Ouvrons le questionnement à ce qui est en jeu dès notre titre, à ce qui vient suppléer le questionner en exigeant qu'il se dise encore. Or le mot encore, loin de simplement signifier un recommencement ou une répétition, nous interpelle en indiquant le surcroît, le surplus, le reste à venir. Questionner encore indique non seulement prendre sur soi ce que l'histoire de la philosophie a thématisé quant à la question, mais encore cela même qui ne saurait entièrement souscrire à cette thématisation. En ce sens, tout laisse penser qu'il faudrait entendre, dans et par le sens et l'essence de la question, autre chose que ce qui s'y promet, voire l'autrement de ce qu'elle promet. En somme, il s'agit d'y entendre une certaine supplémentarité du questionner qui ne cesse d'exprimer, selon des modalités encore inconnues et imprévues, le " sens " et 1'" essence " de la question. Comme si, en elle, s'entendait plus encore que ce que son nom appelle. Plus encore que sa résolution, c'est sans doute que la question appelle à un tout autre ordre du penser. Cet autre ordre du penser est toujours à déceler à la fois dans l'histoire de la philosophie et comme cela même qui la met en mouvement, la sollicite, la requiert depuis un ailleurs qu'en elle, un ailleurs qu'en ses stratégies et ses calculs, qu'en ses concepts et ses mots. Comme si l'autre ordre du penser était ce qui demeure établi dans le fond même de la philosophie et ce qui y fait retour sous les mots s'inscrivant dans la chaîne de la " différence ", de l'" altérité ", etc., n'y souscrivant pourtant jamais une fois pour toutes.
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Nombre de pages
143
Date de parution
20/01/2011
Poids
288g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782718608310
Titre
Questionner encore
Auteur
Zagury-Orly Raphaël
Editeur
GALILEE
Largeur
150
Poids
288
Date de parution
20110120
Nombre de pages
143,00 €
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Que reste-t-il du sionisme ? Que peut-on espérer de l'avenir du sionisme ? Peut-on encore renouveler, rejouer le sionisme ? Que pourrait donner à penser un sionisme à venir ? Qu'ouvrirait, quant à l'agir, un sionisme qui vient ? Faudra-t-il un autre nom pour le sionisme ? Faut-il se défaire de ce mot ? En inventer un tout autre ?
La pensée de Heidegger est indissociable.de l'histoire de la philosophie. Elle ne saurait se comprendre autrement que comme une "répétition" de la question du sens de l'être demeurée occultée depuis Aristote jusqu'à Nietzsche. Répéter l'histoire de la philosophie ne signifie nullement réitérer la manière dont cette histoire s'est déployée, mais lui donner une orientation déterminée : la rappeler à sa vérité initiale. C'est ainsi que son oeuvre est marquée par les alliances ales ruptures entre le destin de la Grèce et l'appel de l'alérnanité, entre l'"impensé", de la métaphysique et l'éclosion de la vérité de l'être. Or, c'est dans ce geste que nous voyons proliférer un antijudaïsme et un antisémitisme animés par deux modalités de dénégation distinctes mais intimement liées : la forclusion et l'"auto-annihilation" du judaïsme. En ce sens, l'antijudaïsme et l'antisémitisme s'inscrivent à même l'extension de la pensée de l'être. Nous voyons en Heidegger un adversaire privilégié : nous engageons une lecture interne des suppositions et des conséquences de sa pensée de l'histoire tout en proposant d'autres pistes de réflexion face à la singularité de l'autre et de l'événement historique. Il ne s'agira plus de comprendre ceux-ci au sein d'une histoire de la vérité de l'être, mais d'orienter la philosophie vers un questionnement hyper-critique. Celui-ci se mesure chaque fois singulièrement à ce qui, au coeur du présent, nous reviendrait et nous adviendrait des événements passés et à-venir dans l'histoire. Notre recherche entend ainsi autoriser une pensée philosophique où chaque événement historique commanderait une singulière justice et une responsabilité sans réserve au nom de ceux qui sont déjà morts et devant ceux qui ne sont pas encore nés, pas encore présents ni vivants, victimes ou non de l'histoire qui vient.