A l'heure de la énième réforme de l'orthographe, de l'écriture comme de la grammaire inclusives, toutes deux opposées à la prééminence du masculin sur le féminin, n'est-il pas temps d'alerter les autorités du vrai danger qui menace l'intégrité de notre langue par la contamination insidieuse et les manipulations interlopes dont elle est l'objet depuis des lustres ? Quelle voix, quelle conscience, quel homme enfin se chargera de cette mission ? Cette voix, cette conscience, cet homme enfin, il existe. Autoproclamé lanceur d'alerte et agent assermenté du phonème, il se nomme Barbet Michel. Aussi engagé dans sa mission que le héros balzacien de La recherche de l'absolu, Barbet Michel se portera aux avant-postes, au mépris de sa carrière universitaire et de sa cantatrice d'épouse, totalement esseulée, pour défendre ce qui peut l'être encore de notre cher idiome malmené par leur fils adolescent et barbare, tant en ce qui concerne le son et le sens, rongés l'un et l'autre par un mystérieux virus contre lequel nulle thérapie n'a pu être proposée. Touche pas à ma langue relate donc les aventures de ce croisé improbable des temps modernes, attaché aux valeurs d'une époque révolue peut-être à jamais. Mais quoi de plus beau, quoi de plus noble qu'une cause perdue quand la raison, l'humour et un peu de tendresse lui imposent ses limites ? "L'être de notre langue a besoin de défenseurs, mais il serait temps qu'on se décide à distinguer les vrais périls que court la langue de ceux qui sont cultivés par les fétichistes."
Nombre de pages
190
Date de parution
11/01/2018
Poids
199g
Largeur
123mm
Plus d'informations
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EAN
9782363712288
Titre
Touche pas à ma langue
Auteur
Yvane Jean ; Hagège Claude
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
123
Poids
199
Date de parution
20180111
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans le Marais, pendant la dernière guerre, une rafle laisse un enfant juif orphelin. Recueilli par sa tante, il rend grâce, chaque jour, au ciel qui l'a épargné, en devenant un véritable petit saint pour sa communauté. Son refuge : le silence et le secret amour qu'il porte à Geneviève qui habite l'île Saint-Louis, le monde inaccessible des riches et des chrétiens. Trahi par cette dernière, il renonce à son idéal de pureté pour devenir le type même du mauvais garçon. Objet de répulsion, il devra être sauvé une seconde fois... Ce récit a pour toile de fond le Paris de l'immédiat après-guerre - un monde englouti : les maisons vétustes ont été rasées depuis, ou "réhabilitées" - où vivait une importante communauté juive séfarade enclavée dans une population qui venait majoritairement de l'Est de l'Europe. Le tragique s'y mêle au cocasse, le rire aux larmes. Au-delà du pittoresque, un destin se noue, une vie s'accomplit. C'est triste et beau, comme une chanson.
Des enfants numérotés et parqués comme du bétail, des laissés pour compte, des indigents, des rêveurs impénitents... telles sont les "Pèlerines" qui alimentent un club de vacances dirigé par un certain Laréo. L'auteur d'Un cow-boy en exil - que la critique accueillit chaleureusement - nous fait à nouveau entendre sa voix si originale. Ses personnages, il les arrache au réel pour les entraîner dans les demeures de la poésie. C'est ainsi que les "Pèlerines" vont vivre une aventure fantastique où nous verrons s'engager un combat burlesque entre des enfants qui s'insurgent contre les grands principes et un groupe de vieillards qui essaient de les leur inculquer. Les enfants abandonneront à jamais les contes de fées qui ne peuvent les aider à vivre une réalité dérisoire et violente. En effet, dans un monde où se déchirent les adultes, de quel secours peuvent être les cerfs-volants et les comptines ? Sommes-nous irrémédiablement "acculés à l'utopie" ...
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...