Zaccaï Edwin ; Gemenne François ; Decroly Jean-Mic
SCIENCES PO
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EAN :9782724612394
Depuis une vingtaine d'années, des voix s'élèvent pour contester la réalité du réchauffement de la planète. Pourquoi un tel déni ? Comment expliquer la diffusion massive de doutes sur un fait recueillant pourtant le consensus scientifique ? Quel rôle les médias jouent-ils dans cette diffusion ? À quels lobbies et à quels agendas politiques ces "marchands de doute" obéissent-ils ? Cet ouvrage donne la parole à dix-huit spécialistes internationaux de la climatologie et de l'analyse sociologique et politique. Ils examinent pourquoi et comment de telles controverses se forment dans le monde entier, reviennent sur les incertitudes qui font débat ainsi que sur les acteurs, les discours et les stratégies du "climato-scepticisme", en particulier en France, aux États-Unis et en Chine. Une réflexion engagée et un livre de référence sur l'étude d'un phénomène qui questionne les rapports entre sciences et politique et qui dépasse le cercle académique pour s'adresser à tout lecteur intrigué.
Nombre de pages
254
Date de parution
05/04/2012
Poids
294g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782724612394
Titre
Controverses climatiques, sciences et politique
Auteur
Zaccaï Edwin ; Gemenne François ; Decroly Jean-Mic
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
141
Poids
294
Date de parution
20120405
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
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Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Il est temps aujourd'hui de jeter un regard rétrospectif sur les tentatives de réformes environnementales de ces dernières décennies, conduites sous l'égide du développement durable. Ce livre nous éclaire, dans un langage vivant et toujours informé sur les succès et échecs enregistrés, et sur leurs raisons structurelles. Diminution des nuisances dans les pays riches mais augmentation des flux de pollution dans le monde, industriels et consommateurs limités dans leurs engagements par des modes de fonctionnement économique, et dans l'opinion publique une évolution sans révolution, ressortent comme des axes forts de notre histoire environnementale récente. Contesté par les mots d'ordre de décroissance ou ceux d'une sortie de crise affaiblissant les critères écologiques, le développement durable demeure un principe légitime, mais forcé de redéfinir les conditions de son opérationnalité.
Le développement durable peut-il offrir une véritable alternative face aux dommages infligés à l'environnement et aux échecs du développement? Pourquoi les références à cette notion sont-elles parfois floues et trop consensuelles? Cet ouvrage propose une enquête sur la constitution de ce projet à travers la recomposition de différents champs : sur le plan politique, il retrace la rencontre entre les courants du développement et de l'écologie, tandis que sur le plan économique, différentes réformes visant à intégrer les préoccupations environnementales sont analysées. Le rôle des entreprises, mais aussi des associations et des experts, est scruté au regard des enjeux de la durabilité, que ces acteurs interprètent chacun selon leur logique. Le tableau ainsi dressé, nuancé et multidisciplinaire, articule de nombreuses références pour lesquelles peu d'ouvrages d'ensemble existent à ce jour en français. Celui-ci intéressera les chercheurs autant que les praticiens, sachant que les accords de la Conférence de Rio de 1992 - pierre fondatrice de cette dynamique au niveau mondial - continuent d'inspirer de multiples initiatives politiques et citoyennes.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.