-être plus jamais chez nous |
| Auteur | Zahy Soumya |
| Editeur | PARIS MEDITERRA |
| Largeur | 151 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 20010801 |
| Nombre de pages | 136,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même éditeur
-

Adieu les marchands de foi
Gastel AdelParce qu'il " déteste la banalité ", Moncef, un jeune Algérien, se laisse séduire par une religion rigoriste et exigeante. Des prières et des leçons à la mosquée, au camp d'adolescents et à l'université, Adel Gastel nous introduit à l'intérieur des milieux islamistes. Il démonte les rouages d'un endoctrinement manipulateur et expose les rivalités de ces marchands de foi qui en appellent à Dieu pour s'emparer du pouvoir. Adieu les marchands de foi est le roman d'initiation d'un représentant de la jeunesse algérienne des années 80 et 90. Moncef croit briser le carcan social en écoutant les cheikhs, il conservera assez de lucidité pour réagir et regagner sa liberté.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,22 € -

Hommes perdus au pays du cul du diable
Chehat FayçalCloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,16 € -

Voyage au bord de l'enfance
Bencheikh DjilaliPour échapper au temps du massacre, Salim se réfugie dans un territoire inexpugnable, celui de la mémoire. En revisitant quelques personnages du passé, il s'aperçoit qu'il n'a lui-même jamais franchi les bornes de l'enfance. Délicieuse occasion alors pour voguer au gré de l'imagination et de la géographie : un rêve andalou qui ne se limite pas à la nostalgie, des aventures d'écolier où la "guerre des boutons" le cède très vite à la vraie guerre, le souvenir d'un beignet amer substitué à un vélo, le contre-pied de Ben-Nicolas, le seul petit roumi ami des Arabes... Jusqu'à cet ultime retour au pays où les massacres sont pudiquement évoqués, au passé. Évocation de l'exil, des racines, des gens du voyage. Loin de vouloir jouer les redresseurs de tort, Djilali Bencheikh comme son personnage Salim - son double -, souhaite simplement lancer un bouquet de fraîcheur à la face de ses contemporains. Juste pour dire que le bonheur est d'abord un acte de liberté.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,37 € -

Les rides du lion
Laâbi AbdellatifCela commence à la manière d'un journal de guerre intestine. Des voix se relaient, elles évoquent, elles s'incarnent, elles assaillent leur héros - l'homme, l'écrivain, l'amant, l'époux, le fils, l'ami, le père, le militant et même, qui sait, l'inconnu. Procès réel ou possible, il ne cesse de hanter Aïn. Comme ne le lâche pas d'une ombre un certain Hdiddane, aussi inventif que futé, caricaturiste impénitent, prompt à la réplique : faisant d'Aïn un personnage de son cru, il récrit des scènes, apostrophe, se prétend l'avocat obstiné de la fiction, cette grande tentatrice. Son " Epître sur la luxure " n'est pas la moindre de ses provocations. L'homme du journal, lui, a décidé, coûte que coûte, de mettre sa vie à l'épreuve de la vérité. Un pays peut-il en cacher un autre ? Un homme peut-il en cacher un autre ? De Paris à Rabat, sans oublier Fès, la ville natale, cette traversée des miroirs brise les images trop vite figées. Un bel exemple de littérature vécue comme aventure, une aventure dont la poésie est le diapason essentiel, relié aux convulsions du monde.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,94 €
De la même catégorie
-

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. En finir avec une sentence de mort
Tévanian Pierre ; Stevens Jean-CharlesPartant de cette sentence éternelle lors de débats sur l’immigration, les auteurs dissèquent les mots et les informations pour redonner des données chiffrées et des faits sur la question et sortir ainsi des contre-vérités qu'ils condamnent. Ce court essai permet de répondre aux arguments fallacieux et préjugés masquant des réalités tragiques. Il est essentiel de le glisser entre toutes les mains.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Plaidoirie sur le délit d'hospitalité. 1978
Grothendieck Alexandre ; Agamben Giorgio ; Le TellEN STOCKCOMMANDER3,90 € -

L'islam après l'exil. Une histoire religieuse de l'immigration
Esmili HamzaQue signifie le renouveau de la piété des immigrés maghrébins et de leurs descendants depuis les années 1980 ? A partir d'une longue enquête à Clichy-sous-Bois, Hamza Esmili retrace la manière dont ceux-ci ont réinvesti la tradition islamique, en réponse à un impératif inédit : établir lefil de la transmission avec la première génération qui naît dans des cités reléguées à la marginalité. Loin de l'archaïsme ou de la simple revendication identitaire, l'islam qui s'élabore ainsi à l'ombre des tours est le fait d'une réaffiliation religieuse choisie, fondée sur une piété individuelle et une relecture commune de l'expérience migratoire. Cet ouvrage propose une histoire de l'immigration attentive à la vie morale des immigrés et de leurs enfants, et à leur capacité d'invention. Car l'islam d'après l'exil n'interroge pas seulement la société d'accueil ; il fait évoluer la tradition musulmane elle-même, en proposant une espérance de salut à la mesure du vécu historique des fidèles. Cet idéal de justice ne trouve pourtant pas d'accomplissement politique, provoquant une crise collective durable. Un point de vue inédit sur la question religieuse dans la France actuelle.EN STOCKCOMMANDER22,00 €
