Les Chinois "prennent l'alimentation pour Dieu". Pour eux, surveiller l'alimentation quotidienne est la meilleure façon de garder une bonne santé et le premier moyen pour guérir une maladie. D'après les anciens philosophes chinois, le fait de manger sert aussi à assurer l'ordre social. Aujourd'hui, aller au restaurant est une pratique de plus en plus fréquente, quels que soient l'âge et l'appartenance sociale. Le restaurant joue un rôle important dans la vie quotidienne des Chinois. C'est un endroit pour prendre des repas, mais aussi un endroit de communication. Le restaurant est une mise en scène de la hiérarchie familiale, sociale et professionnelle. Le haut standing du restaurant fait "gagner la face" aux hôtes du repas. A travers le choix du restaurant et le choix des plats, se manifestent les relations interpersonnelles entre les différents participants. Finalement, plus le restaurant s'approche du haut de gamme et plus le choix des plats est minutieux, plus la distance sociale ou sentimentale des gens est importante. "Donner de la face" à quelqu'un est une façon de lui montrer du respect et de la reconnaissance. C'est ce qu'exige la tradition chinoise. C'est aussi un enjeu pour marquer la distance.
Nombre de pages
310
Date de parution
15/10/2006
Poids
335g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296015302
Titre
La fonction sociale des restaurants en Chine
ISBN
2296015301
Auteur
Yang Xiaomin ; Desjeux Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
335
Date de parution
20061015
Nombre de pages
310,00 €
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La diversité n'est pas seulement une source potentielle de conflits mais aussi un trésor enrichissant : elle fait découvrir des solutions différentes à un même problème fondamental de l'humanité et permet de connaître les autres cultures mais surtout de reconnaître la sienne propre et d'aller au-delà de celle-ci. Ces débats et discussions entre universitaires et entrepreneurs chinois et français s'attachent aux problèmes observés dans les coopérations interculturelles, le management et l'internationalisation de grands groupes.
En 1964, la France fut la première puissance occidentale à reconnaître la Chine populaire. Depuis cette date, les relations bilatérales entre les deux pays ont connu des progrès remarquables, mais aussi des moments de perturbation. Ce volume est le fruit du septième séminaire interculturel sino-français de Canton, organisé par l'Université des Etudes Etrangères du Guangdong à l'occasion de la célébration du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques franco-chinoises. Cette rencontre avait pour objectif de susciter des réflexions sur des problèmes rencontrés dans les coopérations bilatérales et sur l'avenir des échanges entre les deux pays. L'ensemble des textes réunis dans ce recueil représente un large éventail des recherches actuelles sur les relations interculturelles entre la France et la Chine.
La notion de confiance est à l'ordre du jour, et se demander quelle confiance les Européens, et plus particulièrement les Français et les Chinois, éprouvent les uns envers les autres, c'est poser non seulement une bonne question mais aussi une question d'actualité. La confiance constitue la base de la compréhension, elle-même la clé de toute communication et de toute coopération, notamment dans le monde qui est le nôtre, caractérisé - avec la mondialisation, l'extension dans le temps et l'espace des activités économiques et l'intensification des échanges entre les pays - par une complexité telle qu'elle est devenue incontrôlable par le marché ou l'autorité. La confiance repose sur de nombreux présupposés, qu'ils relèvent des domaines interpersonnel, culturel, historique... ou économique, législatif, contractuel, etc. C'est une notion universelle mais son contenu peut différer d'une culture à l'autre.
Les relations sino-françaises se voient accélérées avec l'ouverture de la Chine sur le monde. Il s'agit de revenir sur les influences réciproques entre les penseurs français et chinois dans l'histoire, mais également d'observer les phénomènes générés par les échanges économiques et technologiques. L'accent est mis sur les questions interculturelles soulevées par les contacts professionnels et quotidiens qui ne cessent de s'intensifier avec la présence de plus en plus importante des entreprises françaises en Chine et chinoises en France.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...