La cité des regards. Autour de François Lissarrague
Zachari Vasiliki ; Lehoux Elise ; Hosoi Noémie
PU RENNES
30,00 €
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EAN :9782753576094
Depuis près de trente ans, François Lissarrague, directeur d'études à l'EHESS, a développé une approche originale d'interprétation des images grecques, inspirée par l'anthropologie historique. La Cité des regards, production collective de ses élèves, entend montrer la richesse et la fécondité de cette démarche, en rendant hommage aux enseignements qu'il a dispensés au cours de ces années. Les articles proposent des éclairages novateurs sur la céramique grecque antique, à travers l'analyse d'aspects aussi variés que la représentation des rituels, des personnages mythologiques, des animaux ou des objets. Les auteurs interrogent également les jeux de miroirs que les images entretiennent entre elles et les liens, parfois ténus, qu'elles établissent avec leur support. De l'intérêt pour les dessins ou les gravures réalisées pour étudier les vases grecs au XIXe siècle, aux logiques internes des images, du fragment aux détails iconographiques, les études rassemblées ici entendent donner de nouvelles clés d'interprétation sur les images antiques et, en regard, sur la société qui les a produites.
Nombre de pages
306
Date de parution
07/02/2019
Poids
768g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753576094
Titre
La cité des regards. Autour de François Lissarrague
Auteur
Zachari Vasiliki ; Lehoux Elise ; Hosoi Noémie
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
768
Date de parution
20190207
Nombre de pages
306,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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