Vers une société dé-genrée ? Transhumanisme, corps et émergence de nouvelles identités
Yogno Tabeko Williams Fulbert ; Folscheid Dominiqu
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782336549231
Et si les catégories de sexe et de corps n'étaient plus des repères naturels et stables, mais des réalités malléables façonnées par le technoféminisme et le transhumanisme ? A travers la figure du cyborg, qui brise les dualismes traditionnels (nature/culture, masculin/féminin), se dessine un monde post-genré où l'identité sexuelle ne serait plus assignée par la nature, mais librement choisie par chacun. Peut-on toutefois envisager cette nouvelle liberté sans s'interroger sur le risque d'effacement du sexe comme donnée constitutive de l'humain ? Tout en soulignant les promesses d'émancipation que ces transformations recèlent, ce volume analyse également leurs implications éthiques et ontologiques. Au croisement de la philosophie, des sciences sociales et de la bioéthique, les auteurs examinent la pertinence de la transidentité à l'ère de l'intelligence artificielle et des biotechnologies. L'ouvrage défend l'idée que le triomphe du féminisme ne réside pas dans l'abolition de la bipolarité sexuelle, mais dans la reconnaissance féconde de la tension constitutive entre le masculin et le féminin au coeur d'une humanité authentiquement humaine.
Nombre de pages
188
Date de parution
06/11/2025
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336549231
Auteur
Yogno Tabeko Williams Fulbert ; Folscheid Dominiqu
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20251106
Nombre de pages
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Cet ouvrage aborde la question du transhumanisme pour en saisir les implications théoriques et pratiques dans la société contemporaine. L'homme « nouveau », façonné par les démiurges trans/posthumanistes, est-il toujours celui qui était porté par l'humanisme historique ou change-t-il carrément d'espèce ? Notre vie aura-t-elle encore un sens lorsque nous serons débarrassés des nécessités qui fondent la condition humaine à l'instar de l'angoisse, de la douleur, de la sexualité, du vieillissement ou de la mort ...
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Cet ouvrage se propose de questionner, à partir d'un regard éthico-philosophique, le développement des innovations (bio)technologiques, notamment ses conséquences sur l'essence et l'existence de l'humanité. Au-delà de la querelle entre les "bio-catastrophistes" et les "technoprophètes" , il importe de réfléchir sérieusement à la posture qui doit être la nôtre face aux innovations (bio)technologiques. Faut-il mettre à profit ces innovations à partir de l'idée selon laquelle l'humanité serait capable de surmonter les crises qui l'assaillent ? Ou recourir à la catégorie éthique de la responsabilité à partir de l'affirmation du caractère présupposé inhumain desdites innovations ? Les auteurs de ce volume assument l'idée qu'à ces innovations correspond une innovation éthique qui exige des humains la nécessité d'évaluer, en toute rationalité et en toute responsabilité, les conséquences des développements scientifiques et technologiques sur l'avenir de l'homme et du monde.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...