Des enfants numérotés et parqués comme du bétail, des laissés pour compte, des indigents, des rêveurs impénitents... telles sont les "Pèlerines" qui alimentent un club de vacances dirigé par un certain Laréo. L'auteur d'Un cow-boy en exil - que la critique accueillit chaleureusement - nous fait à nouveau entendre sa voix si originale. Ses personnages, il les arrache au réel pour les entraîner dans les demeures de la poésie. C'est ainsi que les "Pèlerines" vont vivre une aventure fantastique où nous verrons s'engager un combat burlesque entre des enfants qui s'insurgent contre les grands principes et un groupe de vieillards qui essaient de les leur inculquer. Les enfants abandonneront à jamais les contes de fées qui ne peuvent les aider à vivre une réalité dérisoire et violente. En effet, dans un monde où se déchirent les adultes, de quel secours peuvent être les cerfs-volants et les comptines ? Sommes-nous irrémédiablement "acculés à l'utopie" ...
Nombre de pages
200
Date de parution
29/12/1981
Poids
190g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782207211533
Titre
Les pèlerines
Auteur
Yvane Jean
Editeur
DENOEL
Largeur
119
Poids
190
Date de parution
19811229
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans le Marais, pendant la dernière guerre, une rafle laisse un enfant juif orphelin. Recueilli par sa tante, il rend grâce, chaque jour, au ciel qui l'a épargné, en devenant un véritable petit saint pour sa communauté. Son refuge : le silence et le secret amour qu'il porte à Geneviève qui habite l'île Saint-Louis, le monde inaccessible des riches et des chrétiens. Trahi par cette dernière, il renonce à son idéal de pureté pour devenir le type même du mauvais garçon. Objet de répulsion, il devra être sauvé une seconde fois... Ce récit a pour toile de fond le Paris de l'immédiat après-guerre - un monde englouti : les maisons vétustes ont été rasées depuis, ou "réhabilitées" - où vivait une importante communauté juive séfarade enclavée dans une population qui venait majoritairement de l'Est de l'Europe. Le tragique s'y mêle au cocasse, le rire aux larmes. Au-delà du pittoresque, un destin se noue, une vie s'accomplit. C'est triste et beau, comme une chanson.
Gainsbourg, Kafka, Perec et les autres... Neuf portraits d'hommes illustres voués à l'art d'écrire et de chanter ou de filmer. Neuf hommes illustres auxquels Jean Yvane sacrifie en faisant sienne la formule : "Je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense" . Neuf portraits exécutés à la gouache, au pistolet ou à l'eau forte, voire au couteau. Bref, neuf exercices d'admiration, l'auteur se glissant dans l'intimité de ses grands personnages sans pour autant tomber dans le pastiche.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...